Notre monde est détruit.
WWIII, l'ultime guerre, l'a anéanti il y a déjà deux ans.
Obligé de se cacher la première année, aucun survivant ne sait vraiment ce qui s’est produit.
Aujourd'hui, la terre n'est qu'un enfer perpétuel, où chacun tente de tenir un jour de plus.
Au cœur de cette horreur se trouve MadTown, seul vestige de notre civilisation passée.
Dans cette ville, la vie continue son cours, ignorant les affres de cette fin des temps.
Depuis sa découverte, les survivants se pressent aux parois du dôme.
Ceux qui refusent la surveillance permanente s'entassent aux alentours, quand ils ne rejoignent pas les rangs des dissidents.

Combien de temps encore, les immortels tiendront-ils la ville ?
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Skey Ripper

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Mer 11 Juil 2018, 20:51

   
Skey
Ripper
Orientation : Bisexuel
Peurs : Tout perdre, notamment les membres de sa meute.
Ambitions : Voir le monde peuplé de Cauchemars et leurs descendants. Donner une vie meilleure aux siens.

▬ ft. Gunji  de Togainu no Chi

Âge : 39 ans
Nationalité : Américaine
Carnation :  Peau claire maintenant que le soleil n’est plus présent
Taille : 1m98
Corpulence : Musclé et athlétique
Cheveux : Blonds et lisses, qui lui arrivent au dessus des épaules. Très souvent mal coiffés –pas du tout coiffés- .
Yeux : Verts
Signe(s) distinctif(s) : De multiples tatouages sur le corps : le cou, le torse, le dos, les poignets, le haut des fesses, les cuisses. Des boucles d’oreilles.


Skey est quelqu’un que l’on remarque, que ce soit par sa prestance que par l’aura qu’il semble dégager autour de lui. Du moins, quand il le décide car autrement, il sait se fondre dans la masse –aussi possible que lui permet son physique imposant, il va de soit. Il se tient toujours droit, la tête haute et le regard posé sur le loin ou sur les siens. Il est toujours sur le qui-vive, en alerte et prêt à réagir à n’importe quel moment ; si bien qu’il lui arrive souvent d’avoir des cernes sous les yeux par manque de sommeil, mais ça n’enlève en rien son assurance. Et si vous tentez de lui en faire la remarque, il saura vous remettre à votre place. Il sait ce qu’il fait.

Son regard, d’une jolie couleur verte, est perçant et semble sonder l’âme de ses interlocuteurs. Il n’en est rien pourtant, mais il cherche très souvent à déstabiliser les gens en face de lui, pour qu’ils se montrent sous leur vrai visage et lui montrent ce qu’ils valent vraiment. Parfois, ça ne fonctionne tout simplement pas et parfois, il fait de belles découvertes. Et s’il sonde les gens, il n’est pas rare de voir dans ses propres pupilles son état. Ceux qui le connaissent savent maintenant reconnaitre les premiers signes de colère chez l’alpha ; ses yeux deviennent plus clairs.

Il sourit facilement, lorsque la situation s’y prête, plus avec certaines personnes que d’autres, mais en général il ne cherche pas à masquer ses émotions ; sauf cas d’urgence et de danger ou face à des adversaires. Une attaque d’une meute ennemie ? Alors il ne laissera rien paraitre, sauf peut-être sa colère.

L’alpha est tout en muscles sans que cela ne soit extravagant ; des épaules carrées et larges, des bras et des cuisses puissants, un ventre sculpté par des heures de sport quotidiennes. Mais tout cela ne lui retire pas une certaine souplesse et agilité ; bien qu’il préfère la force brute aux coups bas. Il se bat régulièrement, que ce soit contre des adversaires ou avec les siens, avec les Griffes. Il tient à ce que ses membres soient toujours prêts à se défendre et à défendre la meute, alors il fait des séances d’entrainement dans leur camp.

Il porte souvent un sweat rouge à capuche. C’est un peu sa marque de fabrique et même si ça fait de lui une cible facile, il veut que les siens puissent le repérer facilement. Pour le reste, un pantalon noir et des rangers font bien l’affaire.

Petite note : il a sur lui des plaques militaires, une dizaine, accrochées à sa ceinture ; dessus est inscrit les noms des membres de sa meute qui ont disparut. Et à chaque mort, il en grave lui-même, une nouvelle. Un jour, il devra les laisser en lieu sûr…

Et pour finir ; ses tatouages. Il en possède un très large sur le haut du corps : englobant son cou, ses épaules et une partie de son torse et de ses bras. Il en a le long de son dos et sur les poignets. Le tout qui descend le long de ses fesses pour aller jusqu’à ses chevilles.  





► Situation raciale : Cauchemar. Episome-Indomptable : gènes de panthère des neiges, renard argenté et loup gris  


► Classe Sociale : Prédateur. Alpha suprême


► Biens : Sa meute. Une dizaine de plaques militaires. Et un poignard avec un pommeau de loup.
   
« Vous êtes la force qui anime mon âme. »



D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Skey a toujours protégé les personnes qui lui sont chères. Ca a commencé avec ses frères et sœurs orphelins, lorsqu’ils vivaient dans la rue ; plus tard les Cauchemars. C’est ce qui le défini au plus profondément de lui. Retirez-lui cette capacité et il pourrait bien en mourir. Il a le pouvoir de protéger et s’en fait un devoir ; car pour lui, le plus important dans la vie, c’est la famille, les liens créés avec d’autres individus. On lui a souvent reproché de ne pas vivre pour lui mais il n’est pas d’accord ; il a trouvé un sens à sa vie dans cette voie et il en est heureux. Qui peut en dire autant ? Surtout maintenant ? Evidemment, ce genre de volonté s’accompagne aussi, parfois, de trahisons. Se lier à n’importe qui n’est jamais bon et il le sait ; c’est pour cette raison qu’il n’a réellement confiance qu’en une petite poignée de personnes qui ont toutes fait leurs preuves au fil du temps. Bien sûr, ça n’enlève pas tous risques de trahisons mais ça les éloignent et de toutes façons, on ne peut pas vivre en doutant toujours de tout le monde. Skey le sait et agit en conséquence.

