Notre monde est détruit.
WWIII, l'ultime guerre, l'a anéanti il y a déjà deux ans.
Obligé de se cacher la première année, aucun survivant ne sait vraiment ce qui s’est produit.
Aujourd'hui, la terre n'est qu'un enfer perpétuel, où chacun tente de tenir un jour de plus.
Au cœur de cette horreur se trouve MadTown, seul vestige de notre civilisation passée.
Dans cette ville, la vie continue son cours, ignorant les affres de cette fin des temps.
Depuis sa découverte, les survivants se pressent aux parois du dôme.
Ceux qui refusent la surveillance permanente s'entassent aux alentours, quand ils ne rejoignent pas les rangs des dissidents.

Combien de temps encore, les immortels tiendront-ils la ville ?
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Huan Ming

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Sam 23 Juin 2018, 21:58

Jun Ming
Huan Hsi
Domaine : Santé
Situation raciale : Hybris (origine confesseur) Moira (survivant et cauchemars)
Classe Social : Immortelle; Adjoint (santé)
Situation conjugale : Libertin

▬ ft. Hakutaku de Hoozuki no reseitsu

Âge : 28 ans depuis plusieurs siècle / Né le 23 avril 1540
Nationalité/origines : Chinois
Carnation : Claire
Taille : 1m70
Corpulence : Fin et musclé
Cheveux : court, blanc teint en noir, avec une frange cachant son front
Yeux : Couleur changeant selon la radioactivité.
Signe(s) distinctif(s) :
Attribut: Deux cornes sur la tête, taillée régulièrement. Queue régulièrement coupée (donc cicatrice). Pelage plumeux sur le bas du dos.
Mutation: six cornes dans son dos, très solides. Trois yeux sur chaque côté de son corps, un sur son front.
Autres: Pendentif à l’oreille. Tatouage autour de ses yeux et sur ses paupières indésirables. Double paupières. Canine pointue taillées pour paraître normal.

Sexe : Mâle

Sans doute est-ce pour conserver son patrimoine culturel que Huan se teint les cheveux, cachant son albinisme. Ce n’est d’ailleurs pas le seul secret qu’il conserve, puisqu’il ne laisse pas voir ses mutations. Sa frange cache sans peine son troisième œil, qui comme les six autres, est orné d’un tatouage. Sous le tissu qui protège ses cheveux se cache deux cornes, qu’il coupe régulièrement à cause de leur pousse rapide. Les petites cornes dans son dos sont trop solides pour être taillable, aussi il les dissimule sous d’ample t-shirt matelasé. Quand à sa queue.. Il la coupe, toutefois lorsqu'il se régénère ou se transforme, elle vient de nouveau pointé le bout de sa belle toison immaculée.

Outre cela, près de cinq siècle d’art martiaux divers lui ont sculpté un corps souple et rapide, tout en finesse et en force. Son odeur est sauvage, avec une pointe opiacée. Sa voix émotive garde toujours une note vibrante de sournoiserie, rehaussé d’un léger accent.

Objectivement, on ne peut pas dire qu’il est particulièrement beau, il est plutôt commun. Ses vêtements peuvent surprendre, principalement parce qu’il s’habille de blouses blanches couplées à des habits évoquant son origine chinoise. Il aime porter des couleurs claires, agrémentés de pointes colorées. Néanmoins, parfois il lui arrive de revêtir du noir.

Dernier point à noter : ses yeux changent de couleur. Bleu le plus souvent, parfois elles virent aux verts, au jaune, au violet... En fonction de la radioactivité ambiant. Ce qui ne change pas, c’est l’éclat de son regard, d’une brillance sans pareil, qu’ils soit remplis de malice ou de générosité.

Forme animal :
A venir. Gazelle, cheval,harpie


Orientation : Bisexuel

Phobie : Connaître la déchéance (à nouveau)

Ambitions : Diriger BioHazard.. Ou un établissement similaire.

Capacités :
- vision proche : Ses yeux ont une capacité similaire à ceux d’un microscope.
- Télépathie : Cela revient à lire les pensées des étrangers. Avec ses proches, cela s’apparente à des discussions mentales, dont il peut être le récepteur.
- Force : Un classique, il peut porter des objets lourds et donner des coups puissants.
- Charisme : Principalement pour calmer ses patients, ou fait changer d'avis ceux qu'il croise. Mais jamais il ne l'utilise pour draguer.
- Régénération : Expert dans ce domaine, sa propre régénération ne consume qu’un minimum de ses ressources. Cependant, s’il est capable de régénérer autrui, cela lui demande beaucoup de ce précieux liquide.

Effets secondaires:
- Stérilité : Impossible pour lui d’avoir des enfants. Ho, il prêtant que c’est parfait, puisqu’il ne risque pas de mettre enceinte ses amantes, néanmoins un manque le ronge de l’intérieur. Tous les siècles, il sauve un ou deux orphelins, qu’il assimile à cet enfant qu’il ne peut avoir. Lorsque le temps les enlève, il sombre dans de graves dépressions qui le pousse aux pires folies.
- Hémophilie : L’appel du sang est incontrôlable. Dès qu’il commence à en boire, il est impossible de l’arrêter. Insatiable, ce liquide vermeil le plonge dans un état indescriptible. Voilà pourquoi il ne mord jamais : il ne sait pas se contrôler. Même l’odeur le titille, ce qui l’oblige à soigner ceux qu’il croise.
- Albinisme : Sa peau, ses yeux, ses poils et ses cheveux sont atteint. Ses yeux devraient être d’une teinte violacée, néanmoins ses mutations ont déréglés ce système, tout en les protégeant. Le symptôme est arrivé bien après sa naissance, aussi l’acuité visuelle a été épargnée. Pour ce qui est de la peau, il ne sort jamais sans s’asperger de crème solaire adaptée. Cependant, même ainsi les rayons du soleil peuvent le tuer. Par chance, ils sont dissimulés par l’hiver nucléaire.
- Mutations : La fin du monde et les relations sexuelles avec des cauchemars ont eu des conséquences inattendues. Un troisième œil sur le front, trois sur chacune de ses côtes. Deux cornes sur le front, six solidement implantés le long de sa colonne vertébrale. Une queue et de la fourrure à poiles long du bas de son dos jusqu’en haut de ses fesses. Magnifique, n’est-ce pas ? Et ce n’est pas tout, ils possèdent des doubles paupières, qui isolent parfaitement ses yeux de la lumière. Quant à ses prunelles, leur couleur change en fonctions du taux de radioactivité.
Biens : A son oreille, pendu par un fil rouge se trouve un Sapèque, le seul souvenir de sa mère. Un bracelet en perle rouge trône à son bras, un cadeau offert par l’un de ses ‘enfant’. Outre ça, il a toujours divers médicaments et médecines sur lui, comme des aiguilles d’acupuncture. Chez lui, il garde un étrange crâne, souvenir de sa grande réussite.
" Character is how you treat those who can do nothing for you

