Notre monde est détruit.
WWIII, l'ultime guerre, l'a anéanti il y a déjà deux ans.
Obligé de se cacher la première année, aucun survivant ne sait vraiment ce qui s’est produit.
Aujourd'hui, la terre n'est qu'un enfer perpétuel, où chacun tente de tenir un jour de plus.
Au cœur de cette horreur se trouve MadTown, seul vestige de notre civilisation passée.
Dans cette ville, la vie continue son cours, ignorant les affres de cette fin des temps.
Depuis sa découverte, les survivants se pressent aux parois du dôme.
Ceux qui refusent la surveillance permanente s'entassent aux alentours, quand ils ne rejoignent pas les rangs des dissidents.

Combien de temps encore, les immortels tiendront-ils la ville ?
Les nouveautés
► 14/11/2018 : Anna rentre dans le staff, elle se chargera des partenariat. Un grand merci à elle !
► 23/06/2018 : Venez semer la Discord !
► 22/06/2018 : Nouvel event contextuel Freedom
► 10/06/2018 : Bienvenue en Mars 2017 !
(...)
► avril 2014 : Ouverture du forum
Important
Forum R18: contenu mature et violent. Les relations homosexuelles sont les bienvenues. Minimum : 300 mots, 1 RP/mois
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Le contexte vient du fondateur. Le thème est un généreux don de Myrddin d'Epicode/John d'Insomnia. Quelques codes viennent de Cccrush.
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Reinhard

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Sam 21 Juil 2018, 23:02

Willhelm
Neumann
Orientation : Pansexuel
Peurs : A découvrir
Ambitions : Mystères ~

▬ ft. sakuma rei de Ensemble Star


Âge : 98 ans // 27 ans
Nationalité : Inconnue
Carnation : Pâle, marquée. D’un blanc cendreux. Chaleur ambiante.
Taille : 177 cm || 70 kg
Corpulence : Légère. La souplesse a été privilégiée à la force.
Cheveux : Corbeau, mi-long, ondulé, légers et volatils.
Yeux : Pourpre sanglant, achromat cérébral
Cicatrices : Origines disparates, assez nombreuses.
Vêtement : Sombre uniquement, bien habillé en général.
Accessoires : Rosaire luxueux cachant un poignard. Chevalières en acier à l’auriculaire droit, avec compartiment secret. Boucle d’oreille gauche sertie d’un rubis servant de traceur.
Tic : Porte souvent ses doigts à ses lèvres ou cache partiellement son visage.
Dentition : Canines rétractables, souvenir de son passé de saigneurs, inutile désormais.
Démarche : Légère, dynamique, sauf sous la chaleur.


► Situation raciale : Cauchemars indomptable, serpent python réticulé (18m de longue, 400kg, 0.6 0m de diamètre

► Classe Social : Prédateur queue, Evéne. Passe pour un nanoïd.
Bien qu'il ai tenté d'ouvrir un cabinet psychologique, le manque de succès le pousse à cumuler les jobs éphémère, lui permettant de toucher à tout. Ses heures de bénévoles sont dédié à l'université, en tant que professeur en psychologie.



► Biens : Portable, accessoires divers, briquet, appareil photo... Rien de particulier en somme. Sauf qu'on y regarde de plus prêt: il s'agit d'armes de survivants, d'objets détournés en somme


► Hacking : BioHazard est trop dangereux pour qu'il s'y risque: le jeu n'en vaudrait pas la chandelle. Néanmoins, ces talents l'aident lorsqu'il a besoin d'espionner certaines personnes
“Connaître, c’est comprendre toute chose au mieux de nos intérêts.”

Monsieur Neumann est un sujet dont les facultés intellectuelles sont nettement supérieures à la normal. (…) Manifestement, il présente un trouble envahissant du développement allié à un trouble de la personnalité antisociale. (…)

Le syndrome d’Asperger se traduit par des difficultés significatives dans le domaine des interactions sociales, associées à une préoccupation égocentrique pour le domaine de la psychologie. De plus, je rapport une légère maladresse physique, peu décelable. (…)

Lors de ses communications verbales, il lui arrive d’entamer de longs monologues, principalement lorsqu’on évoque son centre d’intérêt, sans comprendre ni voir la lassitude de ses interlocuteurs, ni leur permettre de changer de sujet ou tout au moins de mettre un terme à la conversation. Un caractère qu’il préfère manifestement passer pour du mépris ou de l’égocentrisme, refusant d’admettre l’immaturité de son empathie. Un autre cas de figure est son mutisme sélectif, il parle à quelques personnes, de manière excessive, mais ne dit pas un mot aux autres. Toutes ses altercations sociales ne sont qu’imitations, pour palier à ses difficultés il lui a suffi d’apprendre les codes qui régit notre société. Son intelligence lui permet de compenser le temps de réflexion anormal, comme la quantité d’informations écrasantes qu’il perçoit. Confronté à ses limites, il refuse d’admettre ses erreurs et évite de demander de l’aide. A l’inverse, il se complet à signaler celles des autres.

Peu visible, sa propension à suivre une routine inflexible se présente sous des critères dissociatifs. Sa tendance va à intellectualiser plutôt qu'à l'intuition. Son langage revête un intérêt clinique : prosodie pauvre, discours tangentiel et circonstanciel (beaucoup de détails inutiles s’éloignant du sujet initial). L’intonation a une portée limitée : généralement faible, devenant rapide lorsqu’il s’oublie, se teintant d’incohérences. Sa pensée est particulière, puisque visuelle (au lieu de se basée sur des mots, elle s'appuie sur un registre imagé).

L’hypersensibilité atteint ses sens, en témoignent une intolérance aux bruits indésirables, une faiblesse face aux lumière vives, un refus des contacts physiques et une aversion pour les sensations inconfortables. Ses difficultés alimentaires doivent y être reliées. Les incessants efforts fournis pour paraître dans la norme requiert un état d’alerte permanent et le pousse vers l’épuisement mental comme physique. Ces symptômes sont principalement visibles en cas de stress intense, sans quoi il les dissimule avec magistrat.

(...)
La sociopathie est caractérisée par une tendance générale à l’indifférence vis-à-vis des normes sociales, des droits d’autrui, avec de surcroît un comportement impulsif. (...) La forme est empathique : il comprend les émotions, mais ses réactions ne sont pas conformes vis-à-vis des normes, qu’il se refuse à valider. Sa prédation va dans le domaine de la manipulation, il choisit narcissiquement de ne pas prendre en compte les émotions d’autrui pour satisfaire son propre plaisir. La réalité de son trouble est sans équivoque : l’indifférence qu’il démontre face à la possibilité d’être blessé ou de devoir souffrir, comme l’absence de crainte, en est une preuve incontestable. Toutefois, une lutte profonde enclave cette propension psychopathe. Par divers efforts, il tente de la contrôler, principalement en l’emmurant au plus profond de sa conscience. (…)

Ces pathologies peuvent expliquer ses capacités intellectuelles incroyables, comme son comportement particulier. Je préconise la plus grande prudence lors de vos contacts avec le sujet (…)



Ton nom sera JUDHA
► Circoncision - 22 juillet 1920
Aucun souvenir

► Morsure | pouce gauche - 04 Mai 1925

Les couleurs chatoyantes de ses vêtements brillent dans l’obscurité, alors le corps du jeune garçon se blottit contre les tissus. L’odeur chaude et épicée, caractéristique de la fragrance maternelle, ne suffit pas à le calmer. A nouveau, les voilages qui ferment la tente s’agitent, sous la main brusque et puissante d’un homme. La colère tend ses muscles et sa voix, bien que calme, vibre sous la menace.
- Ton fils s’est encore fait mordre, Esma. C’est la troisième fois cette semaine. Regard-le, incapable d’ouvrir le bocal pour nourrir les singes ! Que vas-ton faire de lui ?
- … Il est gentil et lit beaucoup. Peut-être deviendra-t-il compteur ?
- Pour ça, il faudrait encore qu’il sache parler ! Cet enfant est un incapable ! Regard le... À son âge, c’est une honte de pas réussir à fermer les boutons de sa veste.
- Il est juste un peu lent...
- Lent ? Tout ce que tu lui apprends passe dans une oreille et ressort de l’autre. En plus, il fait fuir tes clients avec son hygiène douteuse. Ce gamin va nous mettre sur la paille !
- Il n’apprécie pas l’ea
u... Laisse-lui un peu de temps, je t’en prie. Je... Je m’en occuperais mieux. S’il te plait...
Déjà, le concerné quitte la pièce, après s’être faufilé sous la table. La suite est sans intérêt ; Esma sa mère, arrivera comme toujours à ce que l’homme change d’avis. Nul n’a son pareil pour manipuler son entourage.

