Notre monde est détruit.
WWIII, l'ultime guerre, l'a anéanti il y a déjà deux ans.
Obligé de se cacher la première année, aucun survivant ne sait vraiment ce qui s’est produit.
Aujourd'hui, la terre n'est qu'un enfer perpétuel, où chacun tente de tenir un jour de plus.
Au cœur de cette horreur se trouve MadTown, seul vestige de notre civilisation passée.
Dans cette ville, la vie continue son cours, ignorant les affres de cette fin des temps.
Depuis sa découverte, les survivants se pressent aux parois du dôme.
Ceux qui refusent la surveillance permanente s'entassent aux alentours, quand ils ne rejoignent pas les rangs des dissidents.

Combien de temps encore, les immortels tiendront-ils la ville ?
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Jesse Hooper

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Sam 23 Juin 2018, 22:19

Hooper
Jesse
Métier/études : Botaniste (doctorat)
Situation raciale : survivant naturel
Classe Social : Scienta
Situation conjugale : Célibataire

▬ ft. OC de Keijv.

Âge : 26 ans
Nationalité/origines : Américain pure souche.
Carnation : pâle, légèrement halée.
Taille : 1m67
Corpulence : Svelte, efféminé/androgyne.
Cheveux : noir corbeau, mi-long, souvent détachés, parfois en queue de cheval mais c'est plus rare.
Yeux : bleu pâle.
Signe(s) distinctif(s) : Lunette rectangulaire à monture bleu qu'il porte en permanence car il est myope. Il a bien des lentilles mais a du mal à les supporter. Il se balade souvent avec une petite trousse à pharmacie puisqu'il est hémophile (le sang ne coagule pas rapidement). Il a deux tatouages: un pissenlit s'étiolant sur l'omoplate droite et un iris sur l'aine droit.
Sexe : Masculin


Orientation :Bisexuel (il se cherche encore).

Phobie :Ce n'est pas vraiment une phobie, mais il ne supporte pas les insectes ou autres petites bestioles rampantes. Il ne tourne pas de l'œil en les voyant, il n'aime juste pas leur présence.

Ambitions : Percer les secrets de BioHazard – poursuivre ses recherches dans le but d'améliorer la production alimentaire de la ville – devenir un chercheur reconnu et apprécié.

Capacités et Effets secondaires: Aucun.

Biens : Une petite serre dans le jardin de la maison familiale – le canif de son père.
" Character is how you treat those who can do nothing for you

Jesse est un homme un peu contradictoire. Non pas qu'il est lunatique, mais il arbore deux personnalités distinctes en fonction des personnes avec qui il se trouve. On le voit ainsi sous deux tendances différentes. La une, on a affaire à un Jesse actif et indépendant, égocentrique sur les bords. Ce qui lui confère une apparente confiance en lui, une allure fière et un besoin d'être admirer et regarder. Puis vient la tendance deux où on retrouve un jeune homme plus passif et dépendant, à l'écoute des autres et particulièrement sensible. Les deux combinés le rendent bien souvent insaisissable et complexe puisqu'il oscille de l'une à l'autre sans véritable transition. Lorsque nous pensons trouver un Jesse fort, responsable, sûr de lui et entrepreneur, la surprise est de taille face à un être vulnérable, hésitant et qui doute.

Seulement, il ne dévoile cette facette de sa personnalité qu'à ses proches. Sur ce point, il est plutôt réservé et secret. La fierté et l'orgueil lui interdise de montrer ses failles. On retrouve alors chez des qualités qu'on ne peut parfois pas soupçonner: la douceur, la bienveillance, l'altruisme, l'écoute, la sensibilité, la timidité. Loin de son côté fier et arrogant, son air trop sérieux et coincé, toujours à prendre les gens de hauts et à se croire le meilleur. En même temps, il n'a connu que ça chez lui, avec une mère qui le poussait à toujours se surpasser étant gamin. Quoi qu'il en soit, c'est un homme sociable, communicatif, sensible, serviable et qui possède un grand sens de l'amitié.