Ce qui caractérise le plus l’immortelle, c’est sa sociabilité. Evoquant rarement son statut, n’importe qui peut venir lui parler et être certain de trouver une oreille attentive, peut-être même de l’aide, si c’est dans ses cordes et pas toujours contre rétribution. Le sourire étalé sur ses lèvres n’est en rien factice, il est foncièrement heureux de vivre et son existence, en dépit de certains soucis, a de quoi faire rêver. Voilà pourquoi il se montre si enjoué et explique sa tendance à se laisser emporter, même dans les délires les plus farfelues. D’ailleurs, il laisse transparaitre sans honte ses émotions, ce n’est donc pas difficile de deviner ses états d’âmes.

Comme subordonné, il se montre coopératif et conciliant. Même si sa nature décontractée laisse à croire qu’il n’est jamais sérieux, ce n’est qu’une apparence. Bien sûr, s’il n’aime pas ce qu’on lui dit de faire, il râlera, maugréera... Mais malgré tout s’assura que son travail soit bien fait. Méfiance toute de même : pour lui, le meilleur moyen de vaincre la tentation est d’y céder. D’un point de vue intellectuelle, il fait partie de ses génies innés qui ont peuplés le monde. Son excellence est particulièrement visible dans le domaine de la médecine : son savoir est incomparable.

En plus de la médecine moderne, il maîtrise de très nombreuses médecines dites douces, alternatives ou parallèle, tel que la chiropratique, la Naturopathie, l’hypnose, l’homéopathie... Mais également d’autre, plus rare, tel que le shamanisme ou l’Ayurvédisme. Très ouvert d’esprit, tout au long de ses voyages aux quatre coins du monde, jamais il n’a repoussé une théorie sans l’avoir pratiqué, pas même les plus aberrantes. Talentueux et compétent de nature, la connaissance scientifique l’obsède. Les siècles ont effilé son sens de l’observation, qui se mue aujourd’hui en une perspicacité redoutable.

Outre cela, il a le sens de l’aventure : sa curiosité le pousse à explorer ce qu’il ne connait pas encore, sauf bien entendu quand le danger est trop présent. Il aime aussi la compétition et n’hésite pas à ruser pour l’emporter. Sa vie à démontrer, en de nombreuse occasion, a que point il peut se révéler chanceux. Dommage qu’il gaspille ses dons dans des désirs vulgaires. Sa plus grande force sans aucun doute, est sa confiance en soi. Difficile de le faire douter ou même perdre réellement son calme. Heureusement d’ailleurs, car s’il se battrais sérieusement, peu de monde serait en état de l’affronter.

Autrement, son respect pour la vie l’a poussé à adopter une nature non violente. Bien sûr, si vous vous battez contre lui, il répondra, mais évitera de vous abîmer. En dehors de sa joie de vivre et de son côté joyeux, il ne cache pas quand quelque chose lui déplait, bien au contraire : il peut se montrer entêté, râler à foison et même se mettre à bouder. Ses paroles bien souvent basculent dans l’excès, il faut le connaître un peu pour savoir qu’il ne pense que rarement ce qu’il dit dans ces moment-là. Et qu’en plus ses non ne sont jamais sincères, on peut facilement réussir à obtenir n’importe quoi de lui. Avec le risque de recevoir une facture en représailles. Et un conseil, si vous voulez le revoir, vous aurez intérêt à payer.

Outre cela, il aime les bonnes choses de la vie : l’alcool, la fête, les excès et bien sûr, les plaisirs de la chaire. La prohibition est sans aucun doute la loi la plus difficile à respecter à ses yeux. Et même s’il est une immortelle, vous le croiserez dans les égouts, à éponger joyeusement ses vices. Qui dit amateur de chaire, dit forcément dragueur. Il n’a pas peur de proposer aux femmes qu’il croise de passer la nuit avec lui, quitte à se faire gifler. Pour les hommes, il ne fait le premier pas qu’avec ceux qui sont de ce bord, mais sachez qu’il est toujours partant pour propager l’amour et le bien-être. Peu importe l’âge, le sexe ou l’apparence de ceux qu’il croise, c’est un flatteur de la pire espèce, puisqu’il est sincère dans ses compliments.

La fin du monde lui a laisser une étonnante séquelle : il souffre de paracousie, plus communément appelée hallucination sonore. Sans être lier à un quelconque trouble mental, il entend néanmoins plusieurs vois, donc une précisément, celle de l’homme qu’il fut, durant la 2nd guerre mondiale. Les autres sont principalement celle de ses supplicier, parfois de ses défunts proches.

Difficile de le prendre au sérieux, en voyant sa nonchalance, toujours prêt à en faire le moins possible et à refiler son boulot aux autres. Pire encore quand on voit son bazar, particulièrement les jours où il fait la bringue. Passer après lui est une horreur, c’est à se demander comment il arrive à se retrouver et à ne pas empoissonner ses patients. Mais bon, il y a vraiment un ordre derrière tout ça puisqu’il arrive sans problème à s’y repérer. Pour tout vous dire, cette pagaille est là volontairement, pour que personne ne fouille dans ses affaires.