► Emprunte de boucles de ceinture || omoplate et haut du corp - 11 Janvier 1926

- Cette fois, ta mère n’est pas là pour te protéger. Retire ton haut. Rah.. Tu ne sais pas, c’est ça ? Sale morveux...
La poigne du dresseur d’ours l’empêche de se débattre tandis qu’il lui arrache plus qu’il ne lui enlève son vêtement.
- Reste à genoux, regard le mur. Je vais t’apprendre à dérober ta propre famille !
Dans son dos retentit le bruis d’une lourde ceinture défaite. Premier coup, premier cris. Las bas, de l’autre côté du camp, la fête bat son plein, la musique envoutante emporte ses hurlements.
- Redresse-toi ! Tu connais la règle : un vol, un coup ! Le mouchoir de Lidvia. Le pendentif de Django. La pièce ancienne de Panna. La photographie de Diego…
Les coups pleuvent, associés à chaque crime. L’enfant tremble, tombe mais à chaque fois, la grande main agrippe ses cheveux pour le relever. Lorsque le dernier noms retentit, son châtiment prend fin..
- Pas encore ! Demande pardon. Tu m’entends ? Je continuerais jusqu’à ce que tu te repentes. Il n’y a que comme ça que tu apprends, hein ?! Allez, demande pardon !
Ses lèvres bougent, mais le son meurt avant d’être expulsé. Alors, la douleur le gagne, encore et encore... Finira-t-elle par avoir raison de sa gorge réfractaire ?

► Griffe, écorchures || épaules et genoux – 20 novembre 1927

Les aboiements se rapprochent, sa main serre celle de sa mère. La neige rend leur course difficile, où se trouve le mur salvateur, censé les protéger de cette meute ? Un caillou roule sous la plante de ses pieds, croquant sa cheville. Sa main glisse contre la peau maternelle tandis que son corps s’effondre au sol, glissant douloureusement le long de la pente, pour le renvoyer au pied de la colline. Aussitôt, le meneur se jette sur lui ; ses puissantes griffes s’enfoncent dans ses chaires, son souffles brulants sur sa nuque... Un bâton, de justesse, stoppe les crocs argentés, avant qu’ils ne le mettent en charpie. Une slave de coup, désespérée, repousse l’animal. Sans attendre, sa sauveuse l’attrape solidement pour le porter, comme dans les premiers mois de sa vie. Leur course poursuite reprend, sous les cris des hommes.
- Esma, reviens ! Tu ne peux pas t’enfuir, tu appartiens à la famille ! Ou que tu ailles, on te retrouvera !


Tu répondras au nom de Celan Arkheman

► Ecorchure | Coude gauche – 02 fevrier 1928

Le ballon vole dans les aires, à quelques centimètres de ses doigts. La détente le propulse au sol, c’est la chute. Allongé sur le ventre, ses mains se serrent, impuissante, alors que le ballon rebondit à plusieurs mètres derrière-lui.
- Tu tombes du vélo, la balle t’échappe... Les juifs ne savent vraiment rien faire !
L’enfant se redresse, du sang coule le long de son bras. Les yeux fixés au sol, il serre sa plaie entre ses mains, comme si cela pouvait suffire à dissimuler sa honte.
- Tu ne sais pas parler, tu ne sais pas nouer tes lacets, tu ne sais pas te laver... Tu ne sais rien faire. Tu es maladroit, paresseux, inutile, voleur... Un pauvre simplet, sans esprits. Tu ne pries pas le bon dieu, tu viens d’une famille de tzigane... Tu accumules vraiment les défauts.
Les pas se rapprochent, puis le ballon est déposé à ses côtés. Finalement, l’autre enfant écarte son bras, puis saisit de force celui blessé.
- Je ne sais pas ce que mon père trouve à ta mère, seulement ils se sont mariés. Cela fait de nous des frères. Du coup, je vais te protéger. Tu peux compter sur moi maintenant. Même si tu es un simplet, nous sommes de la même famille. Alors ne pleure pas, d’accord ?
Hans et Franck t’on frappé hier, en te traitant de sales juifs, non ? Tu aurais du me le dire. Je vais aller les corriger. Mais la prochaine fois, il faudra que tu te défendes toi-même. Tu verras, je vais te montrer comment faire. Tu peux m’appeler professeur !

Un morceau, déchiré du vêtement de l’ainé, s’appuie sur sa plaie. Surement un peu trop fort, car ses lèvres se serrent pour masquer sa souffrance.

► Plaie triangulaire | front – 30 Mars 1930

Les deux corps, mêlés l’un à l’autre, se rapprochent, se heurtent, se plaquent avec violence, jusqu’à renverser l’échiquier de la table. Le plus petit reçoit le coin en pleine tête. Leur parents, alertés par le bruis, arrivent en trombe et les séparent. Du sang dissimule le regard du blessé, alors que l’autre le pointe d’un doigt accusateur.
- Il ment depuis le début ! Il sait parler, je l’ai entendu ! Père, ces juifs ne font que nous tromper, pourquoi avoir ramené ce fléau dans notre maison ?
Le chef de maison s’exprime, la voix tonitruante, insultant copieusement son épouse de ne pas savoir éduquer son garnement de fils. Le concerné cherche à plonger ses yeux dans ceux de sa mère, sans succès. Esma n’est plus la même depuis que l’amour l’emprisonne. Jamais elle n’utilise ses talents de manipulatrice sur son mari, elle subit, en silence, sa colère et le laisse corriger son fils sans opposer le plus infime regard. Docile et soumise, elle n’est que l’ombre d’elle-même.

► Tatouages 024978 | Avant-bras gauche – 14 décembre 1934


Mis à nu et rasé, le jeune adolescent sent la douleur irradier son bras, pour l’heures ses larmes restent contrites. L’officier l’interroge sur son âge, avant d’observer en détail le corps sous ses yeux. De son jugement dépendra l’avenir du déporté. Enfant ou Adulte ? Finalement, un coup de gourdin, vicieux, frappe ses côtes et le jette en direction du camp de travail.

► Impact de balles, Brûlures métalliques et naturelles, plaie médical, trace de corde et de barbelé, impacte de fouet, marques de bottes et de gourdin, écorchures divers, décolorations du dermes, séquelles || Epaules, bras, cuisses, jambes, dos, fessiers, ventre, torse, cranes - 1945

Difficilement, les mains squelettiques du jeune homme s’agrippent au maigre verre de lait. Ses yeux, vitreux, fixent intensément la journaliste. La couleur atypique la met mal à l’aise. Brisée, sa voix raisonne, faible à l’oreille.
- Il ne s’est rien passé.
La presse insiste, se fait présente, affirmant que parler soulagera, que ces marques qui le couvrent montrent bien qu’il en a vécu, subies, des atrocités. Le squelette se met à sourire, révélant une triste dentition puis consent à répondre.
- L’étude était intéressante, la suite le sera davantage.
Dites-moi, qu’est ce que cela fait, d’avoir toujours su sans jamais y croire, puis de voir sans rien y comprendre ?

Perdu, la femme de plume ne sait quoi répondre, persuadé d’avoir mal entendu, tant la voix de ce survivant est atteinte. Alors, le mourant continue.
- Ses hommes voulaient simplement manger. Depuis leur départ, il y a de cela sept jours, personne ne leur a donné la moindre miette. Pourtant vous les avez fusillés, sans l’ombre d’une hésitation. Expliquez-moi, en quoi ce geste est-il différent des leurs ?
Définitivement mal à l’aise avec ce triste individu, la reporter recule puis s’éloigne, préférant interroger d’autres victimes.