Être un chef, dominer, briller, rayonner, voilà ce qu'il demande en premier. Il est particulièrement attaché à son image de marque, que ce soit pour satisfaire son ego ou celui de sa mère. Sentimentalement, il veut à la fois être admiré et admirer. Son modèle premier, contre toute attente, est son professeur de botanique. Qui remplace la figure paternelle qu'il a perdue après la fermeture du dôme. Non pas sa mère… Il l'aime mais elle a perdu de la valeur à ses yeux depuis qu'il sait certaines choses sur BioHazard. Et même si on fait de l'ombre à son soleil, ce qui peut le vexer et le rendre jaloux, Jesse est un homme droit, idéaliste et honnête, même s'il est quelque peu directif, autoritaire et veut imposer ses goûts.

L'émotivité est un ingrédient de ce cocktail explosif. Même s'il est réfléchi et calme de nature, il lui arrive d'avoir des coups de sang. Surtout si on vient à toucher sa personne ou son travail. Il n'aime pas être remis en question, surtout si on n'a aucune connaissance dans le domaine. Les seuls à pouvoir le mettre en doute sont ses parents et son mentor. C'est un passionné, animé d'un flair bien plus que d'une véritable intuition, accrocheur et tenace mais qui est tout à fait capable de se maîtriser et de se dominer en faisant preuve de patience. Il n'est pas toujours facile de cerner Jesse, de savoir s'il aime ou non, car son attitude est avant tout dictée par une recherche d'efficacité. Cependant lorsqu'il doit partager son ressenti, il éprouve alors de grandes difficultés. Jesse est souvent jaloux et possessif mais pour autant fidèle.



Histoire
Originaire de Louisiane, Jesse est né à La Nouvelle-Orléans et y a vécu une partie de son enfance. Ce fut un gamin qui ne manquait de rien. Vivant dans l'opulence grâce au travail de ses parents, le garçon fut chouchouté par ses géniteurs qui peinaient à avoir un enfant. L'un étant biologiste et l'autre reporter à l'étranger, leur travail respectif ne les aidant déjà pas à être très proches. Mais en plus fallut-il une incompatibilité entre les deux. Leurs tentatives se soldaient souvent par un échec, soit par le néant dans le ventre de la mère soit par une fausse couche quelques mois plus tard. Désespéré par tant de coups dans l'eau, les deux parents choisirent la voie de la science pour avoir un héritier. Même s'il avait été conçu en éprouvette, l'enfant à venir grandit malgré tout dans le ventre de sa mère. Sous l'œil attentif du médecin, bien entendu. Quelques complications en cours de route mais rien n'empêchant la croissance d'un embryon. Neuf mois plus tard, le bébé vit le jour.

Jesse fut sans doute considéré comme un enfant modèle. Calme, social et obéissant, il faisait la fierté de ses parents. Curieux et vif d'esprit, il s'intéressait à tout. Déjà tout petit, il se plaisait à arpenter la maison de long en large à la découverte du monde dans lequel il évoluait. Dès qu'il fut un peu plus âgé, son univers s'étendit au jardin dans lequel il se complaisait. L'extérieur était devenu son terrain de jeu favori. Ce fut sans nul doute lors d'une de ses explorations du jardin que l'enfant et ses parents découvrirent qu'il était hémophile. Une belle coupure, probablement en utilisant l'un des outils de papa… Un interdit! Mais le gamin n'avait pas écouté son paternel. Résultat, une plaie était apparue au niveau de la main. Et le sang, qui s'en échappait, refusait de se tarir. Inquiets, les parents emmèneraient immédiatement leur garçon chez le médecin. Le diagnostic fut sans équivoque: Jesse était atteint d'hémophilie, un trouble de la coagulation du sang. Rien de grave, mais il fallait juste être vigilant au niveau des blessures. Les saignements n'étaient pas plus abondants mais ils duraient plus longtemps. Une perte trop importante de liquide vital serait dangereuse. Le médecin lui prescrit donc un traitement.

Après cet épisode stressant, ses parents plus attentifs. Surtout sa mère qui le couvait comme un poussin. Son père était beaucoup plus laxiste, appréciant voir son gamin faire ses propres découvertes. Ce qui ne plaisait nullement à Madame… Mais l'enfant se complaisait à aider son père dans le jardin. Ce fut de cette manière que Jesse découvrit l'univers des plantes et en tomba presque amoureux. Heureux, le garçon suivait son paternel comme son ombre, l'aidant du mieux qu'il pouvait. Du moins, lorsque son père était à la maison. Etant report journalier à l'étranger, il lui arrivait souvent de voyager et de s'absenter de longues périodes. Jesse restait donc à la maison en compagnie de sa mère qui prenait soin de son fils. Et comme toute mère poule qui se respectait, hors de question que son poussin chéri ne se blesse. Très tôt, elle engageait un tuteur pour apprendre les bases à son gamin. Son boulot lui prenant trop de temps, elle préféra faire appel à un professeur particulier plutôt que de mettre son garçon à l'école ou de lui apprendre elle-même. Et puisqu'elle refusait que son gamin aille à l'école, autant lui offrir le meilleur. D'autant plus que les métiers respectifs des parents de Jesse avaient des revenus suffisants pour lui mettre ses cours particuliers.