Cerise sur le gâteau, la fidélité, il ne connait pas. Donc non seulement il multiplie les conquêtes sans vergogne, mais en plus il ira voir ailleurs si on lui propose mieux ou si on le menace. Bon, les propositions mieux, il est en général franc : il demande plus à ses employeurs, s’ils lui refusent, il s’en va. Pour les menaces... Ce n’est pas uniquement qu’il craigne pour sa vie, c’est surtout qu’être torturer n’est pas franchement ce qu’il aime. D’un autre côté, il est plutôt puissant donc difficile de le menacer. Et oui, il est facilement intéressé, surtout par l’argent : les prostituer et les escorte coute cher, d’autant qu’il aime gâter ses conquêtes d’un soir. Un homme charmant, n’est-il pas ? Sachez qu’il fait le plus souvent passer sa vie avant celle des autres, puisque c’est la seule qu’il aura. Et même s’il est gentil, non-violent, aidant... Il a une notion du bien et du mal bien particulière, il le faut pour travailler pour BioHazard. Les atrocités, il en a subi certaines, mais il en a perpétrer bien davantage et ce n’est pas ça qui l’empêche de dormir la nuit. De plus, sa non-violence n’est pas une forme de gentillesse : simplement il ne ressent ni plaisir, ni culpabilité à faire souffrir autrui.

Pour finir, la pire partie de son caractère, c’est son côté mystérieux. Certes, il ne parle pas de ses soucis, sauf ceux qui ne sont pas sérieux, mais c’est surtout ses compétences et son savoir-faire qu’il cache. Évitez de le forcer, tout ce que vous obtiendrez, ce sont des charabias inexplicables et il se vexera de voir qu’on ne le comprend pas… Alors même qu’il le fait intentionnellement.



Histoire
Te raconter mon histoire ne sera pas simple, toi qui dort entre mes bras. Néanmoins, cela fait longtemps que nous voyageons tous les deux, tu mérites d’en savoir un peu plus sur moi.

Je suis né à la fin des Ming, dans une époque agonisant misérablement. L’empereur ne s’intéressait pas au pouvoir, mais aux femmes et en vieillissant, à l’immortalité. Quelque part, je ne suis pas son fils pour rien... Et oui, je suis un prince de sang. Ceci dit, je n’étais que l’enfant d’une lointaine concubine, je ne risquais pas de finir au pouvoir. Non, c’était et ce fut Longping le premier né. Ho, le prince de Yu n’était pas mauvais, mais il n’avait aucun talent pour gouverner… Et donner des ordres en bégayant ne donnait pas l’effet voulu si tu veux mon avis. De mon côté, mes professeurs m’enseignaient avec plaisir leur savoir intellectuel comme militaire. Rien ne rassasiait ni mon esprit, ni mon corps. Je fréquentais des prostitués, des courtisanes et mêmes des femmes mariées. Tu n’imagines même pas combien d’hommes jaloux j’ai tué au combat.

La musique, le chant, la dance, les jeux de forces, les compétitions de luttes, d’arts martiaux, le tir-à-l ’arc... Rien ne me résistait. Apprendre était trop facile et cet atout me coutait cher, puisqu’on m’accusa d’arrogance. Un temps, je me joins à une troupe itinérante, refusant d’être une arme au service de mon frère, avant d’être retrouvé et sévèrement punis.
Plus tôt, je t’ai dit que je ressemblais à mon père. Pas physiquement, non j’ai plutôt hérité de ma mère. Mais mentalement, je suivais son chemin : gâchant mes aptitudes, pour sombrer dans le gout de la chaire, dilapidant l’argent dans les jeux de hasard, où ma chance insultant m’octroya de nouveau ennemis, qui avait bien souvent perdu leur amante au jeu. Des hommes que j’humiliait lors de nos affrontements. Personne n’arrivait à me tenir tête, peu importe le sujet.

Les hommes n’ont jamais été ma tasse de thé. Avec les femmes, c’est tellement simple : rien ne m’a jamais retenu chez elles. Le premier fut Yin Jinan. D’une dizaine d’année plus vieux que moi, chef de la secte Luo, je n’ai pas réussi à le repousser. Il m’initia aux pratiques du taoïsme. Rapidement, je me suis mis à suivre les principes du défunt Wang Yangming. Puis, je l’abandonnais pour suivre une figure qui m’encra à jamais dans la médecine : Li Shizhen, mon mentor. Il m’apprit à utiliser le froid pour diminuer la fièvre, à manier la fumigation, à prendre le pouls pour former un diagnostic. En peu de temps, je savais pratiquer une greffe, anesthésier un patient, suturer une plaie, stopper les hémorragies... Etre de sang royal m’ouvrait les portes de nos archives, j’y découvrais des secrets anciens, jalousement gardés au fil des dynasties.


Mon plus grand écart fut de me rapprocher d’une danseuse turque. Je ne savais pas qu’elle avait déjà capturer le cœur du nouvel empereur. Oui, mon père nous avait quitté entre deux, à trop interpréter les préceptes du Tao à la lettre, il s’est empoissonné au mercure. La fin de sa vie n’était que déviance, il était bon de l’écourtée en ayant la main lourde dans ses prescriptions. Le nouvel empereur, dans sa « mansuétude », ne me fit pas exécuter et préféra m’envoyer en mission diplomatique de par le monde. Un exile à peine déguisé. Après un rude choc culturel, je suis tombé en admiration face à la connaissance de ce ‘nouveau monde’.

Ma visite fut trop courte, il y avait tant d’homme remarquables à rencontrer, tellement de pays à explorer. La Russie, l’empire Ottoman, l’Amérique ; le Mexique... Et bien entendu, l’Europe. Pris d’une soif dévorante d’apprendre, je sautais sur toutes les occasions, oubliant pour un temps ma patrie. Une nuit, je fus attaqué par une jeune femme livide au possible, qui perdit connaissance dans mes bras. Après un diagnostic complet, il était évidant qu’une maladie inconnue détruisait son sang. Intrigué, j’ai commencé à améliorer son flux sanguin, afin qu’il puisse fonctionner même avec si peu de ressources. Ensuite, j’ai changé son alimentation, pour qu’elle puisse faire face à cette anémie. Pendant un temps, je me suis occuper d’elle, restant en sa demeure, jusqu’à miraculeusement la guérir. Cela t’étonne ? Allons, VY n’est qu’un poison, pourquoi ne pourrait-il y avoir de remède ou de soins ?