► Coupure | cheville gauche – 03 janvier 1946

Comment Esma a-t-elle pu pardonner l’homme responsable de son déportement et accepter de le rejoindre, d’être de nouveau sa femme, après douze ans d’enfer ? Seuls devant la pierre tombale fraichement posée, son regard contemple celle qui autrefois était si belle. Aujourd’hui, ses cheveux sont plus court que les siens. Seul les cendres parsèment son odeur. Son visage, autrefois lumineux, a fané sous les supplices... Et ses yeux, vides, laissent planer une peur sans nom. Cette femme n’a plus qu’un souhait : vivre sans être un fardeau pour personne. Timidement, maladroitement, elle posse ses mains abîmées, desséchées, sur les joues creuses de son fils.
- Je te souhaite d’aimer à ce point, Celan.
- Pas moi. L’amour, à ce stade, est destructeur.

La dame sourit, un geste qui semble lui demander des efforts. Ses yeux brillent, prêt à rependre une pluie diluvienne. Serrant, de ses maigres forces, le bras de sa mère, les deux derniers membres de cette famille s’apprête à repartir. Encore affaiblit, la vue basse, ses pas n’évitent pas le vase brisé de la tombe voisine. La vue de son sang paralysie la pauvre femme. Tandis que ses mains glissent, son corps lentement, s’affaisse sous la douleur... Jusqu’à ce qu’une poigne ferme le retienne de rejoindre le sol.
L’azur de son regard et l’éclat dorée de sa chevelure font reculer la présence maternelle. Le temps suspend son court l’espace d’une seconde.

► Piqure | avant-bras droit – 24 novembre 1947

Le vaccin corrompe ses veines, la sensation désagréable et les picotements engourdissent son bras. Essayant de bouger ses doigts, le nouveau profane murmure à son supérieur.
- Combien de temps ce produit me donne ?
- L’éternité, puisque tu cesseras de vieillir.
- Et que leur as tu dis, pour les convaincre de te donner ce remède miracle ?
- Que tu étais mon cousin et protégé. Tes résultats aux testes on fait le reste.
- Ces testes sont loin d’être infaillible : mesurer l’intelligence d’un individu est aussi dérisoire que futile. D’autres critères, bien plus...
- Je sais. Mais peu importe. Tes recherches sur le mental sont prometteuses pour notre avenir. Notre ordre se voue à la science, tu y gagneras ta place. Expérimente, organise tes propres études... Si tu as besoin de ressources, de sujets, je m’arrangerais pour te mettre en relation a..
- Tu me demandes de perpétrer des tests sur des êtres humains ?

Sous la tension naissante, la main du blond se pose sur l’avant-bras gauche du nouveau-né, recouvrant son tatouage.
- N’est-ce pas déjà ce à quoi tu œuvres ? Le monde n’est-il pas ton laboratoire de recherche ?
- Justement. Je n’ai besoin de rien d’autre. Recréer le même en espace réduit fausserait les résultats.

La main se fait douloureuse, féroce, ses ongles menacent de percer sa chaire... Pourtant, il ne recule pas ni ne détourne les yeux.
- Est-ce une manière détournée de me dire que tu n’as plus besoin de moi ? Que tu te passeras de mes cours ?
- Est-ce une façon de refuser que je puisse me soustraire de ton emprise, professeur ?

La main s’écarte, brusquement, alors que son professeur particulier se retourne. Calmement, le saigneur naissant passe une main sur son bras, puis sur l’impacte de l’aiguille.
- Je vais avoir une marque : pour un médecin, tu piques mal.
- Cela te laissera un souvenir, Heydrich.
- Heydrich ?
- Ainsi s’appelait mon cousin, ta nouvelle identité.


Tu répondras désormais au nom d’Heydrich Wagner

► Impact de balle | bras gauche - 05 avril 1961

La bande serre ses chaires meurtris, non sans le faire grimacer. Avant de pouvoir protester, le blond prend la parole.
- Pour qui travailles-tu ?
- Pour l’ordre. Pourquoi cette question ?
- Quel ordre ? Le nôtre ? Ou celui d’un quelconque pays ? Même sans parler couramment l’arabe, je sais qu’il t’a appelé l’espion avant de te tirer dessus.
- Tu te trompes. Ce n’était pas de l’arabe, mais du Ourdou, une langue parlée en..
- Ne joue pas à ce petit jeu avec moi ! Je sais que tu me caches des choses. Ose dire l’inverse … ! »

Des lueurs amusées dansent dans ses rétines, tandis qu’il endosse sa veste de pyjama.
- Tu veux vraiment qu’on aborde le sujet des cachoteries ? Bien, dans ce cas, tu devrais commencer par me présenter cette cher Ismaël. Pourquoi pas dans ce magnifique restaurant que tu lui offres chaque semaine, avec les fonds détournés par tes soins à l’ordre ? Cette adolescente te coute cher, mon ami. Si j’en crois le flacon secrètement à l’abris, derrière ton autoportrait, je devrais aller jusqu’à dire qu’elle te fait perdre la tête.
- Qu… ! Co… Je te hais. Depuis quand ?
- Six mois, quand je suis revenu d’Égypte L’amour te rend imprudent, méfies-toi. Je ne serais pas toujours là pour effacer tes traces.
- Je ne t’ai rien demandé.
- Tu n’en as pas besoin.
Par contre, peux-tu bien m’expliquer pourquoi, si tu me déteste, tu m’invites à tes côtés pour la nuit?

- …
- Aucune idée ? Allons, tu ne cherches même pas ! Laisse moi te souffler la réponse dans ce cas.
- Inutile. Je ne veux pas en parler, pas avec toi. Tu me retourne déjà bien assez le cerveau !

Un rire brise le silence qui tente de s’installer, suivi d’un léger grincement.
- Le décalage horaire m’épuise... Veux tu bien éteindre ? J’aimerais me reposer.
La lumière, sans un bruis, laisse place aux ténèbres. Le lendemain, l’autre côté du lit est vide, seul un rosaire y repose, cadeau d’adieu.

► Poignardé | près de l’estomac – 03 Août 1991

Un salon de haut standing, deux corps dansent ensemble au rythme d’une valse viennoise.
- Te retrouver m’a pris du temps, heureusement j’ai eu un bon professeur~
- Pas assez bon si son élève arrive à le dépasser.
- Comment vas cette cher Ismaël ?
- …
- Navré, j’oubliai. La prise du sérum s’est mal déroulée... Une erreur de dosage, je n’en doute pas.

Calmement le blond le renverse sous la mélodie, venant chuchoter à son oreille.
- Je sais que c’est toi qui a échangé les fioles. Et ça, jamais je ne te le pardonnerais.
Sans un son, la lame écarte les chaires, sournoise, se logeant près de ses cotes. L’autre écarquille des yeux sous la surprise, son corps tremblant avant de s’effondrer, à genoux, sur le sol.
- Je t’attendais, Heydrich. Tu as mis du temps à venir.
- Tu n’étais pas ma mission principale.
- Insupportable, même à la fin.. Pourquoi es-tu venu ?
- Pour te tuer.

Le meurtrier rit de bon cœur, avant de caresser la joue de sa victime.
- Tu continues de prétendre agir pour l’ordre ? Allons... Nous savons tous les deux que tu ne sers que ton propre intérêt.
- C’est cette croyance qui t’a empêché de vérifier ce que tu injectais à ton amante et la conduis à sa perte.
- Non.. C’est les sentiments que je te porte qui ont condamné ma cher Ismaël.
- Non. Eux ont seulement guidé ta main, lorsque tu as évité un point vital. Quel sentimental tu es devenu !

L’homme secoue la tête, exaspéré, tandis que le blessé se tient dos contre le mur.
- Je n’ai pas besoin de te tuer, ils s’en chargeront quand ils réaliseront que tu as manqué à ta mission. Quelle idée de t’envoyer pour un assassinat ! Tu es incapable d’abattre qui que ce soit…
- Ils savaient que tu baisserais ta garde face à moi.

Celui qui perd son sang pointe une arme à feux sur l’autre. Quelques secondes s’écoulent, la détente s’actionne, le silencieux étouffe le son. La balle frôle sa cible, avant de se loger dans la porte. Nouvel éclat de rire, tandis que d’un coup de pied, le blond désarme son opposant.
- On dirait bien que tu viens de rater ta chance. Tu es toujours un incapable...
Tu m’excuseras, mais tu sais à quel point j’ai horreur de porter des vêtements souillés.