C’est un leader né. Il analyse rapidement les situations pour en tirer le meilleur parti pour lui et les siens. Il accepte de reculer pour éviter de blesser inutilement ceux qui le suivent. Et il possède une prestance qui incite à l’écouter. Tous ne le suivent pas et ne l’apprécient pas, il le sait et il en prend note. Pourquoi ? Non pas pour changer car parfois c’est impossible mais pour connaitre les attentes de chacun, même des inconnus peuvent être une source d’information à ses yeux. Il écoute les revendications de tous et leurs opinions pour être un bon chef. Et quand une décision doit être prise, il la prend toujours en son âme et conscience. Il accepte les critiques constructives car il sait ne pas être parfait et posséder des lacunes.

L’épisome aime être entouré et ne se sent pas forcément bien lorsqu’il se retrouve trop longtemps seul. Il ne tombera pas en dépression mais la proximité des autres est importante pour lui. Pour cette raison, il peut avoir des aventures d’un soir, qu’importe le rang du Cauchemar avec qui il couche, même si ça ne plait pas à tout le monde. Juste, il se protège pour ne pas refiler ses gènes. Il apprécie grandement Leyna, sa partenaire officielle d’être aussi ouverte d’esprit pour lui permettre d’aller voir ailleurs –notamment des hommes. Par contre, autant il partageait Evy avec Aiden (ou l’inverse peut-être ?), autant les plans à trois ne sont pas à l’ordre du jour avec Leyna. Pas de trioamoureux après tout. En parlant de ça, peu de ses conquêtes aiment l’avoir à leur côté au réveil, car il est souvent de mauvaise humeur –il fait des cauchemars quasiment toutes les nuits- et les souvenirs qui lui en reste l’irritent. Il a pour défaut de ne pas parler de son passé, ou très peu, et seulement si on lui pose des questions, alors forcément, son esprit ressasse sans cesse les moments difficiles qu’il a du vivre.

Skey n’est pas quelqu’un qui aime la violence pour ce qu’elle est mais il l’utilise dès qu’elle est nécessaire. Si quelqu’un a besoin d’être recadrer, il sera là. S’il faut tuer un individu, alors il le fera. S’il faut torturer pour obtenir des informations cruciales, il répondra présent. Bien que tout cela, des membres de la meute sont spécialisés dans ces divers domaines. Mais il n’est pas du genre à demander qu’on fasse quelque chose qu’il ne pourrait pas lui-même faire. Il sait que son rang l’empêche d’aller complètement sur le terrain –ils veulent le protéger- mais il n’en reste pas moins qu’il répondra toujours présent pour agir, quelque soit les circonstances.





Pouvoirs
Comme tous Cauchemars, Skey peut prendre l’apparence des animaux dont il possède les gènes ; dans son cas, il s’agit d’une panthère des neiges, un argent argenté et un loup commun.
Il est Indomptable pour les trois gènes, ce qui signifie qu’une fois sous forme animale, il devient très imposant et particulier ; en effet, les parties animales s’imbriquent au hasard de ses transformations. Au garrot, il mesure –dans tous les cas- 1m30 avec une longueur variant entre 2m et 3m20 en fonction du corps et de la queue (celle d’une panthère normale est de 0.9 à 1.05m alors chez un Indomptable, ça suit).
En fonction de ses transformations, il pourra courir plus ou moins vite (physique majoritairement de loup), sauter plus ou moins haut (panthère), avoir une meilleure ouïe (renard). Qu’importe la forme (mélange des trois animaux, on s’entend), il voit la nuit et il n’est pas rare, qu’il dépose son odeur autour du périmètre de son territoire.

Résidus positifs :
Apaisement [médium] : Skey est capable d’apaiser ses connaissances, lorsqu’elles sont sujettes à des émotions fortes. Même si ça passe par son aura, il préfère parler pour les calmer. Il n’a pas besoin d’élever la voix pour que ça fonctionne. Et si ça n’est pas assez efficace, alors il touche la personne (souvent, il la prend dans ses bras) et ne la lâche que lorsqu’elle va mieux. Il pourrait faire sans contact mais pour lui, c’est important, ça renforce ses liens avec sa meute.

Résistance [médium et majeur] : Skey est immunisé contre les maladies et les radiations. Il ne tombera pas malade et ne deviendra pas un Outrage.

Effets secondaires
Il ne distingue pas toutes les couleurs, ses yeux de renard ne verront pas l’orange par exemple.

Résidus négatifs :

Asexuel [médium] : De Janvier à Février/Mars, Skey ne supporte tout ce qui se rapporte au sexe. S’il entend des individus coucher ensemble, il s’éloignera. S’il les voit, pareil. Et s’il ne peut pas, il n’est pas rare que ça le rende malade. Il se mettra à vomir et avoir des vertiges. On peut le toucher mais il ne faut pas que cela dure trop longtemps ou il se dégagera (plus ou moins violemment). Dans cette période, il lui est plus difficile d’utiliser son résidu d’apaisement comme à son habitude. Il restera éloigné de la personne à calmer et usera uniquement de son aura.

Spécificité [médium] : Skey voue sa vie aux Cauchemars. Ce n’est pas uniquement parce qu’il est alpha mais bien parce qu’il ne peut pas faire autrement. S’il ne vient pas en aide à des Cauchemars en difficulté, il peut dépérir. Il fera toujours passer les Cauchemars avant tout, au point où c’en est devenu une obsession. Il ne se passe pas un jour sans qu’il ne réfléchisse à un moyen d’améliorer leur vie.

Possessivité [majeur] : L’alpha est territorial. Si un inconnu pénètre dans son territoire (il doit le voir ou le savoir) alors il devient dangereux. La violence doit être utilisée avec modération chez les Evènes, c’est sa règle, pourtant, il ne pourra pas faire autrement que de s’en prendre à des étrangers sur son sol s’ils ne respectent pas son fonctionnement ; les Cauchemars qui ne font pas partis de sa meute devront se soumettre à son autorité et les autres devront recevoir le gène CChM pour ne pas être attaqués.
Murphy
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Mer 11 Juil 2018, 22:04


Skey ignore tout de ses origines. Il n’a jamais connu ses parents ni même un membre de sa famille biologique. Abandonné très jeune dans les rues de Seattle, il ne doit son salut qu’à un groupe d’enfants orphelins. Dans la misère, ces gamins viennent en aide à ceux qui leur ressemble : qui n’ont personne, pas d’adulte pour prendre soin d’eux et qui refusent d’être placés dans des familles d’accueil immondes. Les plus vieux aident les plus jeunes à survivre et les instruisent comme ils peuvent. C’est dans ce cocon joyeux que le jeune Cauchemar a vécu et a grandit. C’est d’ailleurs la plus âgée des gamins qui le donne son nom. Il a toujours été entouré, ressentant toutes ces présences autour de lui. L’entre-aide et le soutien étaient les maîtres mots de ces enfants. Les plus vieux essayaient de trouver de petits boulots pour pouvoir gagner de l’argent légalement et les plus jeunes se spécialisaient dans les petits larcins.