J’imagine que c’est pour me remercier qu’elle me présenta à l’être responsable de sa maladie. Cette histoire d’élixir, je n’y ai pas adhéré et j’ai refusé de les rejoindre. Tous cela me faisait pensé à mon père, tellement obnubiler par sa quête d’immortalité... Refusant de lui ressembler, je ne voulais pas utiliser mon art pour satisfaire quelques nobliaux. Seulement, on ne dit pas non à ce genre de personne. Je savais leur secret, leur manigance... Comment auraient-ils pu me laisser partir ? Au lieu de me tuer, ils me firent devenir l’un des leurs, afin que je travaille à leur triomphe. Par Chance, je réagis fort mal à ce poison, si bien qu’il fut simple de simulé ma propre mort. Mon corps mourant fut jeté sur un bateau en partance vers ma terre natale. Hélas, contrairement à celle de ma jeune patiente, mon organisme ne rejeta pas le poisson, mais l’assimila à la frontière de la mort. Une fois de retour chez moi, concevoir un antidote n’était plus possible, j’étais condamné.

Le reste, ma belle au bois dormant, est assez flou. Pris de folie, je ne pouvais bien sûr pas me soigner. Tous ceux que j’approchais tombaient fatalement sous mes crocs. Avoir suffisamment de lucidité pour concevoir un traitement me pris du temps, ce n’est qu’à la fin des Mings que je repris conscience. Cela n’empêcha pas de nombreux dérapage, cependant j’arrivais à reprendre plus ou moins le sens de ma vie. Une nouvelle dynastie, celle des Qing, se profilait à l’horizon. Naturellement, j’ai pris part à bon nombre de bataille, car me battre me permettait de canaliser la rage sanglante et également de m’abreuver sans laisser de trace. Du moins, c’est ce que j’ai cru, la réalité fut bien différente. Tout comme les connaissances, j’étais insatiable de sang et je finis par m’en prendre à mes compagnons, perdant la tête chaque fois que l’odeur de fer titillait mes narines.

Yuan Chonghuan, mon général, réussit à me canaliser. C’était un homme remarquable, fin stratège en dépit de sa pauvre éducation. Il fut mon premier calice, en échange-je lui offrit tout mon soutient. Ma nature inhumaine et le savoir que je possédais le fascinait, néanmoins je ne partageais pas ses sentiments. Cela ne l’a pas empêché de refuser toute épouse, croyant que remporter cette guerre me ferait changer d’avis... Malheureusement le talent attire l’envie. Après avoir fait des prouesses sur le champ de batailles, il s’est attiré la jalousie de ses supérieurs. Au lieu de féliciter sa bravoure, il fut condamné pour trahison. Dois-je te dire le sort qu’ils lui ont réservé ? Non, ce n’est pas la peine. J’ai abandonné l’armée, laissé les mings courir à leur perte et me suis remis à mes recherches personnelles. Retrouver chaque parcelle du corps de mon calice fut une épreuve délicate, néanmoins j’ai pu l’enterrer dignement, à l’endroit qu’il souhait à jamais garder, Liaodong.

Pour cacher mon identité, j’ai perpétré mes morts à intervalles réguliers. En ce qui concerne les sciences, j’ai continué mes propres recherches, auprès des blessés, des cadavres mais également des paysans. J’étudiais le poison dans mes veines, notant ses effets et faisant office de cobaye pour mes expériences personnelles. Les Mandchous réussirent à me capturer, ils me laissèrent le choix : les rejoindre ou me suicider. Tu devines que j’ai choisis de vivre. Huang Taiji n’était pas qu’un envahisseur cruel, il était intelligeant et me fit une belle place dans son administration et son armé.

Sous son règne, j’ai pu reprendre mes voyages dans les pays voisins, toujours dans ma recherche désespérée de connaissance. Le temps a filé à une vitesse... Et a fini par me rattraper : la chine de Shunzhi s’est fermé au monde extérieur. Au siècle suivant, profitant que les britannique se mirent à envahir le Tibet, j’ai participé à l’expédition pour rétablir le dalaï Lama. Je suis restée là-bas un certain temps, voyant les dirigeant chinois refuser tout contact avec l’occident.

Durant mes recherches, j’ai entendu parler de l’existence de vampires, devinant que ces hommes qui m’avait pris ma mortalité continuaient eux aussi à survivre. Sans grand succès si tu veux mon avis. Je m’interrogerais sur le devenir de ma jeune protégée, avait-elle reçu une deuxième dose ? Ce faisant, j’appris la fin des guerres napoléonienne. Mon pays était un immense gibier pour ces commerçant en mal de richesse. Ainsi débuta la guerre de l’opium.
Moi, dans tout ça, je fumais bien sûr, chaque fois que je devais m’abreuver : la drogue canalisait la rage. Et puisque c’était interdit, j’ai eu des problèmes : Lin Zexu me tombât dessus.
Qui est-ce ? Une longue histoire. Quelque temps avant, dans un village reculé, je suis tombé sur une scène macabre. Les villageois voulaient sacrifier un enfant aux dieux, pour assurer leur récolte. Je me suis fait passer pour la divinité exalter et j’ai pris l’enfant avec moi. Il était adorable, curieux de tout, craintif et naïf... Seulement, en grandissant, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais il est devenu un homme d’une droiture insoupçonnable et.. Il m’a quitté. Mon caractère le mettait dans une colère noire. A ses yeux, j’étais une honte et nous nous affrontions souvent verbalement.
Mon petit Lin donc, grâce à l’éducation que je lui ai donnée, à put passer avec succès les examens gouvernementaux les plus ardus et à finit à la tête de l’administration. Le revoir, dans son bel habit et moi, en loque pourris par la drogue, n’était pas pour me plaire. Surtout que l’ingrat m’envoya en prison. Pour qu’il accepte de me libérer, j’ai dû promettre de l’aider dans ses mesures contre le ‘poison étranger’. Dès lors, il me mena par le bout du nez.

Honnêtement, je suis fier de lui, de cet homme qu’il a su devenir. Droit, il ne renonçait pas, ne prenait pas de gant et ne craignait pas de me confronter violement. Comme moi, il entendait l’Apelle de la connaissance. Même s’il détestait les étrangers, il ne pouvait résister à l’envie d’étudier leur savoir-faire. Principalement en géographie.