Pourtant, vers ses dix, Jesse eut enfin l'occasion d'aller pour la première fois à l'école. A force de discussion avec sa compagne, son père réussit finalement à la convaincre d'abandonner les cours privés. Le priver de vie sociale n'était certainement pas bon pour leur enfant. Leur divergence d'opinion créa quelques conflits en Père et Mère. Les deux voulaient voir leur fils s'épanouir et être heureux. Mais l'une était trop protectrice, toujours à vouloir couver son poussin et le protéger des nuisances du monde. L'autre voulait qu'il se sociabilise aux contacts de jeunes de son âge et qu'il découvre la vie par ses propres yeux. Madame Hooper finit par céder. Jesse put donc enfin entrer à l'école. Et fit immédiatement parler de lui puisqu'on le jugea plus avancé que la moyenne grâce aux cours particuliers qu'il avait reçus. A la demande de la famille, le garçon passa alors dans la classe supérieure en milieu d'année. Puis, Jesse poursuivit une scolarité normale et terminant ses années primaires avec brio, se retrouvant premier de classe dans toutes les matières. Quoi de plus normale avec une mère qui le suivait avec acharnement dans ses travaux scolaires.

Dès lors, sa mère ne le lâcha plus. Trop fière de son fils, elle gardait un œil attentif sur son garçon. Même si son boulot lui prenait du temps. Dès que quelque chose n'allait pas, elle engageait un professeur particulier pour résoudre le problème de matière. Ou elle s'en chargeait si c'était dans ses cordes. Elle voyait en lui un futur avocat ou un futur politicien. Quelqu'un de haut placé, en tout cas. Le gamin travaillait d'arrache-pied pour combler les espoirs de sa mère. Son père aussi l'aidait quand il pouvait, lorsqu'il était à la maison. Mais la plupart du temps, ce n'était pas le nez dans les cahiers qu'ils se retrouvaient, mais bien à s'occuper du jardin et des plantes à l'intérieur. Pour ses douze ans, son paternel lui avait même offert une petite serre pour qu'il élève ses propres plantes. Commençant d'abord par des légumes telles que les plants de tomates et les salades, il changea rapidement pour des plantes plus complexes. Sa fierté? Des oiseaux du paradis! Et son père aimait le voir s'épanouir au milieu des plantes, plutôt qu'au milieu de ses cours. Certes, l'école était importante. Mais pas au point de ne plus sortir à l'extérieur. Il voyait ce travail intensif d'un mauvais œil. D'autant plus que Jesse lui avait avoué vouloir devenir fleuriste plus tard. Ce que son père encouragea vivement. Et lorsque le gamin le dit enfin à sa mère, elle lui lança un regard tellement outré qu'il n'osa plus jamais lui en parler. Gardant ce secret avec son père…

Deux années plus tard, les parents décidèrent de déménager. Pour Madame Hooper, elle avait besoin de se rapprocher plus de son travail. Un nouveau projet nécessitait son soutien en tant que scientifique. Mais pour éviter tout trajet inutile, la famille déménagea dans le Dakota du Sud. Plus précisément à Manchester. Jesse allait sur ses quinze ans et continua de mener sa petite vie d'étudiant studieux, devant aller à l'école en dehors de la ville. En grandissant, il n'avait toujours pas perdu son amour pour les plantes. Leur propriété ayant un immense jardin, il se permit de s'acheter une plus grande serre pour continuer à cultiver ses plantes à fleurs. Un petit plaisir qu'il s'offrit avec son argent de poche, qu'il avait soigneusement épargné. Sa mère était toujours sur son dos, voulant le meilleur pour son fils. Lui avait pris l'habitude de bosser comme un acharné, appréciant voir ses parents se réjouir de ses réussites. Et il avait même pris gout à se savoir meilleur que la plupart des gens.