Lorsqu’il fut en âge de participer, c’est naturellement que Skey s’y est mit. Il devait apporter son aide à sa famille, puisque jamais on ne lui cacha son histoire. A l’âge de dix ans, un évènement vient bouleverser leur vie : la mort d’Alexya, leur mère à tous. Elle est retrouvée morte dans un coin de la ville, sans que les flics ne cherchent les responsables. Après tout, elle n’était qu’une sans-abri. C’est à ce moment que le gène de Skey s’activa. Dans la peine et la colère, il se transforma en énorme panthère –la taille d’un cheval miniature d’à peine 1m- sous les yeux de ses frères et sœurs. Ils ont d’abord peur et le rejettent pendant quelques jours, jours pendant lesquels Skey voit son monde s’écrouler. Il perd tout ce qu’il a toujours connu et il découvre en plus qu’il est un monstre. Il reste prostré au fond d’une ruelle, sous des cartons jusqu’à ce que Jeff vienne le chercher. Ils ont réfléchit et qu’importe ce qu’est vraiment Skey, ils ne peuvent pas le laisser seul, ils ne peuvent pas perdre un second membre de leur famille en si peu de temps. Seuls les enfants sont au courant pour sa capacité et ils mettent un point d’honneur à n’en parler à personne car malgré leur jeune âge, ils redoutent ce qui pourrait arriver à l’orphelin s’il était découvert. Mis en cage ? Expérience pour comprendre son fonctionnement ? Leur imagination est assez développée pour qu’ils pensent aux pires choses.

Lors des hivers les plus froids, Skey prend sa forme animale pour servir de chauffage aux plus petits, les protégeant grâce à sa grosse fourrure et sa taille anormalement grande. Ils sont plus d’une fois menacés d’être découvert car dans la rue rien n’est jamais sûr mais personne n’est jamais venu le chercher pour le disséquer vivant.

Plus le temps passe et plus Skey devient celui qu’on écoute quand il donne des conseils ou lorsqu’il a de nouvelles idées pour s’en sortir. Bien sûr, le jour où il a annoncé vouloir travailler pour un dealer du coin, la nouvelle a eu du mal à passer chez certains. Alexya leur avait toujours dit de ne pas toucher à ça, que ça n’amenait rien de bon. Oui, sauf que les temps étaient durs, que trouver de l’argent et voler devenait compliqué pour leur groupe. Ils devaient faire attention aux autorités, ils ne pouvaient pas s’établir à un endroit au risque de se faire arrêter. Et Skey n’obligeait jamais personne à le suivre. Seuls les volontaires ont accepté sa démarche pour les sortir de là. Il avait seize ans à cette époque. Aiden et Evy, avec qui il formait un petit triangle amoureux, l’ont suivit. Discrets et connaissant parfaitement la ville, il leur était facile d’aller d’un point à un autre pour vendre la drogue sans se faire voir par les flics. Et dans le coin, tout le monde connaissait l’existence de ces gamins des rues, qui survivaient tant bien que mal et toujours sans violence. C’est ce qui faisait qu’ils n’étaient pas emmerdés par des gangs d’individus plus anciens, il leur arrivait même d’obtenir quelques trucs utiles par moment, notamment des médicaments pour ceux qui tombaient malades. Côtoyer des individus « peu recommandables » leur était utile et souvent, tout le monde y gagnait.
Le trio finit par essayer ce qu’ils vendaient, ensemble, lors de l’anniversaire de Skey –jour de son arrivée dans la famille-. Ils se sont mis à l’écart, déjà pour ne pas déranger les autres mais aussi pour ne pas que les plus jeunes les voient. C’était leur première expérience et ils voulaient garder ça secret. D’autant plus qu’ils ne savaient pas dans quel état cela allait les mettre. Pour ce qu’il s’en souvient, ce moment a été idyllique ; les soucis liés à leur survie étaient moins importants et les sensations étaient tout simplement exquises.  Sauf que voila, le cri d’Evy le réveilla brutalement. Et lorsqu’il voulut bouger et se lever, il se rendit compte qu’il était sous forme animale. Et pas celle dont ils avaient l’habitude : sa belle panthère était différente. Elle était mélangée à des oreilles, un pelage et une queue de loup. Ils ont d’abord cru à un restant de mauvais trip et ont laissé couler. Après tout, ils ignoraient les réelles conséquences de la drogue sur leur mental. Skey a reprit sa forme humaine et la vie à continuer.

Jusqu’à ce qu’il se change de nouveau sous la demande d’Evy, qui aimait caresser son pelage. Cette fois, il fut majoritairement loup, n’ayant que la queue d’une panthère et ses pattes. Et cette fois, il fut clair que quelque chose lui était arrivé. La drogue ? Pourtant il ne comprenait pas car entre temps, il en avait reprit et ça ne lui avait « ajouté » qu’un animal. Longtemps, il voulut trouver quelqu’un pour l’aider à comprendre ce qu’il était mais Aiden lui rappelait sans cesse le danger que cela pourrait être d’en parler à des gens extérieurs à leur famille. Ils avaient un médecin qui les aidait de temps à autre, lorsque certains enfants tombaient malades mais il n’avait pas assez confiance pour en parler et encore moins pour se montrer. Et puisqu’il pouvait le contrôler, ça ne posait pas de problème de le garder secret. Il voulait juste savoir ce qu’il était et il se disait qu’avec le temps, il finirait par le découvrir.