Au début, je lui servais avant tout d’interprète. Ses idées étaient naïves, échanger de l’opium contre du thé. Alors que l’opium valait tellement plus ! Mais lui dire ne m’a attiré que des coups. Oui, il n’hésitait pas à me frapper... Du coup, je l’ai laisser faire et ça a échoué. Mon cher Lin a alors pris le taureau par les cornes, il m’a demandé comment neutraliser la drogue et nous voilà à travailler comme des bêtes, pour y mêler de la chaux et du sel avant de la balancer dans la mer. En fin dévot, il pria pour s’excuser aux dieux...

Les chose ne s’arrêtèrent pas là, non, mon petit bout d’homme décida d’écrire une lettre directement à la reine de ses barbares. Et devine qui dû taper la lettre... Moi. Croie moi, il n’a pas mâché ses mots. Une fois rédigé, il m’a mis sur un bateau de commerce et m’a expédié comme messager. Sans me poser de questions. Un fils indigne, n’est-ce pas ? Enfin, je ne savais pas lui résister. Pas quand il me regardait, avec cette flamme au fond des yeux. Pourquoi m’envoyer ? Parce que je connaissais la langue, les habitudes, que j’aimais voyager... Et qu’il était devenu depuis un moment mon calice. Histoire de bien avoir le dessus sur moi. En d’autres mots, il savait à quel point j’avais plus de chance de délivrer sa précieuse missive qu’un mortel.

Mon arrivé en Angleterre me permis de renouer avec la jeune lady de mes souvenirs. Elle avait survécu à sa deuxième prise, grâce aux conseils que je lui avais offerts. Grâce à elle, je pu secrètement pénétrer le palais royal et difficilement délivrer la missive à sa majesté. Et cette femme l’a déchiré devant mes yeux, obéissant à l’ordre de ce connard de William Lamb. Juste avant de m’enfermer. Ho j’aurais dû mourir, les britanniques ne plaisantait pas, surtout juste avant un conflit armé. Ma jeune patiente revient me sauver, en charmant les gardes pour qu’ils me délivrent.

Le vril me contacta, me demandant à nouveau de les rejoindre, qu’avec mon aide ce poison deviendrait le remède universel. Il faut dire, jusqu’à présent ils avaient – en occident – le monopole de la recherche. Mais les temps changent, ils ne parvenaient plus à garder la cadence. J’ai refusé de les rejoindre. Parce que Lin m’attendait en Chine et je ne considérais pas ses personnes comme mes semblables. Le temps d’acquérir un bateau, nous partagions nos recherches comme nos connaissances. Je lui appris à régénérer son corps, elle m’enseigna le charme et l’utilisation de seringue, salvatrices. Sur le quai, je l’invitais à m’accompagner, recommencer une nouvelle vie là où ceux qui lui avaient fait du mal n’avait jamais mis le pied. Hélas, elle refusa, l’influence des siens étaient trop importantes. A défaut, je lui promis de lui écrire.

A mon retour, je retrouvais mon bien aimé petit tyran personnel. Découvrant l’utilité des seringues, il lima mes crocs, pour que je ne succombe plus à l’appel du sang. L’échec de la mission ne le surpris pas : je l’avais prévenu, jamais l’Angleterre n’aurait accepter de laisser ses commerçant, même pour le bien être d’un pays tout entier. Lin avait pris des mesures soutenues par l’opinion public : fouiller tous les bateaux et détruire la drogue. Prudent, il avait également demandé aux villes de se fortifier, sentant la confrontation arriver. Dire que ces porcs voulaient qu’on leur paye leur drogue. Les anglais refusèrent de céder, Lin continua à vouloir nous protéger, il réussit à obtenir de l’empereur de fermer Canton aux britannique. Les barbares se sont retrouver face à deux choix : déclencher une guerre ou arrêter de nous vendre leur drogue. Ils ont choisi la guerre.

Hhhu.. Tu sais, j’ai participé à beaucoup de batailles et à de nombreuses guerres. Aucune n’a jamais eu le moindre sens si tu veux mon avis. Canton était fortifié, les anglais ont dû passer par Hong Kong. Malheureusement, l’empereur a eu peur de ses étrangers, il a exilé Lin et l’a remplacé par un faible, Quishan. Sans surpris, il a accordé toutes les exigences de ses barbares. Résultat, l’empereur déclara trop tard la guerre aux anglais, mais ne remit pas mon petit prince à sa place.

Le pauvre a beaucoup souffert de cet affront. Je suis parti avec lui, j’ai laissé les chinois s’occuper de leur problème. A Xinjiang, en sa compagnie, j’ai continué mes recherches, découvrant les musulmans, l’entrainant à ma suite pour lui éviter de déprimer. C’était de belles années, même s’il vieillissait. La guerre de l’opium et le chantage des anglais, pour ne pas dire l’extorcage, le minait. L’avenir était sombre, puisque nous perdions notre argent, nos artisans n’avaient plus de travail, le peuple mourait de faim et les drogués étaient légions. Il m’est arrivé plus d’une foi de démantibuler par excès de colère ceux qui le lui reprochait. Mon self-control n’était que l’ombre de ce qu’il est aujourd’hui.

Ho, le gouvernement l’a rappelé, pour des postes minables et il a accepté, voulant toujours aider sa chine bien aimé. Les catastrophes naturelles nous étouffaient, comme un signe des dieux. Mon pauvre petit amour avait plus de soixante an quand on l’envoya mettre fin à une rébellion. Il n’était plus en état de se battre et est mort... Officiellement. Comme si j’aurais laissé qui que ce soit l’abattre. Vois-tu, après plus de deux siècle, mes recherches pour améliorer mes conditions sont parties dans tous les sens. A cette époque, j’étais capable de condenser le produit qui empoisonnait mon sang. Comme il ne s’agissait pas de l’original, je ne pouvais pas donner l’immortalité, mais j’ai pu, au bord de la mort, rajeunir mon petit. Je ne te dis pas la fureur sanglante qui s’ensuit, il n’y avait plus de sang rebelle à dix lieux aux alentours, tu peux me croire. Avec ou sans canine, cela ne changeait rien.