Le seul sujet conflictuel qu'il avait avec sa mère étaient les plantes. Là, alors, il élevait la voix, interdisant à sa mère de toucher à ses plantations ou de l'empêcher de s'en occuper. Jesse alla même très loin pour faire comprendre à sa mère qu'il ne fallait pas rire avec sa serre et ses chéries à l'intérieur. D'abord en lui ramenant plusieurs mauvaises notes puis en disparaissant pendant deux jours. Il avait alors dix-sept ans. Morte d'inquiétude, Madame Hooper avait remué ciel et terre pour retrouver son gamin. Ce dernier reçut la correction de sa vie. Quelques gifles qui laissèrent une vilaine trace rouge. Mais qu'importe, Jesse avait gagné la bataille. Sa mère lui ficha la paix en ce qui concernait les plantes. Il pouvait faire ce qu'il voulait désormais, sa génitrice ne l'embêterait plus. L'adolescent caressait toujours le rêve de devenir fleuriste. Mais avec une furie pour mère, ses chances étaient minces. Alors il préféra mettre cette idée de côté et choisir une autre voie tout en restant proche des plantes.

Après ses secondaires, Jesse opta pour des études en agronomie. Il alla juste qu'au bout de cette année, refusant l'échec. Mais à la fin, il abandonna puisqu'être agronome ne lui plaisait absolument pas. Ce fut avec l'ouverture de Mengele en 2009 qu'il se réorienta dans un autre domaine, lorsque l'école se transforma aussi en université prestigieuse et populaire. Il commença donc des études en botanique, autant pour se satisfaire que pour plaire à sa mère. Au moins, le métier semblait important aux yeux de sa génitrice puisqu'il y avait un doctorat à la clé. Mais encore… Faudrait-il subir les huit années d'études pour le décrocher. Jesse s'en sentait tout à fait capable. Et à défaut de devenir fleuriste, il serait botaniste et s'occuperait toujours des plantes. Même s'il s'agissait d'une autre façon. Surtout qu'au cours de ses études, les grandes serres de Manchester firent leur apparition. Un nouveau but pour le jeune homme: intégrer ses magnifiques serres et y travailler, tant au niveau de l'entretien de plantes que de l'amélioration du rendement de ces mêmes plantes.

Ce fut en entrant à Mengele que le jeune homme s'intéressa un peu plus à BioHazard. Sa mère travaillait pour eux, dans leurs fameux laboratoires situés à Manchester. Elle avait toujours travaillé pour cette société. Jesse ne la connaissait que de nom. Sa génitrice n'en parlait jamais à la maison. Elle évitait le sujet ou, lorsqu'elle était forcée d'en parler, elle restait vague sur ce qui se passait dans les laboratoires. Elle soutenait malgré tout que c'était pour le bien de l'humanité. Que BioHazard offrait de nouvelles opportunités en matière de soin et que la société symbolisait l'avenir. Elle était l'une de ses plus ferventes travailleuses et défendait BH contre tout médisant. Jesse avait bien essayé d'en savoir un peu plus, mais jamais elle ne lui avait réellement parlé de son travail. Alors, il avait laissé tomber. Maintenant qu'il se trouvait dans l'université, il découvrit que le directeur et la plupart des professeurs tenaient le même discours. BioHazard semblait être le Messie envoyé sur Terre. Comme beaucoup d'étudiants, il se laissa influencer par ses belles paroles, soutenant à son tour la société qui dirigeait en partie la ville. Jusqu'au moment où le vent tourna…

Ce qui lui mit la puce à l'oreille, ce fut le changement de comportement de sa mère. Ce n'était pas flagrant pour quiconque d'extérieur. Mais pour le fils unique de la famille et son œil observateur, Jesse décela un petit changement dans l'attitude de sa mère. Elle semblait plus épuisée qu'à l'habitude, plus déprimée aussi. Elle pleurait aussi par moment, s'isolait dans sa chambre pour qu'on ne la voie pas. Et elle collait bien plus son fils… Sa mère avait arrêté de jouer les mères poules en voyant que son garçon avançait bien dans la vie, tout seul. Bon… Son mari y était sûrement pour quelque chose aussi. Puisque après une longue dispute, elle fit des concessions et décida d'arrêter de pousser son gamin à bout au niveau des études. Mais maintenant, elle recommençait… Elle était devenue câline, papouilleuse, à lui murmurer des " Je t'aime" pour un oui ou pour un non. Ce n'était clairement pas normal… D'autant plus que lorsque Jesse évoquait le sujet de BioHazard – il en entendait beaucoup parler à l'école – elle avait tendance à se braquer immédiatement. Lui interdisant via des sous-entendus de ne pas s'en approcher de trop près… Cette attitude dura quelques mois avant de complétement se volatiliser lorsqu'elle annonça à sa petite famille qu'elle avait été engagé sur un nouveau projet pour la société.