L’homme disparait dans la salle de bain. Les lèvres du blessé s’ourlent d’un sourire tandis que péniblement, il se relève, admirant les photographies et la décoration ambiante.
- Je t’en prie. Rien ne change dans tes routines... Ta maison de campagne comme refuge, avec un dressing digne d’un empereur pour te changer à la moindre tâche. A ce propos, comment était ton apéritif ? Un wisky bien froid, je parie.
Ahh.. J’oubliais... Le frigo ne fonctionne pas. Heureusement, le congélateur n’a pas ce souci et, coïncidence, il y avait encore des glaçons. Je te l’ai déjà dit, tu gâches de fabuleux alcool avec ce procédé... Un jour, cela te jouera un mauvais tour.

Dans l’autre pièce, des cris d’étouffement se font entendre, suivit d’objets se brisant au sol.
- Inutile de te débattre, cela ne prendra qu’un instant. Redoutable, n’est-ce pas, ce médicament ? Il provoque des hémorragies internes. De quoi abattre même un confesseur.
Tu as raison, je ne suis pas un tueur, je n’ai pas de sang sur mes mains. Toutefois... Je dois reconnaître avoir une part de responsabilité dans certains accidents. Que veux tu, mon étude s’achève, tu n’as donc plus aucun intérêt à mes yeux.

La poigné s’affole, sans que la porte ne s’ouvre.
- Quel dommage que ma balle ai atteint la serrure... On dirait bien que tu va être bloqué un bon moment.
Je n’échoue jamais, mon cher frère. Peu importe les missions que me donne l’ordre, je les mène à leur therme, quand bien même il s’agit de jouer les traîtres.
Comment as-tu pu penser qu’ils te laisseraient revendre le vaccin à des groupes criminels ? La vengeance n’apporte rien, tu devrais le savoir.
Bon, ce n’est pas tout ça... Tu m’excuseras de ne pas assister à tes derniers instants, mais... J’ai mieux à faire.

Sans se retourner, l’assassin quitte la pièce.

► Morsure | lèvre inferieur - 14 Décembre 2005

Un jeune couple se tient sur un pont. L’homme est en uniforme de marin, la femme porte une robe de mariée.
- Tu vas vraiment t’engager ? On devait se marier et partir en lune de noce aux quatre coins du monde.
- Quand t’ai-je dit que j’allais t’épouser ?
- … Mais... Voyager avec ton âme sœur, c’est ton rêve...
- Certes, toutefois où as-tu été chercher l’idée que tu pourrais être mon âme sœur ?
- .. Tu es insupportable quand tu es comme ça ! Je te déteste vraiment parfois !
- Et tu voulais pourtant que je te passe la bague au doigt ~
- Rah, je te hais !

La femme jette son bouquet, qui échoue dans l’eau, flottant quelques minutes avant de couler. Néanmoins, sa colère retombe vite, aussitot elle reprend.
- Pourquoi veux tu t’engager ? Les préceptes militaires ce n’est pas vraiment ton fort... Même notre hierarchie, tu as du mal à la respecter. Alors avec leur discipline, tu ne feras pas long feu. C’est l’ordre qui t’a demandé de t’y infiltrer ?
- Qui refuserait d’étudier l’être humain en confinement immergé, pendant de longues périodes ?
- .. Je n’ai rien compris à ce que tu viens de me dire. Sauf que tu n’as pas répondu !
- Je n’ai pas à te répondre.
- .. Si ce sont des hommes en captivité qui t’intéressent, tu peux vivre sous le dôme, ce sera la même chose, non ?
- Avec ces créatures mi humaine, mi animale, échappées du troisième Reich ? Hors de questions.
- Tu en as peur ?
- .. Ce ne seras de toute manière pas la même chose. Puisque sous le dôme tu seras là.
- Justement ! On sera ensemble... Je te protégerais, je serais ton arme ! Tu as bien vu, je suis prête à tout pour toi !
- En effet. Tu as parfaitement agi selon mes prévisions. Aucun faux pas, s’en est exaspérant. Si je suis capable de prévoir tes réactions sans l’ombre d’un doute, alors tu ne m’es d’aucune valeur.
- Tu n’as pas de cœur !
- Pas pour toi, non.

La jeune femme saisit son col pour subitement l’embrasser... Et mordre cruellement sa lèvre, faisant s’écouler son sang.
- Pour que tu gardes un souvenir de moi.
- Adieu Ismaël.

Le futur marine remet en place sa coiffe avant de s’en aller. La jeune femme fixe sa silhouette, pourtant jamais il ne lui offrira un dernier regard.

► Longue plaie | Flanc droit – Août 2014

Pris dans cette tempête, le sous-marin subit le bombardement sans comprendre ce qui lui arrive. Comment de simples manœuvres peuvent tourner si mal ? L’état d’urgence est déclenché, néanmoins plus rien ne répond. Impossible de prévenir qui que ce soit, sans navigation l’équipage est condamné.
Des vibrations font trembler le terrible engins, des ordres fusent, puis un sinistre annonce tombe : ils viennent d’être touché. Par qui ? Pour quelle raison ? Mystères. Les timoniers font leur rapport, inquiétant davantage encore les hommes à bord : tout est perdu. L’eau s’engouffre, la fin est proche.
Plusieurs minutes s’écoulent, le bâtiment n’est peuplé que de cadavres à présent. De la faille fatale s’échappe une créature gigantesque, un serpent imposant. Le passage étroit, glisse sur ses écailles, égratigne avant d’ouvrir ses chaires. Des gerbes de sang l’accompagnent dans sa remonté maladroite. Les eaux sont troubles, la mer se déchire... S’il ne rejoint pas la terre ferme, il accompagnera les membres de son équipage dans leur trépas.
Echoué sur une plage, le phénomène des mers git, épuisé... Peu à peu, ses écailles tombent, son corps se ratatine... Jusqu’à reprendre forme humaine, complétement nu.
La blessure continue mollement à saigner, sans soin il ne tiendra pas. L’heure est grave, il doit trouver un abri, des vivres... Se redressant, avec ses dernières forces, il avance vers les dunes. Plusieurs fois, ses pieds refusent d’aller plus loin, l’obligeant à se relever encore et encore.
- Ces plaques... Ce sont les tiennes ? Tu es militaire ?
Une femme se tient derrière lui, tenant son collier. Surement s’est-il accroché à ses écailles durant sa transformation... Acquiesçant, sa réponse est brève.
- Mécanicien à bord d’un sous-marin.
- Suis-moi. Il y a bunker à quelque mètre, couvert par le sable. On t’y soignera.

L’inconnue l’aide à marcher, pour rejoindre l’abris le plus vite possible. A peine pénètre-t-il le refuge que des armes à feu le mette en joue.
- Myriam, qu’est que ce mec fout ici ? On avait dit aucun mâle !
- La ferme, c’est un mécanicien. On a besoin de lui.
- Tu fais une erreur Myriam...
- Tu vois une autre solution ?
- …
- Ok, tu vas suivre les règles, chéri. Ici, c’est nous qui commandons. Toi, t’es juste là pour la machinerie, capiche ? Un geste louche et on te féminise direct !
- Charmant !

Le coup de poing a raison de sa résistance, il s’effondre lourdement au sol.

► Tuberculose | Poumon – Décembre 2014 ? ?

Confiner dans un espace restreint, la troupe est de plus en plus agitée. Les premiers morts commencent à embaumer l’endroit. La nourriture, déjà, est en quantité alarmante. Des voix s’élèvent, soufflant des paroles insensées, impensables. L’homme, installé dans son coin, s’oppose à ces pratiques barbares.
- On ne t’a pas demandé ton avis ! Tu ne sers qu’aux machines, tu n’as pas à parler !
- Hors de question que je mange Aria.
- T’as qu’à crever dans ton coin si t’es pas capable de survivre ! De toute façon, tu tousse rouge... Tu vas bientôt mourir.
- Exacte. D’ici la fin de la semaine, je pourrais être le suivant à votre menu. Et quand le mois s’achèvera, vous m’accompagnerez dans la tombe.
- Ah ouais ? Je demande à voir !

Le leader du groupe, Myriam, observe l’indésirable avec une haine profonde. L’homme reprend.
- Tu as compris, n’est-ce pas ? Sans moi, votre machinerie ne tiendra guère que quelques jours. Une semaine, tout au plus. Alors l’air ne sera plus renouvelé, les fuites seront légions et vous n’aurez que deux choix : mourir enfermé ou mourir dehors.
- Enfoiré !
- Inutile de devenir cannibale, vos jours sont déjà comptés.