Grâce à la revente de drogue et autres petits services qu’ils rendent à un gang de criminels et d’anciens militaires reconvertis en mercenaires, ce dernier leur vendit un bout de leur bâtiment sur les quais. Ca leur a permit d’avoir un endroit à eux où se poser et qu’importe si le gang n’était pas recommandable, il n’y a jamais eu d’histoires avec eux. L’hiver, les plus jeunes avaient un toit sur leur tête et avec le temps, l’endroit est devenu plus confortable. Skey, Evy et Aiden sont devenus ceux qui ont géré le groupe, les plus vieux partants dans d’autres villes pour essayer de se faire de l’argent ou vivre leur vie lorsqu’ils savaient les leur en sécurité et entre de bonnes mains. Sinon leur groupe serait beaucoup trop imposant au fil des années.

Skey bossait comme coursier pour le gang et quelques commerçants, Evy trouva un job dans un magasin de vêtements, surement que sa beauté lui avait ouvert les portes et Aiden avait réussit à convaincre un mécano de le prendre dans son garage. A eux trois, ils parvinrent à avoir de l’argent, suffisamment pour que les orphelins aient une vie un peu plus simple. Ils n’avaient aucune envie de quitter cette famille comme les plus grands avant eux pour laisser la place aux autres. Si certains voulaient voler de leurs propres ailes, ils faisaient en sorte de lui donner de quoi vivre pendant quelques jours. Mais ils ne pouvaient pas se résoudre à les quitter et dans le fond, cette vie leur convenait. Il fallait juste faire attention aux autorités avec les plus jeunes, car bien souvent, les services sociaux désiraient retrouver les fugueurs pour les placer en famille.

Puis arriva un jour qui marqua Skey. Personne n’avait oublié le meurtre d’Alexya et lorsque Skey entendit une conversation qui lui rappelait ce jour funeste, il comprit que ces hommes étaient à l’origine de ce drame. Ils étaient trois, à rire en imitant la jeune femme supplier pour sa vie, entendre qu’elle parlait d’eux dans ses derniers moments de sa vie blessa profondément le Cauchemar. Son dernier souhait était de ne pas faire de mal aux enfants alors que ses assassins ne savaient visiblement pas de quoi elle parlait. Pour la première fois de sa vie, Skey utilisa son don pour blesser. Une énorme bête, moitié loup-moitié panthère les attaqua. L’animal était difforme, la moitié de sa tête était loup, l’autre panthère, donnant un visuel assez désagréable à regarder et il en allait de même avec son corps. Il tua les trois individus pour se venger et ne laissa que des tas de chair sur son passage, rendant l’identification des corps compliqués. Cet acte le marqua car il n’avait jamais utilisé sa capacité à se changer dans ce but et encore moins pour tuer. Il en parla à ses amoureux, Evy lui en voulu pendant des semaines, ne comprenant pas pourquoi il ne les avait pas tout simplement dénoncé aux flics. Aiden lui était plus compréhensible et trouvait son acte parfaitement justifié. Ils leur avaient prit Alexya, ces hommes ne méritaient pas de vivre plus longtemps. Mais depuis ce jour, Skey devait faire encore plus attention à ses transformations car la rumeur d’un monstre dans les parages se répandit dans les rues du quartier. Mais rien d’alarmant et puisque aucun autre incident de ce genre ne se fit, la police pensa finalement à des chiens errants. Et dans les journaux, Skey pu même lire qu’un groupe de chiens errants fut piqués, écartant tous dangers pour lui.

Au fil du temps, Skey découvre qu’il peut apaiser les siens, souvent des enfants en proie à des peurs nocturnes, que ni Evy ni Aiden parvenaient à consoler et calmer. Il se rendit compte que ça fonctionnait aussi face à des junkies en manques qu’il connaissait depuis des années, qui réclamaient de la drogue. Et c’est dans cette même année, que le Cauchemar devint écœuré par Evy et Aiden pendant une période donnée. Cela affecta leur relation, bien que les deux finirent par comprendre qu’il n’était pas responsable de ce comportement. Malgré tout, Skey les vit se rapprocher l’un de l’autre et le mettre de côté chaque début d’année. Mais il ne leur en voulait pas, après tout, il était différent d’eux.

La vie continua ainsi, avec des hauts et des bas, comme toutes familles mais avec leur maturité et leur expérience de vie, il leur était plus facile de s’occuper des enfants, d’en recueillir de nouveaux. Et Skey devait apprendre à ne pas aller rendre visite à certaines familles dont les enfants fuguaient à cause des traitements qu’ils subissaient. Il n’était d’ailleurs pas rare qu’il aille dans la salle de boxe du quartier pour échanger quelques coups dans ces moments.

Puis la fin du monde arriva. Ce jour là, la petite troupe était en train de piqueniquer dans un parc national de la région. Les grands étaient de repos et les enfants n’allaient pas à l’école. Ils ont d’abord vu d’étranges lumières dans le ciel et ont mit un petit temps avant de comprendre de quoi il s’agissait. Qui aurait pu penser à des missiles ? Personne. La panique a vite prit chez les enfants, qui commencèrent à trembler et pleurer. Skey les calma grâce à son pouvoir alors qu’ils mettaient les enfants dans les deux voitures. Il fallait décider de l’endroit où se rendre et le plus rapidement possible. Ils parlèrent d’abris antiradiations sans vraiment savoir où en trouver, ce n’était pas vraiment une information que l’on cherche à savoir dans sa vie de tous les jours. Sauf que Jacob, un jeune garçon passionné d’armée et de base militaire leur indiqua qu’un ancien site de missile se trouvait pas très loin de là. D’après ce qu’il avait lu dans ses livres, l’endroit devait être abandonné depuis des années, car il servait pendant la guerre froide. Skey décida de lui faire confiance, tout comme Evy et Aiden. Ils n’avaient de toute façon pas l’intention d’aller en ville, ce serait trop risqué et compliquer avec la population probablement incontrôlable. En une quinzaine de minutes, ils arrivèrent sur place. La plus part des personnes venues dans le parc partaient, probablement pour rejoindre de la famille. Skey porta deux enfants dans ses bras pour aller plus vite, le panneau d’interdiction d’entrer leur indiqua que Jacob avait surement raison. L’endroit avait l’air effectivement abandonné, avec la clôture dégradée et les bâtiments en mauvais état. Mais ils n’avaient pas d’autres choix que d’y pénétrer.