Tout ça était décidément bien louche… Et c'est vrai… Maintenant qu'il y pensait, l'image que tout le monde donnait à BioHazard était trop parfaite que pour être vraie. Certes, la société apportait des bienfaits à a société. Il n'y avait aucun doute à avoir par rapport à la qualité de leur travail. Mais malgré tout l'incertitude était au rendez-vous… Qu'est-ce qui se cachait derrière ce magnifique portrait altruiste et humaniste? L'envie d'enquêter se fit sentir… Et quoi de mieux pour commencer que la maison… Jesse profita de l'absence de sa mère pour aller fouiller la chambre de ses parents et le bureau de sa mère.

Cette dernière était rarement présente durant la journée. Elle passait la plupart de son temps cloitrer entre les murs des laboratoires de BioHzard. C'était comme sa seconde maison à présent. Surtout depuis qu'elle avait été engagé sur un autre projet. Puisque ce dernier prenait de plus en plus d'ampleur, BH avait besoin de nouveaux effectifs pour travailler sur ses projets en cours. Mais impossible d'avoir des informations quant à ce nouveau travail. Madame Hooper n'avait jamais rien voulu dire. Lui faire cracher le morceau n'était pas faisable. Secret professionnel comme elle aimait si bien lâcher. Sa famille ne saurait que lorsque les résultats seraient rendus publics. En attendant, Jesse restait sur sa faim. Surtout depuis qu'elle lui avait dit de se tenir à l'écart de BioHzard, qu'elle ne voulait pas que sa curiosité lui attire des problèmes. Un conseil, un avertissement qui sonnait presque comme une menace. Il avait quatorze ans à l'époque, lorsqu'elle lui avait dit ça. Jesse n'avait plus jamais insisté sur le sujet, trop terrifié par l'air qu'avait pris sa mère.

Mais maintenant que l'âge adulte se profilait – il avait tout de même vingt ans – des questions refaisaient surface. De plus, il était entré dans sa deuxième année en botanique. Et qu'il le veuille ou non, BioHazard prenait une certaine place dans son cursus scolaire. Alors le jeune homme commença à s'y intéresser de plus en plus et à se poser une série de question à son sujet. Pourquoi refuser de donner des informations à son propre fils? Pourquoi interdire de s'intéresser à cette société? Quel genre de problèmes encourait-il? BioHazard était-il aussi proche de l'image qu'on lui donnait? Que se cachait-il derrière ces grands murs et ces portes à serrures badgées? Quelle sorte de projets y était menée? Quelles expériences s'y déroulaient? Jesse avait soif de vérité. Et puisque sa mère refusait de lui dire quoi que ce soit, il le découvrirait bien par lui-même.

Son père n'était pas présent non plus, étant à l'étranger en ce moment. Il n'avait donc personne dans les pattes pour mener ses investigations. Et comme, Jesse n'avait pas cours ce jour-là, il aura tout le loisir et le temps nécessaire de retourner les deux pièces. Il commença donc par la chambre de ses parents: dans l'armoire, les tiroirs de la table de nuit, les oreillers, sous le matelas, parmi les vêtements, cherche un contre-plaqué qui dissimulerait un fond secret dans la commode ou les tiroirs, la boite à maquillage, les sacs… Jesse inspecta tout scrupuleusement tout en essayant de ranger chaqua objet à sa place pour ne laisser aucune trace de son passage. Il n'avait pas envie que sa mère le surprenne à fouiner dans ses affaires… Et quelque chose lui disait que BioHazard ne resterait pas les bras croisés si la société apprenait que le fils d'une de leurs scientifiques tentait de les percer à jour. Il avait intérêt à faire attention où il mettait les pieds. La prudence était de mise… Il ne devait pas se laisser emporter par sa curiosité…