Lin m’a frappé à son réveil, avec force. Il m’a fait comprendre que je n’aurais pas dû lui imposer ma décision... Mais au final, m’a pardonné mon erreur. J’eu droits à quelques années supplémentaires à ses côtés, car la vieillesse le reprit avec plus d’entrain encore. Des années à améliorer nos connaissances... A la fin, c’est à genoux que je l’ai supplié de me laisser recommencer, je ne voulais pas le voir mourir, je ne voulais plus continuer seul.
Malheureusement, il y a une chose que je n’avais pas compris. Vois-tu, pour moi il était mon fils, mais ça n’avait jamais été réciproque. Comme les villageois, il m’avait pris pour une divinité et avec le temps, sa croyance n’avait fait que croître. Surement aurais-je dû mieux réaliser les quiproquos et situations embarrassantes... Il ne m’empêcha pas de le rajeunir à nouveau, il était même d’accord pour m’accompagner dans l’éternité, mais émettait une condition : je ne devais pas le considérer comme ce fils qu’il m’était imposible d’avoir. Non, je devais le considérer comme un homme, l’accepter pleinement à mes côtés comme mon seul partenaire. En d’autres mots, faire de lui mon amant. Mon amour pour lui était sans limite, seulement je ne pouvais pas : il était mon fils, jamais je n’aurais pu le considérer d’une autre manière. Aussi est-il mort sous mes yeux, avec cette frustration et ces ténèbres.

Sans surprise, je n’ai pas supporté. J’ai regretté ma décision et j’ai complétement sombré. Dans l’opium, avec mon pays et sa deuxième guerre. J’étais violent, déviant, mauvais. J’entendais les louanges faites à mon bien aimé prodige, propulsé comme héros et la colère grondait en moi. J’arrêter de prendre mes prescriptions, je laissais la rage prendre le contrôle de ma volonté. Je n’aimais plus ma patrie, je voulais la mettre à feu à sang, j’avais mal, je souffrais. Fatalement, je touchais le fond. Cette période est sans contexte la plus noir de ma vie, je n’avais aucun amour propre et je haïssais vulgairement tous ceux qui respirait. Au fond, je me haïssais moi-même, pour avoir refusé à mon enfant son vœux le plus cher. Le temps a coulé, j’ai commis une nouvelle erreur en reportant mon manque sur une petite fille. Belle comme un cœur, avec elle aussi cet éclat dans le regard… Elle est devenue ma fille, mon trésor et cette fois je pris soin de l’orienter vers d’autres, de lui apprendre à aimer, évitant de trop m’impliquer dans sa vie... Si bien qu’on me la prise, l’enfermant dans un harem.

Ma descente aux enfers s’aggrava. Incapable de réaliser le temps qui s’écoulait, je fus à nouveau emprisonné. Alors que mon corps était gorgé d’opium, de drogue et d’autre substance illicite, on finit subitement par me laver, m’habiller de vêtement étrangement beau pour me jeter aux pieds de la futur impératrice Cixi...
Mon trésor me revenait, auréolé de puissance et pourtant, elle me paraissait si fragile. La rencontrer m’a sortie quelque peu de ma torpeur. Sans elle, ma nature non-humaine aurait été révélée. Et oui, j’étais dans un tel état que rien ne m’atteignait, je ne cachais donc plus l’absence des affres du temps sur ma personne. La culpabilité m’étouffait au point que je ne pouvais pas lui dire non. Je ne voulais pas que sa future mort soit synonyme de regret... Aussi, j’entrais à son service, me faisant passer pour un Eunuque. Une fois devenue impératrice, elle essaya de moderniser la chine, sous sa gouverne je participais à cette refonte, voyageant de nouveau, me cachant de mes semblables immortelles. N’ayant aucun but, hormis la rendre heureuse le peu de temps où je la verrais, je deviens l’homme de main de cette femme au fort tempérament, empoissonnant ceux qu’elle me désignait. Rien ne m’atteignait, hormis mes propres ténèbres, me contraignant à lui obéir. Jusqu’à ce que sa mort arrive, bien trop vite à mon goût. Je l’ai regarder s’éteindre, si belle en dépit de ses quatre-vingt ans... J’ai fermé ses yeux et embrassé son front, revoyant l’enfante que je berçais dans mes bras. Un énième coup de poignard dans mon existence. Tel est le prix à payer, pour vivre à jamais.

La Chine continua à sombrer, m’accompagnant dans ma déchéance. Les barbares se partagèrent ses richesses, sans vergogne. Vint la république, bien vite céder aux militaires. Ce fut River qui me contacta, arrivant à réveiller ma soif de connaissance. Pouvait-on réellement aider l’humanité, lui permettre de s’améliorer ? En ultime tentative, je me rangeais à leur camp, leur permettant de faire d’époustouflant progrès. Quelque initié envoyé en chine, mal avisé dans ce pays trop longtemps fermé, était tombé sur moi, un étrange confesseur. Par habitude, ils se mirent à me seconder, ensuite vinrent des profanes et nous finirent entrainer dans la 1ère guerre mondiale.
Hors, River était du côté de l’Allemagne, là où nous autre soutenions la France. Mais j’appris que la politique n’avait aucune importance, seul la science comptait à leurs yeux. Et ça me plut, pouvoir enfin mettre tout mon talent, tout mon cœur, sans aucune restriction. Pour une fois, je n’étais pas sur le front, mais dans les laboratoires. Pas à travailler sur Chimera, cette connerie, mais a d’autre projets, plus personnelles. De toute manière, même si nous faisions partie des vainqueurs, nous n’eurent aucune récompense, augmentant encore l’amertume de mon peuple.

Pour ma part, je ne laissais pas mes projets aboutir. Pourtant j’eu des succès, formidable, qui auraient pu révolutionner le monde... Mais j’étais las de laisser mes connaissances créer des bains de sang. Surtout quand River voulait avant tout de l’argent et des hommes. Arriva la guerre sino-japonaise, renommé 2nd guerre mondial. Une période qui fut, de mon avis, un horrible carnage. Les prisonniers comme les civils ne bénéficiaient d’aucune aide, bien au contraire, ils les utilisaient comme cobaye pour leurs expériences. Médecins militaires, j’ai voyagé de champs de batailles en champs de batailles, tachant de freiner cette horreur qui peu à peu me corrompit. Jusqu’à ce que je sois capturé. Au début, j’ai été moi-même l’un de ses prisonniers de guerre, devenu cobaye. Ceci dit, River est intervenu pour m’offrir la responsabilité de leur infrastructure orientale. Quelle gentillesse n’est-ce pas ? J’ai eu le choix, subir ou faire subir. Tu devines ce que j’ai choisis. J’ai donc aidé les japonais à ravager mon pays. Pour la science... Enfin, par perte de toute humanité si tu veux la vraie raison. Trop de mort, de carnage, trop d’horreur. C’était devenu ma norme, j’avais perdu ce qui faisait de moi l’homme que j’avais été. Seul restait le scientifique, en quête de découverte, qui se fascinait dans ses méthodes cruelles. Je n’étais plus chinois, je n’étais plus humain... Je n’étais plus rien sans Lin, sans Cixi, j’étais seul et je refusais de refaire surface.