Skey y alla en premier, crochetant l’énorme cadenas mit en place pour empêcher les entrées indésirables. L’endroit sentait mauvais, le renfermé et autres odeurs désagréables mais dans l’ensemble, c’était mieux que rien. Au sous-sol, il découvrit plusieurs pièces spécifiées à la sécurité radioactive. Les autres le rejoignirent, il fallait mettre en sécurité les enfants et vérifier au mieux s’il n’y avait pas d’entrées d’air dans la pièce une fois fermées. Aiden s’occupa de regarder les générateurs, voir s’il n’y avait pas de système de recyclage d’air. Il dû le remettre en route mais la vétusté de l’aménagement lui faisait peur et craindre l’arrêt subite du système. Mais ils n’avaient pas mieux alors ils s’en contentèrent. Evy s’occupa de rassurer les plus jeunes pendant que Skey allait et venait pour descendre la nourriture qu’ils avaient amenée pour le piquenique. Très peu de chose aux final, vu la situation. Et finalement, il décida d’aller en chercher davantage avant qu’il ne le puisse plus, que les magasins soient prit d’assaut et vidés. Charlie se joignit à lui, têtue, elle ne le laissa pas partir seul. Il accepta à contre cœur mais sur le chemin, son aide fut précieuse. Il mit toute la journée pour remplir la voiture de conserves et eau en bouteille dans tout ce chaos. Il du se battre pour garder ses biens et même tuer deux hommes. Il récupéra leur couteau au passage. Skey se transformait mentalement, ne ressentant pas vraiment de culpabilité face à ce geste. Le paysage était transformé, les gens se battaient comme des chiens pour obtenir ce qu’ils désiraient et le Cauchemar s’était procuré ces vivres sans faire de mal à personne, alors si on tentait de les lui prendre, il répliquait. Il put aller plus vite dans leur démarche grâce à la présence de Charlie, bien qu’elle tremblait de peur lorsqu’ils entendirent parler de guerre. En arrivant, il entendit Evy et Aiden se disputer, de ce qu’il comprit, Skey avait disparut, il devait être parti seul et les avait abandonnés. A cet instant, le blond sut qu’elle avait perdu confiance en lui et probablement depuis un moment. Ca attrista l’intéressé mais il remercia intérieurement Aiden d’être de son côté. C’est à ce moment qu’il se fit entendre et demanda de l’aide à descendre la nourriture qu’il avait trouvée, quelques vêtements et médicaments. Il avait entendu un jour, surement dans un film catastrophe, qu’il fallait porter des habits amples en cas de radioactivité et en plusieurs couches. Alors Aiden qui l’aida, l’écouta. Avec un peu de chance, ils allaient pouvoir survivre un petit moment.

La première nuit, ils dormirent au sous-sol, enfermés dans une des pièces choisies. Skey et Aiden eux ne purent pas fermer l’œil de la nuit, veillant sur les leurs avec une grande appréhension. Certaines paroles ont été prononcées, révélant au Cauchemar tout l’amour que lui portait son frère d’infortune. Ils sortirent de la pièce pour se lier, peut-être une dernière fois, si tout se passait mal et pour une fois, ils n’étaient que deux. Skey n’oubliera jamais ce moment, encore aujourd’hui ; Aiden restera le plus bel homme qu’il n’ait jamais vu à ses yeux, qu’importe s’il n’était pas un bel apollon aux yeux des autres. Ils n’en parlèrent pas à Evy, désirant garder cet instant de plaisir pour eux seuls. Egoïstes ? Peut-être.  

Le don d’apaisement de Skey fut utile de nombreuses fois, avec tout le monde, lorsque le temps se faisait vraiment long et que l’envie de voir le soleil, de sentir le vent sur les peaux se faisait trop attrayant. Evy commença à faire également des crises de jalousie, comme si c’était le moment, en période de guerre –car pour eux, c’était ça- en voyant souvent Aiden aller dans les bras du Cauchemar. L’hiver, malgré qu’ils furent enfermés et à l’abri du vent, il devait revêtir sa forme animale pour réchauffer le plus de monde possible. Il prenait beaucoup de place, si bien que bouger devenait vite compliqué dans ces moments. Seul le coin réservé aux toilettes, derrière une porte rattaché à la pièce et où la nourriture était entreposait, permettait de faire quelques pas et bouger convenablement. Les ressources étaient donnés au compte-gouttes, pas plus d’une boite tous les trois jours et il arrivait que les plus grands ne mangent qu’une fois par semaine pour économiser un maximum. Skey en ressenti les effets car il se retrouva fatigué et souvent prit de nausées.

Et malheureusement, Jacob tomba malade à son tour. Il commença à avoir des nausées, à être plus faible que les autres et au fil des jours –des semaines ?- des diarrhées sanglantes eurent raison de lui. Ce fut le premier à les quitter, celui qui leur avait permit de survivre dans les premiers mois - ?- de la catastrophe. Il leur était impossible de savoir depuis combien de temps ils se trouvaient là, la montre d’Evy a finit par lâcher et le compte des jours ne pu plus se faire. Skey emporta le corps à l’extérieur de la pièce, lui, car il se sentait en quelque sorte responsable. Il eut du mal à calmer sa famille car lui-même avait des difficultés à surmonter cette perte. Malheureusement pour lui, cela ne s’arrêta pas là et deux autres enfants partirent avant que ça ne soit le tour d’Aiden. Son dernier souvenir est le baiser qu’il lui donna ainsi que des plaques militaires qu’il s’était fait il y avait des années. Evy ne fut plus la même à partir de ce jour, devenant froide et distance avec tout le monde, maudissant Skey de ne pas avoir pu le sauver et parfois, lui disant qu’elle aurait préféré le voir mort plutôt qu’Aiden. Il ne lui en a jamais voulu, qu’importe ce qu’elle disait et les coups qu’elle essayait de lui porter. Il comprenait sa douleur.

Un jour, alors qu’ils n’étaient plus que quatre, que l’urine avait remplacé l’eau comme liquide, des bruits à l’étage se firent entendre. Skey alla y jeter un œil. Il s’agissait d’individus louches –pour avoir vécu avec un gang, il savait les reconnaitre- qui fouillaient tous les recoins de la ville. Ils portaient des espèces de tenues d’astronautes, peut-être pour les protéger des radiations ? Il n’en savait rien. Ca aurait pu s’arrêter là, si seulement Béatrice ne s’était pas montrée ! La jeune fille, entendant des voix inconnues pensait qu’ils allaient être sauvé. Les hommes virent en la fillette une sorte d’aubaine d’une envie malsaine. La transformation de Skey les prit de cours et il déchiqueta chacun d’entre eux sous les yeux de la petite. Elle eut peur de lui depuis ce jour mais cela ne dura guère longtemps, sortir de la pièce n’était pas une bonne idée, remonter à la surface encore moins et elle mourut quelques jours plus tard, d’une hémorragie.