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Avec le temps, Jesse tenta de se rapprocher d'une manière ou d'une autre de BioHazard. Le voilà bien lancer dans ses études de botaniste, terminant sous peu son master et envisageant déjà de faire un doctorat. Autant pour lui-même, pour satisfaire son ego que pour faire plaisir à sa mère qui le surveille toujours d'un œil avisé. Elle était quelque part déçue que son fils n'ait pas fait les études qu'elle espérait. Mais elle était tout de même ravie de voir que sa progéniture promettait d'être un scientifique brillant, qu'il marcherait dans ses pas. Ou presque… Le jeune homme en question était tout aussi ravi, lui qui pouvait s'approcher et manipuler les plantes à sa guise. Tout ce qu'il aimait! Et en plus de ses études, il mêlait l'utile à l'agréable en tissant un lien important, qui changerait peut-être le cours de son histoire. S'approcher d'un collègue de sa mère était certainement tentant. Mais bien trop risqué, bien trop dangereux. Il espionnait déjà les bâtiments de BioHazard tard le soir, perché sur le toit d'un immeuble voisin avec des jumelles. Alors s'intéresser à l'un des travailleurs directs de la société aurait été trop flagrant. Alors, l'étudiant se rapprocha plutôt de l'un de ses professeurs. Plus particulièrement celui de botanique, qui consacre aussi une partie de son temps à la recherche dans les serres: Monsieur Anthony M. Ortega. Jesse jouait donc aux intéressés, autant pour les cours que pour ses recherches personnelles. D'une part, il faisait le lèche-botte. Mais d'une autre, il était réellement intéressé par ce qu'entreprenait son professeur. Enfin… Peut-être pas au début mais à force de le côtoyer, il devint curieux. Et commença même à l'apprécier, faisant de moins en moins semblant.

Et à côté, le jeune homme continuait de surveiller de près les agissements de BioHazard. Mais jusqu'à présent, il n'avait rien trouvé de concluant. Des heures à passer sur ce toit, à épier les allées et venues du personnel ou de véhicules… Même sous la pluie, par temps de gel… Il guettait pour surprendre l'impardonnable. Mais rien de rien… Tout ça pour ne rien trouver… De l'extérieur, le bâtiment représentait une forteresse imprenable. Impossible de s'en approcher de trop près sans risquer de se faire repérer. Impossible de savoir ce qui se déroulait derrière ces grands murs. Impossible de deviner ce qui arrivait et repartait du centre. Il n'y avait rien d'anormal jusqu'à présent… Tout était toujours calme et paisible aux abords du siège de BioHazard. Ou alors, il n'était jamais là quand quelque chose de croustillant se passait… En effet, il ne devait pas rentrer à n'importe quelle heure… Du moins, il devait toujours se débrouiller avant que sa mère ne revienne pour éviter tout soupçon. Et même s'il s'agissait d'une nocturne – sa mère travaillait tard le soir – il n'avait pas intérêt à se balader dans la rue après qu'elle soit revenue. Au bout du compte, il avait l'impression d'avoir fait tout ça pour rien… Qu'une surveillance accrue des laboratoires ne lui apporteraient pas la vérité. Alors il abandonna momentanément, revenant à son observatoire moins souvent qu'à l'accoutumé.

Jesse se concentra plutôt sur ses études, passant de plus en plus de temps avec son professeur. Ce dernier étant devenu son mentor et lui son élève préféré. Lorsqu'il le pouvait et lorsque son enseignant était à Mengele, l'étudiant l'aidait dans ses recherches depuis la salle des cours. Une bonne initiative que d'entretenir une bonne relation avec lui. En effet, le botaniste fut promu. Avec la fermeture du dôme, l'un des scientifiques en chef de la serre manquait à l'appel. Il était malheureusement absent lorsque le dôme s'était fermé pour ne plus se rouvrir. Une place toute choisie pour l'enseignant qui récupérait le travaillait à plein temps de son collègue. Jusqu'au retour de celui-ci. Jamais, comme on l'apprendra plus tard… Mais en entendant, le nouveau poste de son tuteur lui offrait un stage tout frais, amené sur un plateau d'argent. Offre qui ne se refusa pas alors qu'il était à un ou deux ans d'obtenir son doctorat. Et avec l'aide de son professeur, il le décrocherait à coup sûr. De plus, le jeune homme en apprendrait peut-être plus sur BioHazard… Puisque les scientifiques de la serre étaient à sa solde…