J’ai participé à la réalisation d’armes chimiques et bactériologique, secondant l’unité 731. Le pire, vois-tu, c’est qu’en plus de cela, j’aidais les corps médicaux chinois à soigner les blessés. C’était là mon plaisir : déclencher les horreurs, puis les réparer, pour suivre totalement leur évolution. Je soignais les détenus, leur rendait leur fonction, puis recommençais les expériences, jusqu’à ce qu’ils soient de nouveau au bord du gouffres et ceux, jusqu’à ce je ne parvienne plus à les sauver. La mort, voilà ce qui motivait mes recherches, pour en percer les arcanes et arriver réellement à la faire disparaître. C’était ma mission : parfaire le genre humain, qu’il n’ait aucune faiblesse ni aucune fin. Les progrès et les découvertes que je fis sont inimaginables... Bien sûr, je ne les ai jamais communiqués.

Finalement, la guerre s’acheva sur l’apocalypse. Je suis partit un certain temps parfaire mes recherches. J’ai erré dans les ruines d’Hiroshima et de Nagasaki, me renseignant sur l’effets de ses bombes nucléaires, fléaux inhumains dans ce monde en dérive. Néanmoins, j’ai fini par reprendre conscience.
Dans les décombres, j’ai vu ce rebus, attaché au cadavre de sa mère. Une naissance difficilement vivable. Un défi qui confrontait ma soif de connaissances et ma frustration paternelle. J’ai ramené le petit avec moi et je l’ai soigné, lui redonnant une apparence humaine. Dans les laboratoires soviétiques – là où River m’avait rejeté, il me suivait, coller à mes jambes. L’horreur ambiante lui devint à son tour, une normalité. A ses yeux et aux miens, c’était une nécessiter, pour le bien commun. En fait, je prenais plaisir à lui enseigner tout ce que j’avais mis des siècles à apprendre. Ce faisant la graine d’humanité en moi revit. Curieux et avide de découverte, ainsi était ce petit bout. Je l’accompagnais explorer tout ce qui nous entourait et avec son innocence, je percevais les horreurs que j’avais commise. « Pour la science »
Seulement, perçu comme un cobaye, on jalousa sa proximité avec le scientifique en chef – moi. Les sujets de mes expériences le tuèrent, un jour où je m’étais absenté. J’étudiais les accidents nucléaires et je ne voulais pas risquer sa contamination. Mais à mon retour, il n’était qu’un corps sans vie. Non, je ne me suis pas mis à abattre les sujets d’études : sans mes soins ils seraient de toute façon condamné à la pire des morts. J’ai pris le jeune cadavre et je suis repartie en Chine. Là-bas, j’ai commis une monstruosité sans pareil. Jetant mes préceptes, mes promesses, tout ce que j’avais toujours défendus, j’ai troublé le cours de l’existence. Et il est revenu... Complétement changé. Ignorant qui j’étais, il avait pour moi une haine aussi inexplicable que mortelle, qu’il ne parvenait pas à contrôler. Etait-il seulement encore humain ? J’en doute. Aussi longtemps que j’ai pu, je l’ai gardé à mes côtés, l’emportant dans mes déplacements. Peu importe sa violence, j’arrivais à le maitriser... Jusqu’au jour où il s’est enfuis et m’a échappé… Se condamnant à retourner aux poussières dont il avait été arraché. Tout ce que je pus retrouver fut le squelette d’un homme. Squelette que je garde aujourd’hui encore. Etrangement, depuis ma culpabilité s’est envoler. Cette fois-ci, je n’ai pas sombré. Surement parce que j’avais été jusqu’au bout des choses... Et parce que je pouvais le ramener, même si je ne le fis jamais.

Avec tout ça se termina le 20é siècle. Oléandre réalisa mon existence et me rapatria. Cette fois-ci, j’ai accepté leur offre, puisque plus rien ne me retenait. Les préceptes de BioHazard m’intéressaient, je suis donc partie en Amérique, créant le projet Anima. Néanmoins, je n’étais pas comme les autres confesseurs, je n’étais pas accepté, car mon origine était trop confuse à leurs yeux. En plus, mes relations avec mon patron, Quincy, étaient mauvaises. Pour lui je n’étais qu’un médecin, et à mes yeux il n’était qu’un insecte. Certes, un insecte incroyablement douer dans la technologie, mais... Voilà. En réalité, on se rassemblait de la mauvaise manière : comme moi, il ne partageait pas ses connaissances, mais voulait que les autres le fasse. Il défendait des causes, alors que ses laboratoires portaient la même horreur que celle de la 2nd guerre mondial. Plus d’une fois, j’ai dérobé ses plans et ses dossiers, pour découvrir ce qu’il tramait. Au début, il n’y prêtait pas garde... Jusqu’à ce qu’il réalise que j’arrivais à comprendre ses inventions. Là, il me renvoya, sans me laisser le moindre recourt. Mon projet me fut aussitôt enlevé.

C’est là qu’on s’est rencontrée, toi et moi. A peine ais-je mis le pied dehors, qu’on m’a contacté. On me proposait de l’argent en abondance, avec logement, tout le confort, dans une ville agréable peuplée de beautés... Tout cela pour que je sois consultant sur un projet hautement secrets tenus par Mr Dagon en personne.