Au final, après un an et demi d’enfermement, à rationner la nourriture pour tenir le plus longtemps, à voir les membres de sa famille mourir sous ses yeux sans qu’il ne puisse rien faire, Skey finit par se retrouver seul. Evy fut la dernière à le quitter et sa colère suite à la perte d’Aiden s’était transformée en haine, si bien que le dernier souvenir qu’il emporte d’elle ce sont des mots de haine et d’antipathie à son égard. Chose qu’il aurait pu se passer mais il comprenait qu’elle ait eu besoin de quelqu’un à haïr.

Il quitta leur abri car il lui était impossible de rester ici plus longtemps, pas avec tous les souvenirs qui le hantaient. Il prit la dernière boite de haricots rouges qui leur restaient. S’il pensait mourir ? Oui mais autant que ce soit à l’extérieur. Le seul problème, c’était la nuit. Il n’y avait pas une pointe de lumière et la seule source qu’il possédait était trois lampes de poche à recharger manuellement qu’il avait trouvée sur l’ancien site militaire. En fonction du temps qu’elles mettront à ne plus pouvoir se recharger, il continuera à marcher. Il n’avait aucun but et aucune destination. Peut-être espérait-il trouver des survivants à la catastrophe ? C’était bien la seule motivation qui le faisait continuer à aller de l’avant. Et peut-être que seules les personnes comme lui pourraient avoir survécues ? Il lui aurait fallut attendre la fin du monde pour ça ? Foutu destin.

Skey ne sait pas combien de temps il marcha avant de tomber sur un groupe d’individu. Ils étaient réunis auprès d’un feu, parlant et riant très fort. Ils semblaient avoir un centre d’intérêt important puisqu’ils ne le virent pas arriver. Il songea à ne pas s’arrêter, à continuer sa route car même sans les connaitre, il savait que ce n’était pas eux qu’il cherchait. Sauf qu’une étrange sensation l’incita à aller dans leur direction. Il la senti avant de la voir. Une jeune femme, simplement vêtue et attachée avec des chaines. Sur le coup, il crut mal voir et aurait songé à la drogue si ce n’était pas la fin du monde. Mais il était clean depuis des années. Son arrivée finit par se voir et ne pas plaire. Surement n’aimaient-ils pas les étrangers ? Quoique un homme lança qu’ils pourraient se mettre de la viande sous les dents aujourd’hui. Ils étaient devenus cannibales ? Peu lui importait, son regard était rivé sur la jeune femme. C’était comme si elle l’appelait et comme si avec elle, il avait enfin trouvé ce qu’il cherchait. Sauf qu’évidemment, on ne lui laissa pas la prendre sans résistance. Skey prit sa forme animale pour être plus rapide face à ce groupe armé et les tua un à un sous les yeux de l’inconnue. Chose étrange, elle ne sembla pas prendre peur. Même lorsqu’il vient la sentir. Elle lui caressa la tête et sourit. Skey la libéra une fois redevenu humain et ils parlèrent. Elle lui expliqua qu’elle était  comme lui, une Cauchemar. Comment le savait-elle ? Car elle faisait le voyage avec son frère, Cauchemar comme elle, qui avait succombé à la radioactivité. Ils étaient des descendants de créatures créées dans un laboratoire. Luna ne connaissait pas toute l’histoire ni son origine mais c’était le récit que lui racontait son ainé, pour qu’elle sache d’où elle venait. Son animal ? Une chouette effraie. Rien de bien imposant ou qui lui permette de se défendre, juste de fuir. Et ces hommes l’avaient capturé, pensant la manger, avant qu’elle ne se transforme en humaine. Ils ne la mangèrent pas, préférant davantage profiter de son corps féminin dans ce monde désolé. Avant de quitter les lieux, ils découpèrent quelques morceaux chez ces survivants et les firent cuire, histoire d’avoir un peu de viande sur le chemin.

Ce fut la première Cauchemar a croisé sa route mais pas la dernière. Ils marchèrent sans destination, jusqu’à tomber au fil et à mesure, sur d’autres Cauchemars. Chose étrange, ils étaient souvent faibles et se sentaient comme attirés vers Skey et lui se sentait comme obligé de les accueillir et de les garder près de lui. Il ressentait cette envie de les protéger. Inconsciemment au départ, il devint un alpha naturellement, sans se poser de question et sans trouver cela étrange. Il avait toujours protégé les siens et aujourd’hui, ces gens, ces Cauchemars étaient sa raison de vivre. La raison pour laquelle il voulait continuer à avancer, essayer de trouver un endroit meilleur pour eux. Ils étaient six lorsqu’ils rencontrèrent une autre meute de Cauchemars. L’alpha adverse dégageait une aura de violence et de bestialité qui ne plut pas à Skey. Et ce qui plus encore moins, fut lorsqu’il lui ordonna de se plier à lui. Il était tout simplement hors de question pour le blond d’abandonné les siens et de les donner à un autre, encore moins lorsqu’il sentait qu’ils ne seraient pas mieux traiter. Ce fut son premier combat en tant qu’Alpha pour protéger les siens. L’autre, une hyène était plus rapide que lui, mais ses puissantes pattes de panthères parvinrent à venir à bout de son adversaire. Il faillit le laisser en vie mais l’une des Cauchemars de la meute adverse lui héla de le tuer. Elle dégageait elle-même une aura qui aurait pu être celle d’un Alpha et puisque les autres ne cherchèrent pas à plaider pour lui, il lui arracha la tête à coups de crocs.

Ces quatre individus lui expliquèrent leur situation. Le retournement de situation à la rencontre de cet alpha qu’ils n’avaient pas pu repousser ou se détourner. Leyna était l’ancienne alpha mais elle avait perdu dans sa lutte et c’était vue perdre sa place et les siens. Elle aurait pu partir et poursuivre seule mais elle ne pouvait pas s’y résoudre. Elle avait perdu son statut mais pas son envie de les protéger, alors elle était restée. Quelque chose se passa entre elle et Skey ; une attirance qu’il n’avait pas connu depuis Aiden.