- Les filles, tenez-le.
- Vous allez abréger mes jours ?
- Dans tes rêves.

Solidement maintenu par ses camarades, le malade voit leur chef s’approcher et l’embrasser de force... Pour l’obliger à se nourrir. Dès que les aliments entrent dans sa bouche, le voilà qui se débat, en vain, de toutes ses forces. La matriarche le force à garder ce funeste repas, puis appuie sur sa gorge jusqu’à ce qu’il déglutisse. Des larmes noient son regard, sous l’impuissance. L’humiliation dur, quand enfin la femme s’écarte, la conversation n’est pas terminée pour autant.
- S’il fait mine de vomir, bloquez sa bouche.
Ecoute-moi bien, on recommencera ce petit manège autant de fois que nécessaire. Tu vas te nourrir, reprendre des forces et guérir. Petit veinard, tu vas même avoir droit à nos derniers cacher.

- Tu es sûr de toi ? Il n’a pas l’air solide...
- Tu as vu ce tatouage sur son bras ? Notre cher Reinhard prétend avoir connu l’enfer, on va vérifier si c’est exact.


Dorénavant, tu seras Reinhard , symbole de l’horreur humaine.

► Brulure | clavicule - ? ?

La troupe, du moins ce qui en reste, observe, horrifiée, leur cheftaine gire au sol, sous la botte de l’envahisseur. Plus nombreux, armés, l’assaut était inévitable.
- Votre alpha se rend. Soumettez-vous et vous serez épargnés. Résistez et on vous passera de force, avant de vous cuire à la broche.

L’arme de fortune s’apprête à achever la perdante, quand la poigne de Reinhard empêche le poignet ennemi de mettre en œuvre sa triste besogne.
- De quoi parles-tu ? Ce n’est pas notre meneur, ou notre.. Alpha – peu importe ce que ça puisse être. Ors de question qu’on suive une charogne de ton espèce.
- Je savais que tu poserais problème, le serpent. Tu es le second, c’est ça ? Ok, battons-nous. Je vais te montrer que je suis le plus fort et je me ferais un pagne avec ta peau !
- .. Hors de question. Nous n’avons pas besoin de nous battre pour ça.

Le vainqueur sourit, triomphant, il lève ses bras en l’air.
- Bien, tu es raisonnable ! Tu reconnais ma force.
- Décidément... La radioactivité à brûler ton cerveau ? Laisse-moi deviner, tu n’en avais déjà pas avant.
De quelle force parles-tu ? Celle de tes muscles ? Parce que tu arrives à mettre au sol une femme, tu te crois doué ? Même si tu renversais un guerrier en armure, tu ne représenterais rien à mes yeux.
Veux tu savoir pourquoi ? Parce que peu importe ta prétendue force, elle s’estompera. La maladie ternira ta vigueur. La faim fera fondre tes muscles. La soif te privera de tes derniers forces. Le froid sera ton tombeau.
Dès que tu feras preuve de faiblesses, un autre prendra ta place et ceux qui te suivent courberont l’échine face à ce nouveau colosse au pied d’argile.
Vous n’êtes pas un groupe, vous n’êtes pas unie, vous n’êtes rien d’autre que des profiteurs agglutinés ensembles, des charognes qui s’utilisent mutuellement pour survivre.

La colère gagne les envahisseurs, tandis que leur chef s’étouffe de rage. Le serpent continue calmement.
- Où est le problème ? Nous sommes tous les mêmes. Simplement, il faut choisir rigoureusement celui que vous allez suivre.
Messieurs, regardez-vous. A quand remonte votre dernier repas sans chair humaine ? La dernière fois qu’une femme vous a offert ses caresses sans lire de l’effroi dans son regard ?
Combien d’entre vous cachent les symptômes de leurs maladies, les boursouflures de leurs plaies, de crainte d’être aux mieux abandonnés derrière... Au pire abattu sur place ?
Savez-vous seulement où vous aller ? De quoi demain sera fait ?
Non, n’est-ce pas ? Vous suivez un abruti qui n’en sais pas plus que vous. Alors, vous vous battez, vous vous cachez, vous survivez un jour de plus... Jusqu’à ce que demain, vous tombiez. Est-ce cela, l’avenir que vous désirez ? Etes vous fier de celui que vous êtes ? Un violeur. Un cannibale. Un solitaire, prêt à dévorer ses frères d’armes pour suivre une seconde de plus une vie qu’il déteste. Regardez-vous ! Incapable de vous faire confiance, de vous attacher à quoi que ce soit, vous vous épuisez à aller de l’avant, sans but, désespéré. Tout cela parce que vous avez décidé, chacun d’entre vous, de suivre un incapable.
N’est-il pas temps d’admettre votre erreur, de la rectifier ?
Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls dans ce cas de figure. Elles aussi sont dans la même situation.
Leur magnifique leader n’a pas su rationner équitablement la nourriture, on s’est retrouvé à court au bout de quelque mois à peine. Par chance, sans règle de vie, les accidents mortelles ont été suffisants pour nous pousser à manger nos morts. De là, la propagation des maladies et l’absence d’hygiène nous ont condamné. Plusieurs d’entre elles ont perdu l’esprit et ont même saboté notre machinerie. Donc même sans votre intervention, nous aurions dû quitter l’abris.
Tout le monde n’est pas capable de mener des groupes à donner le meilleur d’eux même, pour le bien commun. Et ce n’est pas une caractéristique physique, c’e..Ehee..

Le bavard tombe à genoux sous la décharge électrique, brulé par l’arme des adversaires, que ses paroles ont finit d’énerver.
- Ferme là ! Tu ne sais pas de quoi tu parles !
Lorens nous a permis de tenir, il a prit des choix difficiles pour la meute, il s’est battu pour obtenir de bons éléments !
Tu te crois mieux que lui ? Tu n’es qu’un beau parleur ! Le monde est fini, il n’y a plus d’espoir. C’est la jungle maintenant, on doit se séparer des faibles si on veut survivre ! Tout le monde est comme ça ! On mange nos semblables, on prend ce qu’on a besoin... Ce n’est pas un choix !

S’approchant de l’homme au sol, le chef le dévisage, fier des paroles des siens.
- C’est ta dernière chance serpent. Sois-tu te rend, soit tu meurs ici.
-
Le monde est détruit ? Reconstruisons-le.
Tant qu’il y aura de la vie, tant que vous vous bâterez pour vos valeurs, l’humanité continuera d’exister.
Vous avez le choix. Je vous l’offre. Il existe d’autres moyens de survivre que de vous comporter comme des bêtes sauvages. Vous pouvez exister sans devoir manger de la viande humaine. Vous pouvez protéger ceux qui sont faibles. Vous pouvez aider vos camarades à avancer. Tous ensemble ! Posséder un foyer, le partager avec votre âme sœur, le faire prospérer... Œuvrer pour construire et non pour détruire. Tout cela est toujours possible, tant que vous continuez à vous battre.
Le chemin que vous suivez est celui que vous choisissez. Bien sûr, il est plus facile de nier, de ne pas réfléchir, de vous laisser dériver... Mais la difficulté est ce qui rend chaque instant gratifiant.
Choisissez !

- Silence !

Irrité, le chef s’apprête à le transpercer de son arme de fortunes, lorsqu’un de ses hommes l’abat subitement. Le responsable de cet acte, affolé, observe le serpent.
- Je te laisse une chance. Prouve-nous ta valeur. Montre-nous que tu seras faire de tes paroles des actes. Sinon, je t’abats sur le champ.
L’homme au sol sourit, sachant qu’il vient de remporter l’affrontement.
- Bien, que ce qui veulent que je les mène me suivent. Toutefois, si vous le faites, vous vous engagez à respecter mes directives. Cela vaut pour vous aussi mesdames. La première étant : interdiction de consommer de l’être humain, même si vous n’avez rien avalé depuis deux jours.

► Griffes, morsure | ? ?