Mon rôle était au niveau de l’anatomie humaine. Et devines qui j’ai trouvé à travailler en tant que géni de la mécanique ? Quincy.. Il était moins antipathique comme collègue et.. Avoir besoin de mes lumières le rendait infiniment plus conciliant ♥️ En fait, traiter sur un pied d’égalité, nous avons eu de meilleurs rapports. Pas franchement amicaux mais j’ai énormément appris de lui. Quelque part, il ressemblait à mon défunt Lin : insupportable et pourtant attachant, sauf qu’il était un hétéro pure souche. Malheureusement, lui non plus je n’ai pas réussi à lui faire renoncer à son projet utopique. Je suis persuadé que c’est ça qui a déclenché WWIII.

Le jour de la catastrophe, j’étais dans mes quartiers, à vomir mes tripes après une soirée divinement bien arrosée. J’ai dessoûlé d’un coup, avant de foncer là-bas... Juste à temps pour que tes créateurs me fassent jurer de veiller sur toi, avant de mourir sous mes yeux. Ils savaient que mes capacités de Confesseur me donnait de forte de chance de survie à cette apocalypse.

Pendant tout ce temps, j’ai visité de long en large ce qui restait du monde. Etudiant la faune, la flore, les minéraux et bien sûr, toutes les formes de vies. Veillant sur ton sommeil, analysant tes fonctions vitales tout en te protégeant de ce monde où la moindre technologie vaut de l’or.
Est-ce que tu te souviens de tes réveils ? La manière dont tu as découvert le monde qui t’entoure, tes interactions avec les survivants... Tu sais, je pense que sans toi, je n’aurais pas tenu. Tu as été en quelques sorte mon enfant. C’est bête, mais savoir que tu ne mourrais pas me soulageais. Tu sais, je n’ai pas envie de devoir t’enterrer un jour. Seulement, plus le temps à passer, moins tu t’éveillais et plus tes données était préoccupantes. Au final, j’ai continué seul, gardant ton corps froid contre le mien... Jusqu’à ce mes pas me guident jusqu’à l’origine de tout, la seule société suffisamment puissante pour encore tenir : Manchester. Puisque tu es endormi et que je doute que tu aies entendu le moindre mot de mon histoire... Je dois t’avouer quelque chose : j’aurais préférais t’amener ailleurs pour que tu grandisses sainement. Seulement, il n’y a qu’ici qu’ils pourront te réveiller.

Cela doit faire plusieurs heures maintenant qu’ils discutent, néanmoins je sais que j’ai toute mes chances. Leur effectif a dû être restreint, des catastrophent ont perturbé leur société et ils connaissent déjà ma valeur, à défaut de ma fidélité. Après tout, je leur apporte ce qu’ils souhaitent le plus et ce que je demande en retour est largement mérités. Comme ça, je pourrais continuer à garder un œil sur toi. Ah, les voilà qui revienne. N’ait crainte, ma belle, nous nous reverrons plus rapidement que tu ne le crois.


Epilogue :
On a refusé ma demande. Pire, pire... Non seulement on ne me croit pas quand je dis être confesseur, parce que mes canines sont taillées. Mais en plus, ils refusent que j’entre, parce que mon corps à muté. Cela faisait bien longtemps que je n’ai pas subit une telle humiliation et ça ne m’avait pas manqué. Les salauds... !
Six mois... Ou quelque chose comme ça. Du temps supplémentaire pour explorer les environs, soigner et étudier les survivants aux abords du dôme. Doucement, j’ai acquis une réputation solide, en sauvant même les cas les plus désespéré. Bien sûr, personne n’avait d’argent, cependant j’ai toujours obtenu un payement, même dérisoire : un peu de nourriture, quelques armes, des aides temporaires, des morceaux des créatures bizarres… Je ne suis pas difficile sur ce que j’obtiens en retour. Difficile à croire, mais même le pire crétin muté se montre plus généreux que ce maire débile dans sa prison de métal. Avec le temps, on m’a même gentiment bâti un semblant de maison, pour que je puisse recevoir des patients et concocter des remèdes. Du donnant-donnant en sorte. Il y eu même des volontaires pour mes expériences, prêt à tout pour se guérir ou soigner leur proche.

Le jour où ma situation changea fut après le tristement célèbre événement nommé Anarchy. Des légions de blessés, de morts, une situation catastrophique quand on pense aux retombés après de si longue exposition… Là, on m’a invité à retourner sous le dôme... Logique, puisqu’ils étaient en pénuries de médecins.

J’ai demandé, encore une fois, à obtenir la direction de BioHazard. La réponse que j’obtiens fut une insulte : selon eux, je n’ai pas les compétences pour diriger le centre de recherche ! Par contre, je suis le bienvenu pour m’occuper du domaine médical et c’est avec un grand plaisir qu’on m’a rendu le projet anima, une soi-disant réussite auquel je n’ai plus à toucher. Tss. Les occidentaux sont toujours égaux à eux-mêmes.

J’ai accepté le post, qui offre de belle opportunité, dont celle de la revoir... Néanmoins c’est un affront, en vue de ce que je leur ai apporté. Peu m’importe que ce Seth soit un psychopathe, ou tout autre chose... La seule chose que je lui reproche, c’est ce refus. Il n’y a même pas de directeur à l’heure actuel, BioHazard se dirige tout seul ! Et franchement, vu ce que je leur ai apporté... Je ne regrette pas d’avoir aidé ma belle endormie, mais je déteste quand je ne suis pas payé pour mon travail. Quant à ce poste… Ce n’est qu’un os qu’on jette à un chien affamé. Ce n’est pas un payement. Ils ont besoin de médecin et préférais, je n’en doute pas, que les abords du dôme soit une horreur sanitaire. Deux humiliations coup sur coup... Si c’est ainsi que ce maire cherche à construire une ville, et s’il se comporte de la sorte avec tous, c’est un miracle qu’elle n’ait pas sombré. Pas étonnant qu’ils aient besoin de quelqu’un pour contrôler tout ça.

Je vais attendre qu’il retrouve la raison. Qu’il réalise qu’il a plus à gagner en m’ayant de son côté que de l’autre. Et je vais lui obéir. Soigner les habitants, gérer leur santé... Jusqu’au jour où j’obtiendrais gain ou de cause. Ou à l’inverse, qu’il donne ma place à un autre. En tout cas, je n’abandonne pas les marginaux et continue mon petit commerce. Dans l’option où ce maire deviendrait réellement mon ennemi.
Murphy
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