Sur la route, ils perdirent des membres et en trouvèrent d’autres ; Skey sombrant chaque fois dans une sorte de dépression et chaque fois, il faisait en sorte de devenir meilleur pour ceux qui restaient, qui continuaient à le suivre et à croire en lui, à le rejoindre sur leur route. Il finit par se lier à Leyna, une Cauchemar renard argenté qui lui donna son gène après plusieurs relations. Elle aurait fait également une bonne alpha, ayant de bonnes idées et de bons conseils malheureusement, elle se savait incapable de rivaliser sur le domaine de la force et même si cela ne fait pas tout, ça aide beaucoup lors d’affrontement.

Ils entendirent parler d’une ville où les radiations ne touchaient personne, une ville où les gens continuaient de vivre normalement, comme si le reste du monde n’était pas en train de mourir à petit feu. Ils décidèrent d’y aller, n’ayant pas de meilleure piste pour l’heure mais Skey restait septique quant à cette ville. Existait-elle vraiment ? Acceptait-elle des réfugiés ? Des gens comme eux ? Il ne voulait prendre aucun risque avec ça et ne prendrait pas de décisions hâtives. Ils arrivèrent près d’une espèce de dôme mais ce qui les rassura davantage que l’enceinte métallique, ce fut la présence de ce lac. Certes, il n’avait rien d’attrayant et de rassurant en soi mais certains animaux –parfois difformes- s’y rassemblaient et quelques plantes –difformes également- semblaient y pousser. Alors effectivement, ce ne serait pas le grand luxe mais c’était toujours plus de vie que lors de leur voyage.

Sauf que voila, ils n’étaient pas les seuls à avoir entendu parler de cette histoire ou même à être arrivés jusqu’ici. Les choses sérieuses devaient commencer et pas des plus agréables : se battre pour garder son territoire. Skey et les siens arrivés en terrain inoccupé purent commencer à s’établir sans accrochages. Ils ne s’approchaient pas trop du lac mais préférèrent les végétaux car avec eux se trouvait une ancienne biologique et même sans son matériel, elle pensait pouvoir faire des choses. L’alpha s’organisa avec sa meute, des tours de garde, des petites missions de repérage pour les cauchemars les plus furtifs, la recherche de vivres et surtout, un endroit où se reposer et prendre soin des plus faibles. Ils s’organisèrent selon les spécificités de chacun, pour que tous ait quelque chose à faire et se sente utile, quant à Skey, il veillait sur eux. Dès qu’un Cauchemar étranger s’approchait de son périmètre, il allait à sa rencontre ; en fonction de son aura, il se montrait plus ou moins agressif. Il ne fut jamais celui qui attaqua le premier car il ne voulait pas blesser d’autres Cauchemars, quant bien même ils ne faisaient pas partis de sa meute. Malheureusement, il y eut des affrontements inévitables avec des alphas désireux de prendre leur emplacement ou même ses membres. Leyna était infirmière et il lui arrivait de soigner –avec l’accord de Skey- d’autres Cauchemars, ce qui n’était pas au goût de tous.

L’épisome fut blessé à de nombreuses reprises, gardant encore aujourd’hui sur son corps, certaines marques de ses combats mais jamais il ne tomba. Il lui arrivait de perdre connaissance après sa victoire, entre les mains de Leyna mais jamais il ne se montrait faible devant des adversaires. Il ne tuait pas systématiquement les alphas, leur demandant de rejoindre sa meute, sa protection et d’œuvrer pour le bien de tous. Ceux qui refusaient mais acceptaient une certaine alliance survivaient. D’autres, trop haineux quant à leur défaite, ceux qui voulaient tricher dans ces combats vitaux, ne se relevaient pas. Les meutes dissoutes pouvaient le rejoindre, s’ils se soumettaient à son autorité. Il utilisa d’ailleurs de son aura pour être craint de certains. On disait de lui qu’il était trop gentil avec ses ennemis mais il détrompa ces rumeurs avec ces actes. Skey n’était pas violent et meurtrier par plaisir, ne ressentant aucun plaisir à prendre la vie d’un Cauchemar, même qui venait le défier, mais il ne rechignait jamais à tuer. S’il le fallait, il le faisait sans état d’âme car il gardait toujours à l’esprit que ses actes n’avaient qu’un seul but : assurer la protection des siens. Et s’il le pouvait, des Cauchemars en général.

C’est dans cette optique, qu’après de nombreux combats entre les différentes meutes, les alphas se mirent d’accord, ils décidèrent d’un cessez-le-feu pour arrêter ces massacres. Mais avant de pouvoir s’établir correctement, de décider d’un véritable leader, un violent nuage radioactif toucha la zone. Beaucoup de Cauchemars les plus faibles tombèrent gravement malades. Skey prit l’initiative de faire le tour de toutes les meutes, accompagné de Luna et deux autres membres de sa meute, donnant les quelques conseils médicaux qu’il avait apprit au fil du temps auprès de Leyna ; demandant à certaines meutes avec plus de place d’accueillir les malades les plus proches d’eux et portant lui-même certains malades quand les alphas ne le pouvaient pas –déjà en train de s’occuper des leurs- pour les ramener sur les différents territoires. Il demanda s’il n’y avait pas d’autres médecins, infirmiers ou membre du corps médical pour prêter main forte à ceux déjà au travail, que si plus de personne s’y mettait, plus ils pourraient peut-être sauver des personnes. Leyna s’occupait d’eux comme s’ils faisaient partis de leur meute, utilisant parfois leurs derniers ingrédients de soin dans l’espoir de soulager –à défaut de réellement soigner- les malades. Qu’importe si cela ne servait à rien. Et malheureusement, lorsque certains souffraient trop pour rien, Skey s’occupait de mettre fin à leur jour, pour leur éviter de la douleur inutile. Il ne le faisait pas sans l’aval des alphas respectifs mais il estimait que perdre un membre était déjà difficile à supporter pour eux, il était inutile de leur infliger ce drame supplémentaire.