Jesse ne vécut pas si mal l'enfermement sous le dôme. A la limite, il s'en fichait pas mal. Il avait ce qu'il voulait: un travail d'assistant auprès d'un scientifique important dans les serres de la ville. Un paradis pour tous ceux qui aimaient les plantes. Le seul bémol fut de savoir son père à l'extérieur du dôme. Etant en voyage à l'étranger comme à son habitude, il n'avait pas pu rentrer avant sa fermeture si soudaine. Qui d'autre aurait pu? Personne n'aurait pu prévoir que le dôme refuserait de s'ouvrir. Une panne, un problème technique disait-on… Est-ce cela qui l'avait encouragé à reprendre ses mauvais habitudes? Ou quelque chose au fond de lui l'avertissait que cet enfermement n'était pas simplement dû à un souci technique? Peu importe… Jesse se retrouva une fois de plus à épier BioHazard depuis les toits des bâtiments voisins. Une sale manie qu'il n'avait pas perdue. Au contraire, elle revenait au galop. Et peut-être que cette observation fut la bonne. Ou la pire…

Du mouvement… Enfin! Rien d'anormal à première vue… Une simple patrouille autour du bâtiment. Mais pour un œil averti, c'était l'indice qui laissait supposer qu'il se passait quelque chose d'inhabituel. A force d'avoir observé le bâtiment de l'extérieur, Jesse avait réussi à comprendre et à mémoriser chaque détail de la vie autour des laboratoires. Et voir un petit groupe armé sortir du bâtiment et se faufiler le long des murs… Ce n'était pas spécialement anodin. L'étudiant ne réfléchit pas… Il quitta rapidement son poste d'observation pour s'approcher de plus près, histoire de mieux voir. Ce n'était certainement pas conseillé… Mais le jeune homme avait l'impression d'être si proche de la vérité… Que s'il ne le faisait pas, il ratait une occasion en or de savoir. Mauvaise idée direz-vous? Peut-être… Mais il apprit tout de même quelque chose… A ses dépends…

Il était tard. Pas un chat dans les rues… Sauf une ombre qui file vers les laboratoires, plaquée contre les murs. Il s'approcha doucement… Les bâtiments de BH n'étaient pas encore en vue. Et Jesse ne les éteignit jamais. Avant de tourner à l'angle d'une rue, il percuta subitement quelque chose. Tombant à la renverse, il se retrouva rapidement au sol, geignant de douleur. Un rapide coup d'œil lui indique qu'il venait de foncer dans un gamin. Très jeune… Trop sans doute… En tenue d'hôpital… Et le regard complètement fou. Ses yeux allaient dans tous les sens, cherchant une menace quelconque sui semblait prête à lui sauter à la gorge. Il tremblait de tous ses membres. Maigre, il semblait mal nourri… Qu'est-ce qu'il lui était arrivé à ce pauvre garçon?

Jesse n'eut pas le temps de se poser plus la question. Le gamin se jeta sur lui, attrapant son col comme si sa vie en dépendait. Il le secoua comme une branche, tenant un discours insensé. Il parlait à voix basse, comme s'il avait peur d'être entendu. Il suppliait de l'aider, de le cacher. L'adolescent était en pleurs. Il ne voulait pas retourner là-bas, qu'on lui ferait encore du mal. Où ça, là-bas? Chez BioHazard? Qu'est-ce qu'on lui faisait pour le mettre dans un état pareil? Tant physiquement que moralement… Jesse finit par le repousser, pris par la peur. Un peu brusquement puisque le garçon s'étala devant lui. L'étudiant recula vivement, le cœur battant la chamade. Lui qui avait soif de vérité venait soudainement de la repousser. De nombreuses idées envahissaient son esprit mais il les mettait de côté les unes après les autres. Alors qu'il était si proche d'en apprendre enfin plus sur BioHazard, il se rétracta et ferma les yeux sur ce qu'il venait de voir.