De nouveaux réfugiés viennent rejoindre leur rang. Attiré par leur mode de vie nomade, leurs soirées au coin du feux, les ressources dont ils disposent et leurs chariots tirés par d’étranges créatures. Pour beaucoup, l’espoir renait.
- Je n’arrive pas à comprendre comment vous avez réussis, Reinhard .. Nous sommes combien ?
- 54. Une simple organisation froide et dépourvu de sentiments. Il suffit de calculer combien chacun consomme en vivre, en ressources... Et combien chacun en rapport, tant physique que virtuel. Ensuite s’entourer d’une bonne tactique pour que les rapports nous soient favorables, en veillant à ne pas emporter avec nous trop de stocks. Bien sûr, des paramètres tel que l’engouement, la motivation, ne doivent en aucun cas être écartés, voilà pourquoi chaque personne doit pouvoir effectuer les tâches propices à ses capacités et ses désirs.
- … Je n’y comprend rien. Mais c’est fantastique !
- Non, Axel. C’est ennuyant, lassant...
Néanmoins, je suis ravi que cela te scie tant. Alors, tu ne penses plus à m’abattre ?

- Plus depuis que vous nous avez prouvé vos compétences, en sortant de l’océan ces provisions... Comment saviez-vous qu’elle y été ?
- Cela provenait de mon sous-marin. Il en reste encore bon nombre là-bas, même des armes... toutefois sans camps, ni homme, impossible de les récupérer.
- C’est pendant votre service militaire que vous avez appris à.. Gérer comme ça ?
- Pas seulement. Mon enfance également...

Avant de pouvoir continuer, des bruis se font entendre. Les éclaireurs reviennent, l’un d’entre eux blessé.
- Fuyez ! Laissez tomber les chariots... Un monstre nous arrive droit dessus, Hans a essayé de le brûler, ça ne l’a pas égratigné.
Hélas, la créature difforme à tôt fait d’arriver, croquant goulument le pauvre Hans. Aussitôt, la terreur s’empare du groupe, chacun menaçant de s’enfuir dans son coin. Les voix tonitruantes de Myriam et Axel appellent chacun à prendre son rôle. Ceux qui protègent, ceux qui se cachent, ceux qui se regroupent pour attaquer...
Sauf que ce monstre est un cuirassier de 3 mètre de haut, redoutable pour sa peau imperméable aux lances, aux pièges, même aux jets d’acides... Assez lent, tout ce qui passe sous l’arrière de son corps est aplatit. Aucune chance de survivre. Axel et Myriam pourtant, vont auprès de chacun, les encourageant à garder position. Seulement, l’affrontement est perdu d’avance…
Reinhard leur fait signe de la tête, repli général. Lui-même pourtant, ne bouge pas, au contraire il s’avance. Lentement, puis de plus en plus vite, courent, glissant, au fur et à mesure que son corps s’alonge. Les deux géants s’affrontent tandis que les autres se mettent à l’abris dans quelques ruines. Hurlement et sifflement terrifiants retentissent, de longues minutes... Puis le silence revient. Des éclaireurs sont envoyés, mais les nouvelles ne sont pas bonnes. Le cuirasser gis, inanimé... Malheureusement, le reptile est couvert de plaies, bougeant à peine.
Chacun tente de le soigner, toutefois comment s’y prendre face à une telle créature ?
- Cela fait des jours maintenant... Reinhard ne s’est toujours pas retransformé.

- C’est vraiment lui, ce serpent ?..
- Bien sûr ! Mais je suis inquiet, ses yeux sont blancs, ses écailles sont ternes, il n’a rien avalé...
- Heureusement ! Il fait quoi... 15 mètre ? 20 mètres ? Il engloutirait tout et nous avec sans être rassasié !
- .. Peut-être... Mais ce n’est pas rassurant. On ne peut pas continuer sans lui. Ah... Je ne suis pas un reptile et je n’en ai pas croisé beaucoup, alors j’ignore si son état est normal ou pas.
- Ils sont rares ?
- Ils meurent vites... A cause du froid. C’est sans doute pour cela qu’il ne se transforme presque jamais.
- .. ça explique pourquoi on reste collé à lui depuis tout ce temps.. Ainsi que les couvertures et les feux.
- C’est le seul moyen de le garder en vie...

- Moui il va devoir vite retrouver forme humaine. Personne ne sait quoi faire, nos provisions sont basses et certains veulent le dévorer.

- Personne ne mangera notre alpha !


Murphy
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Sam 21 Juil 2018, 23:04


► Bosse | arrière du crâne - ? ?

La troupe, quoi qu’un peu réduite, continue sa traversé à l’aveugle. Axel et Myriam ne cessent de regarder leur meneur, avec une expression nouvelle. Finalement, le concerné met fin à ce silence pesant.
- Je sais que vous manigancez quelque chose. Depuis l’altercation avec le cuirasser, vous vous comportez étrangement. Ne me..
- Vous imaginez des choses...
- Combien dès notre nous ont quitté, depuis notre départ ?

- Quelle étrange question !
- Vous tenez les comptes, à qui d’autre pourrions-nous demander ?

- .. Nous avons eu neuf mort depuis le Bunker. 24 départ, dont une vingtaine après ma confrontation avec le cuirasser.
- Vous voulez dire votre mue ! Si nous avions su qu’il s’agissait de ça, personne ne serait partie. On a cru que vous alliez mourir.
- Comme si je le savais moi-même ! .. Je n’ai pas cessé de vous dire de partir, de reculer, mais vous avez continué à me gêner.
- Désolé, on ne parle pas serpent. Cela fait combien ?

- .. C’est la première fois que vous vous montrez si intéressé par les chiffres. Pourquoi cette curiosité soudaine ?
- Répondez simplement, cela fait combien ?
- ..
13% de mort et plus d’un tiers qui nous quitte. Sans les arrivages hebdomadaires, nous ne tiendrons pas.

Le joyeux duo se regard, échangeant nombre d’idées par cette simple interaction.
- Reinhard , suivez-nous. Nous devons vous montrer quelque chose las bas, dans ces ruines.
- Hors de question.
- .. ! Pourquoi ?
- Pensez-vous que je suis aveugle ? Le campement est vide. Depuis ma mue, vous ne cessez de murmurer dans mon dos. De dérober des vivres dès que je suis occupé ailleurs. Vos rapports, lors de vos échanges avec les autres survivants, sont des mensonges éhontés. Nombre d’entre vous, ces derniers jours, sont partis plusieurs fois sans m’en avertir. Je sais fort bien ce qui m’attend si je me rends là-bas, en terrain hostile, où vous avez tous put vous cacher dans les décombres.
Prétendez l’inverse, je vous écoute.

- … ! Ce n’est pas ce que vous imaginez... S’il vous plait, faites nous confiances, accompagnez-nous. Ne nous obligez pas à utiliser la force.
- Hors de question. Je..

L’homme s’effondre, inconscient, alors que Myriam porte une main à ses tympans, épuisée.
Plusieurs dizaines de minutes plus tard, le serpent se réveille. Autour de lui, un frugal banquet repose, les membres de son groupe trinquent joyeusement, levant leur verre bien haut.
- On a essayé de compté et.. Cela doit faire un an, à quelque mois près, que nous vous suivons. Alors, on s’est dit que c’était l’occasion de marquer le coup !
- En me frappant ? Je vais avoir une bosse.
- .. Vous ne nous avez pas vraiment laissé le choix..
- Cela fait beaucoup de nourriture pour un seul repas. Vous allez devoir chasser demain pour remplir nos réserves.
- On chassera, chef !
- .. Et recycler l’eau pour tenir jusqu’à la prochaine source.
- On recyclera, chef !
- Vous avez bu ?
- Pas encore, on vous attendait !
- .. Où avec vous trouvez de l’alcool ?
- Calmez-vous, Reinhard . On a échangé certains biens avec d’autres survivants.
- Lesquelles ?
- .. Vous vous occuperez de ça plus tard, d’accord ? Ce soir, c’est la fête. Même si des patrouilles surveillent les environs, ne vous en faites pas.

- Cela nous tient à cœur, boss. S’il vous plait, amusez- vous !
L’homme reste silencieux, d’avis général te absence de réponse est pris comme un consentement. Aussitôt, la célébration commence.
- Reinhard , Merci. Merci d’être notre a… Meneur. De nous diriger. De nous permettre d’être presque humain à nouveau.
- .. Merci.. ?
Vous me remerciez pourquoi ?
Pour vous diriger au hasard dans un monde mort, sans savoir vers où nous allons vraiment ?

- On vous suivra jusqu’en enfer, chef !
- Peu importe combien de temps dure notre exode, on sait que vous la trouverez, la Terre idéale !
- Sinon ce n’est pas grave, notre famille, c’est le groupe !
- Quelle belle bande d’imbécile...
Bien. Vous êtes heureux de savoir que chaque mois, l’un d’entre vous finis sous terre ?