Lorsque les portes s’ouvrirent une première fois, il envoya deux de ses membres à l’intérieur de la zone saine. Des Cauchemars discrets et aux animaux furtifs. Il lui fallait des informations, des idées de ce qui se passait là-dedans. Il reste des mois sans nouvelles, sans voir le dôme s’ouvrir, jusqu’à ce qu’enfin, il le fasse, faisant revenir l’un des siens. L’autre s’étant fait prendre par une sorte d’organisme médical. L’espion relate tout ce qu’il avait découvert pendant ces quelques mois, notant combien les habitants sont sains –parfois étranges- mais qu’ils vivent avec de meilleurs moyens qu’eux. Skey en fait part aux autres alphas, considérant que c’était l’affaire de tous et qu’en unissant réellement leur force, ils pourraient arriver à quelque chose. Il leur fallait davantage d’agents, notamment pour être en liaison avec eux et les clans d’insurgés à l’intérieur. Il fallait essayer de trouver des alliés dans ces murs, dans cette enceinte imperméable mais aux ouvertures subites et incontrôlées d’après les dires. Des discussions eurent lieux entre tous les dirigeants de meute, chacun donnant son avis pour le but commun. Il fut décidé d’instaurer une hiérarchie entre les membres de cette immense meute –Skey tenait à ce que les différents alphas comprennent la nécessité de l’appeler ainsi-, sans distinction d’appartenance.

Le blond demanda à ce que les Griffes s’entrainent ensemble, pour échanger leur mode de combat dans l’optique de s’améliorer, les médecins devaient échangés leurs méthodes et astuces de soin ou d’amélioration de vie et ainsi de suite. Tous se devaient d’avoir un rôle et une place à jouer dans leur nouveau monde pour ne laisser personne derrière et donner l’impression d’être inutile car ce n’est jamais un bon sentiment, surtout dans les moments difficiles. Skey dut néanmoins montrer qu’il n’était pas qu’un beau parleur, qu’il savait également être un bon combattant sur le terrain. Dans l’optique de choisir un alpha supérieur, un dernier affrontement eu lieu entre tous les meneurs, pour distinguer les meilleurs aux combats car sans force un alpha ne peut durer longtemps au pouvoir, il se fait renverser par plus fort que lui. L’épisome parvient à gagner une partie de ses combats ; montrant entre chaque combat sa capacité à changer de forme –personne ne sait que c’est aléatoire, il fait comme s’il le contrôlait- pour surprendre ses adversaires. Certains, avec qui il s’entendait plutôt cordialement refusèrent de se battre contre lui, reconnaissant la possibilité qu’il puisse être un bon alpha. D’autres le firent tomber, car plus puissant physiquement et il l’acceptait. Et d’autres encore refusèrent d’accepter ses victoires. Tous purent assister aux différents combats pour se donner une idée des capacités de chaque alpha prétendant au poste de Suprême. Skey n’avait accepté de participer à toutes les épreuves organisées, uniquement car sa meute l’y avait poussé et parce qu’il craignait de tomber sur un mauvais meneur. Ca ne le dérangeait pas, à la limite, de suivre quelqu’un capable de les mener à une vie meilleure, malheureusement, les alphas désirant fonder un avenir ensemble n’étaient pas si nombreux. Beaucoup pensaient d’abord à leur propre meute, sans voir les autres comme des alliées. Une autre épreuve arriva : observer leur façon d’analyser les choses et de réagir en conséquence, si bien qu’on leur demanda des plans d’attaque et de défense pour leur territoire. Le plus gros défaut de Skey était de vouloir protéger les plus faibles avant toutes choses et d’attaquer ensuite. Un alpha cinglait que « la meilleure défense est l’attaque », sans se préoccuper des pertes, en envoyant les membres de meute autre que la sienne sur le terrain. Une violente dispute eut lieu entre les deux alphas, chacun donnant son point de vue sur la question et au final, aucun terrain d’entente ne fut trouver. Il était hors de question pour le blond d’envoyer d’autres meutes au combat si la sienne ne participait pas, il ne comprenait même pas comment l’autre pouvait dire une chose pareille et espérer tous les gouverner. Le devoir de l’alpha est de protéger les siens, le suprême doit tous les protéger. Durant la semaine qui menait au vote, quelques alphas essayèrent de récolter quelques voix, parmi les meutes adversaires, souvent par la violence et la peur. Leyna –qui se baladait de meute en meute avec certains médecins- ne laissa pas faire, s’interposant et défendant les autres Cauchemars ; un acte vu comme le prolongement de la volonté de son alpha. Elle n’en sorti pas totalement indemne mais elle était satisfaite du résultat. Skey quant à lui allait plutôt parler avec les alphas les plus faibles, qu’il avait battu mais pas soumis à sa volonté. Un ou deux, après une soirée dans son lit –de fortune- changèrent d’avis et se soumirent le lendemain, à la vue de tous. Ce n’était pas la méthode que préférait l’épisome mais ça ne lui coutait rien, juste de sa personne. Le dernier test fut d’établir comment assurer la survie de tous, au niveau de la nourriture, car les conditions étaient déplorables et les vivres manquaient, le Corps commençait à aller de plus en plus loin pour trouver de quoi nourrir le plus grand nombre, une solution qui ne pourrait durer très longtemps. Skey fut l’un des seuls à proposer un ravitaillement grâce au dôme. Les espions parlaient de marché noir entre criminels et mendiants, s’ils pouvaient fournir ces derniers en ce qu’ils désiraient, alors ça pourrait fonctionner. Le tout, c’était de savoir ce que pourrait vouloir ces gens à l’abri sous ce métal, peut-être devrait-il lui-même se rendre sur place pour rencontrer certains de ces criminels ? Son autre idée était de cultiver en profondeur, dans les cavités souterraines nettoyées de l’acidité du lac. Là-dessus, les biologistes se penchaient sur la question.
Quand vient le vote, chaque queues, griffes, corps et alphas durent se positionner derrière celui qu’il sentait le plus digne de confiance, celui auxquels ils se soumettaient et mettaient leur vie entre ses mains. Skey obtint une grande majorité des voix et il essaya de convaincre les derniers récalcitrants à son rang en leur expliquant une dernière fois ce qu’il comptait faire pour eux : son but était la survie des Cauchemars, la guérison des Hybris qui le désiraient –il fallait bien faire quelques concessions- et avec le temps et de l’effort prendre une partie de la ville pour eux.


Murphy
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