Puis, à force de reculer, Jesse heurta quelque chose. Un coup d'œil en arrière lui indiqua qu'il venait de buter contre les jambes de quelqu'un. Et ce dernier ne resta pas passif. D'un geste vif, l'homme releva l'étudiant. Ce fut à ce moment-là que le garçon le reconnut. Le Professeur Ortega… Qu'est-ce qu'il faisait ici, bon sang? Est-ce qu'il l'avait suivi? Non impossible… Pourquoi le ferait-il? Peu importe pour le moment… Jesse avait d'autres problèmes en vue. Surtout que le scientifique n'était pas le seul à s'inviter à cette rencontre. Deux hommes firent leur apparition et tombèrent immédiatement sur le pauvre gamin en face d'eux. Ce dernier se débattit mais en vain. Une main se posa sur l'épaule de Jesse. Autant un signe de soutien qu'une invitation à se taire et à ne se mêler de rien. Les deux types en face les regardèrent, méfiants. Ce fut le professeur qui intervint, avouant qu'ils rentraient tous les deux chez eux lorsqu'ils étaient tombés sur cet adolescent. Et que ce dernier avait agressé son assistant. Satisfaits de cette réponse, ils embarquèrent le fuyard qui hurlait des choses incompréhensibles. On le prétendit fou. Alors personne ne s'y intéressa… Sauf Jesse qui garderait son visage en mémoire…

Son mentor le raccompagna finalement chez lui. Le trajet jusqu'à son domicile se passa dans le silence. Jesse n'osait pas regarder son protecteur en face. Un tas de questions fit surface mais il n'osa pas les formuler à haute voix. Ce n'était clairement pas le moment de parler de ce qu'il avait vu. Et d'après ce qu'il avait entendu, le professeur n'était pas en dehors de toute cette histoire. Il y avait des vérités qu'il savait mais qu'il refusait d'avouer à son protégé. Probablement pour le protéger. Comme il venait de le faire. Et il continuerait sûrement de le faire… L'étudiant en avait bien conscience. Jesse arriva finalement chez lui. Un merci franchit ses lèvres. Le jeune homme était tout de même reconnaissant pour son intervention. Ortega ne resta pas silencieux non plus, lui soufflant un conseil:

Continue de t'occuper des plantes… Cela vaut mieux…

Oui… Sûrement… Après cet épisode, l'envie d'approcher BH n'était plus là. Du moins, cette rencontre l'avait refroidi. BioHazard utilisait-il vraiment des humains dans ses laboratoires? Cette question lugubre le bouleversa. Il n'avait pas eu de réponses exactes, mais l'adolescent qu'il avait croisé était un indice qui tendait vers cette vérité. Jesse préféra fermer les yeux pour le moment, ne voulant plus avoir affaire avec ce côté-là de la société. Il abandonna sa surveillance assidue des laboratoires pour se consacrer exclusivement à son doctorat. La question était toujours bien présente, mais elle restait en suspend dans un coin de sa tête. Certes, vouloir la vérité le titillait toujours au fond. Mais à présent, moins il approchait ce côté obscur de BioHazard, mieux il se portait.

Le jeune homme continua donc ses études jusqu'à décrocher son doctorat avec brio. Et comme présager, le Professeur Ortega avait une place toute prête pour lui en tant qu'assistant. Poste qui ne se refusa pas… Entre temps, d'autres lois furent adoptées. L'arrivée de la puce ne le chamboula pas plus que ça et l'accepta sans condition. Surtout s'il voulait rester aux côtés d'Anthony dans les serres. Le seul point négatif qu'il y vit, c'était le fait qu'il ne puisse plus se déplacer sans être surveillé. Il pourrait réellement dire au revoir aux quelques nuits d'espionnage qu'il lui arrivait encore de faire. Apprendre le nouvel état de la Terre fut un plus gros choc. Savoir qu'il était les survivants d'une guerre atomique grâce au dôme laissa un vide dans son cœur. En effet, il était heureux d'avoir échappé à la catastrophe, mais son père n'y avait certainement pas survécu. Et pour combler ce manque, il se rapprocha un peu plus d'Anthony qu'il voyait comme sa nouvelle figure paternaliste. En souvenir de son père, il continua à entretenir la serre familiale, son petit jardin secret. D'ailleurs, une photo de son géniteur était accrochée au-dessus d'un plant d'oiseaux du paradis, la fleur préférée de son père.

En attendant, il continua son travail d'assistant, aidant le professeur dans ses recherches d'amélioration des plantes, surveillant toujours de loin BioHazard. De très loin même…
Murphy
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