- Ouais ! Vous vous rendez compte ? Non seulement on ne les bouffe plus, mais on les enterre, comme avant !
- Et seulement un par mois, avant j’en voyais tomber tous les jours !
- … C’est sans espoir.
Il y en a si peu, car la sélection est rigoureuse. Les contaminés comme les contagieux ne sont jamais acceptés et nous dissuadons ceux à risques de rester parmi nous.

- Mais jamais on ne les tue.
- Jamais on ne les abandonne à leur sort.
- Il n’y a pas trois jours, vous avez accepté de leur laisser un baluchon de vivres, parce qu’on ne pouvait rien faire d’autre !
- Ouais, puis y 5 semaines, vous avez même dit que si on pouvait récupérer plus de docteurs, alors on pourait tenter d’en sauver quelques-uns !
- … Est-ce que vous réalisez vraiment la portée de vos paroles ?
Essayons ceci. Regardez-vous. Votre voisin à droite, celui à gauche. Vous les appréciez, n’est-ce pas ? Et bien ils auront fait leurs bagages avant la fin du mois.
Vous comprenez ? Plus d’un tiers d’entre vous préfère tenter l’aventure seul, que de continuer à suivre mes directives.

Cette fois-ci, le silence se fait, chacun se regard, murmure, manifestement le sujet déplait… A la plus grande joie du serpent. Jusqu’à ce que cela reprenne de plus belle.
- Hey ce n’est pas sympa Chef !
- Ouais, y en a plein qui sont partis, parce qu’ils croyaient vraiment que vous alliez mourir.
- Ouais, puis y a ceux qu’on a jeté parce qu’ils voulaient vous bouffer !
- Sinon, il y en a très peu qui partent juste parce que vous êtes insupportables.
- En plus, maintenant on sait que votre truc dégueu, là, c’était normal. On ne craindra rien la prochaine fois.
- Puis, il suffira de choper un autre comme vous, ou un.. Ça s’appelle comment, un docteur pour les serpents ? Au cas où vous refaites des trucs bizarres.
- Fabuleux... ! On touche le fond là..
Allez, faites la fête, amusez-vous.

Dans le brouhaha ambiant, Axel profite de l’occasion pour souffler.
- Reinhard , le moment n’est peut-être par le mieux, mais...
Carl et Bea m’ont demandé d’interférer auprès de vous en leur faveur.

- A quel sujet ? Ils désirent quitter le camp ?
- Absolument pas ! C’est assez délicat...
Vous avez vu que, les deux se sont rapprochés depuis...

- Je sais, oui. Mais je ne vois pas en quoi leur histoire de cœur me regard.
- … Vous ne réalisez pas qu’ils souhaitent votre bénédiction ? Votre aval pour... Laisser libre court à leur amour... Et, avec de la chance... Que vous bénissiez aussi leur enfant...

L’homme semble vraiment mal à laisse, toutefois Reinhard l’observe, sans comprendre.
- Je vois. Effectivement, vu nos taux de fertilité, je n’ai pas pris en compte la possibilité qu’il puisse avoir des grossesses, tu souligne un point important : l’encadrement est assez particulier. Par contre, je ne suis pas rabbin, prêtre ou tout autre entité religieuse, je ne donne pas de bénédictions. Toutefois, je leur souhaite, à eux comme à leur descendance, tout le bonheur possible. Cela te va ?.. Tu parles toujours de choses étranges, Axel.
- .. Vous ne réalisez toujours pas ?.. Je vous expliquerais... Mais plus tard, là c’est la fête. D’ailleurs, si vous pourriez leur dire en personne, en leur serrant la main...
- S’il le faut...


► Coupure | Plante des pieds – 30 Août 2016


La terre promise est là, à cent mètre devant eux. Leur voyage touche à sa fin... Seulement, au lieu de cris de joie, l’atmosphère est lourde, menaçante. Déjà, certaines ombres entourent le serpent, armes en main.
- Dites-nous que vous plaisantez, boss !
- .. Qui a-t-il ? Pourquoi ces expressions si déprimées ? Je vous ai promis une terre d’accueil, où vous pourrez reconstruire vos vies, nous y voici. La radiation est particulièrement basse, les plantations sont possibles. Et les plus chanceux pourront même essayer de passer les frontières de MadTown.
- On s’en fiche de MadTown !
- .. Vous n’allez pas réellement nous quitter alors que nous touchons au but ? ..
C’est une blague, n’est-ce pas ? Reinhard , s’il vous plait..
Vous ne pouvez pas sérieusement penser à vous en aller maintenant.

- Mon cher Axcel, notre accord se termine aux portes du dôme. Nous devions y parvenir tous ensemble, c’est choses faites.
Pourquoi rester davantage ?

- Parce que vous êtes notre Alpha ! Vous n’avez pas le droit de nous abandonner !
- Je te l’ai déjà dit, je n’ai été que votre meneur. J’ignore même ce qu’est un alpha. Tu ne sembles pas comprendre...
Vous tous, je me fiche éperdument de ce que vous deviendrez à partir de maintenant. Seul, je n’avais aucune chance de survie. En d’autres mots, je vous ai simplement utilisé pour parvenir à mes propres objectifs. Ceci dit, je ne vois pas en quoi vous vous plaignez. Non seulement, vous êtes dans une zone sauve, mais il y a déjà des campements et des groupes, vous trouverez aisément une place, si vous ne vous sentez pas capable de construire votre propre espace.


Axel, sans prévenir, le plaqua contre un mur, avec une rage sans commune mesure, ses mains serrant sa gorge.

- Tu es notre alpha ! ..
Tu as risqué ta vie pour nous, tu t’es battu contre ceux qui t’ont défié, tu as triomphé de ceux qui maltraitaient leur meute, tu as affronté des créatures inimaginables pour nous permettre de survivre, pour qu’on ne soit plus réduit en esclavages, pour qu’on puisse se nourrir !
Tu nous a guidé, tout ce temps, à travers un monde désolé, peuplé uniquement de danger, de mort et de souffrances...
Tu nous as redonné espoir, tu nous as permis de retrouver une part de ce que nous étions.. Tu as pris des criminels, des cannibales, des violeurs, des tueurs... Et tu en fait des hommes, des frères, une famille... !
Ne me dis pas que tout cela ne représente rien pour toi ? Combien de cicatrices portes-tu pour nous ? Tu as même échangé tes plaques militaires, pour qu’on puisse avoir des médicaments et soigner ma gangrène sans devoir couper mon bras… Tu as accepté de te donner à cet alpha, juste pour que Laura et Sacha puisse quitter leur meute et nous rejoindre sans violence...
Tout ces calculs, ces tactiques, ces nuits blanches, ces tonnes de papiers que tu as écrits pour nous... Alors qu’on sait tous très bien que ça t’ennuyait ..
Combien de fois, tu t’es sacrifié, pour ta meute ?
Personne ne fait ça sans aimer profondément les siens ! Personne ne va jusque-là juste pour... de sombres objectifs personnels...
Regarde... Nous y sommes arrivés, là où tu voulais nous mener... Il suffit de monter un campement sur une zone inoccupée... On pourra construire des maisons, des potagers... Inaugurer la première école pour que les cauchemars et survivant apprenne à contrôler leur don… Même parquer quelques animaux peu offensifs sera possible... Comme sur tes plans, comme dans cet avenir que tu nous racontais, à Myriam et à moi...
Et si ça ne te plait pas, on ira ailleurs ! Il y a un lac là-bas... C’est important, n’est-ce pas, un lac ? Tu le répétais souvent...
On peut aussi reprendre la route et juste continuer à avancer…
On t’a porté jusque-là... Alors ne nous dit pas que tu t’en vas ! Ne me dis pas ça, s’il te plait... On a besoin de toi.. S’il te plait, reste...

Ses mains finissent par perdre leur force, restant toutefois sur les chaires meurtris.
- J’ai ...agi au mieux de mes objectifs. Vous avez été mes pions depuis le début, des pièces que je protégeais car j’avais besoin de vous. Tu comprends ?
Franchement... Creuser la terre pour semer des patates, non merci. Ce genre de chose, je..

- On le fera ! Pas vrais, les gars ? On sèmera pour toi. On creusera la terre. On érigera les bâtiments. Tu n’auras rien à faire. On se bâtera pour toi, tu n’auras plus à prendre de risque, ni à te mettre en danger ! On te protègera…Plus personne ne te fera souffrir, plus personne ne te blessera ! On trouvera même des gens qui s’y connaissent avec ton espèce... On fera tout ce que tu veux... On sera tes pions... Alors reste ! Continue à nous mener ! Continue à nous manipuler ! Je t’en prie... !

Agacé, une mine proche du dégout et de l’inconfort, Reinhard repousse les mains envahissantes.
- Je n’ai plus besoin de vous désormais. Vous m’êtes inutile. A tous les niveaux.
- .. Ne dites pas ça.. Ne dis pas ça ! .. Tu ne le sens pas ? Cette envie de protéger... d’être adoré... D’être suivie... De puissances... Tous les alphas l’ont !
- Non, je ne le sens pas. Je te l’ai dit, peu importe ce que puisse être un alpha, je n’en suis pas un.

Reculant à nouveau, le serpent leur offrit un dernier sourire, un signe de la main et s‘apprêta à partir. L’un des membres du groupes fit apparaitre des pics sur le sol, pour l’empêcher de les quitter... Toutefois, il préféra s’y jeter et s’enfuir, se blessant les pieds, leur lançant en guise d’adieu.

- « Myriam, Alex, je vous confie la suite ! »

► Brûlure en forme de lune | nuque – 07 Janvier 2017

Non chalament, une de ces beautés rarissimes qui pullulent dans ce coin mal famé, s’installe sur une table. Sa main offre une boisson colorée à l’être solitaire, ainsi qu’une vue plongeant dans son décolleté et la maigreur de ses cuisses entrouvertes.
- La rumeur est donc vrai ? Tu nous quittes déjà, Will ?
Le jeune homme darde un regard sur la robe ambrée du verre, avant de le porté à ses lèvres.
- Ma boisson favorite.. Est-ce ton cadeau d’Adieu, Chris ?
- Non, c’est la personne à ta droite, compartiment 7C, qui te l’offre. Un habitué on dirait ~

Aussitôt, le verre retrouve la table, intact. Ses prunelles inhumaines se ferment, laissant le silence l’envahir.
- Toujours si peu bavard...
- On ne nous paye pas pour parler.

La belle fait aller ses jambes, consciente que bien des regard s’y perdent... Sans toutefois que le concerner ne daigne lui accorder une lueur d’intérêt.
- Cela fait six mois..
- Cinq.
- Tu ne m’as jamais dit, qui t’avais mis dans cet état ?

L’homme ne répond pas, aussi elle continue, seule, à combler le vide.
- Plus de sang que de peaux, plus d’os hors du corps qu’à l’intérieur... C’est à peine si tu respirais encore quand Mona a trébuché sur tes restes. Une œuvre pleine de haine, si tu veux mon avis. Tu as dû passer un mauvais quart d’heure entre leurs mains.
Nul tremblement, son souffle est régulié... Seul l’un de ses yeux, à moitié, s’ouvre, d’une lueur aveuglante.
- Si nous ne t’avions pas trouvé, tu serais mort... Je suis sûr que tu dois nous haïr !
- Qui haïrait ses sauveurs ?
- .. On ne t’a pas vraiment sauvé... On t’a juste enlevé d’un cauchemar pour te plonger dans un autre, plus lucratif.
- Tout ce paie, Chris.
- Ce n’est pas une vie qu’on t’a rendue, c’est un cloaque pourrissant, sans échappatoire.

Le silence à nouveau. Alors, l’escorte reprend, jouant d’un doigt sur le verre abandonné.
- Vu le montant de tes factures d’hôpital, ça aurait dû te prendre vingt ans au bas mot, pour rembourser. Dix de plus pour racheter ton contrat... Et ça, si tu serais une belle plante, usant de ses atouts, ayant du succès tous les soirs au point de finir par ne plus savoir marché.
- Toi en somme.
- C’est ça ! Sauf que tu es un mec.. Pas forcément laid, mais tu n’es pas un canon non plus. Puis tu n’y a jamais mis de bonne volonté, alors que tu jouais juste les barmans et les serveurs, parfois tu tombais même malade pendant que..
- Pourtant, j’ai remboursé mes dettes en quelques mois.
- Exacte Sherlock ! Puis on est plusieurs déjà à avoir remarqué que tu quittais souvent le dôme... Même qu’on croyait que t’allais t’enfuir. Il y en a même qui dise que tu aurais trouvé un truc qui aurait compensé ce que tu devais.

Aussi gracieuse qu’une gazelle, la sulfureuse s’assoit sur lui, plaçant son corps de manière à lui faire entrevoir le septième ciel. Ses lèvres éclatantes susurrent à son oreille.
- A moi, tu peux bien me le dire... Tu as mit le grappin sur un riche mécène, qui t’a offert sa protection contre une note suave ?
A nouveau, le silence... Et ce regard imperceptible. Dans un soupire lourd, la jeune femme se laisse tomber contre lui, glissant.
- Pff.. Tu n’es pas sympa, Will… Il n’y a pas que toi qui veut se tirer de ce trou à rats !

Une douleur le saisit, au niveau du cou.. Y portant ses mains, il réalise que la bague de sa compagne improvisée vient de le marquer.
- Un petit souvenir... Pour que tu te n'oublie pas : on ne quitte jamais vraiment les carmillas.
- Comme si je l’ignorais.

Attrapant le jeune corps entre ses bras, il la dépose sur sa chaise, avant de s’en aller dans un salue discret.

► Dard | Cuisse – 28 février 2017

Un gigantesque reptile s’approche du lac, faisant fuir quelques créatures de taille raisonnable. Disparaissant dans les ténèbres, il rejoint les grottes et se dirige vers un groupe en particulier. Une jeune femme lui fait signe et s’approche. Voyant un dard solidement fiché dans ses écailles, au bout de plusieurs minutes d’effort elle parvient à l’en déloger. Aussitôt, l’homme reprend forme humaine, tremblant de froid. Rapidement, il attrape une peau et s’en emmitoufle, se plaçant près d’un feu.
- .. Est-on vraiment obligé de se promener sous forme animal ? Je me fais chasser à chaque fois !
- C’est la règle oui, ça évite qu’on nous trouve. Merci pour le dard d’ailleurs, on pourra faire une belle arme avec. Le poison est comment ?
- Douloureux. Tu veux essayer ?
- Nan, ça ira. Pas besoin de t’emmener au médecin je suppose ? La queue à de la chance. Vous résidez à MadTown, vous pouvez vous faire soigner quand vous voulez... Vous mangez à votre faim... Et vous pouvez même prendre des bains !
- J’avoue, un ne te ferait pas de mal. Où est notre alpha ?

- Occupé. Le corps a trouvé des trucs intéressants. Dis, il a des rumeurs qui commencent à se rependre sur toi...
- Tu fais attention aux rumeurs toi maintenant ? Lesquelles ?
- Comme quoi t’aurais abandonné ton ancienne meute alors qu’ils avaient besoin de toi… Que tu les aurais vendus à des trafiquants... Et que ça t’arrive régulièrement, de faire les yeux doux à un alpha, pour ensuite le frapper dans le dos. C’est faux, pas vrais ?
- Les rumeurs sont rarement vraies. Dans le cas contraire, je ne te le dirais pas.
- .. Qu’est ce que tu sais être rassurant ! Ne t’étonne pas que tout le monde se méfies de toi après.
- Je doute franchement que notre alpha trouve mon minois charmant, mais imaginons... Penses-tu qu’il soit du genre à succomber pour si peu ?
- T’as pas tord.. S’il t’a accepté, ce n’est pas pour rien. Il a fait comment d’ailleurs pour te soumettre ? Parce que vu ta taille...
- Désolé, ce genre de détails restera entre lui et moi. Si tu veux en savoir plus, interroge-le directement.
- Pff… J’ai vraiment du mal à te comprendre parfois !
- Moi j’ai du mal à croire qu’on a réussi à se trouver un alpha suprême. D’ailleurs, où est-il, ce bien aimé Skey ? Je vais directement lui faire mon rapport.
- Ca ne se passe pas comme ça ici, il faut que tu apprenne à respecter la hierarchie, Reinhard !
- .. N’a-t-il pas dit qu’on pouvait le voir en cas d’urgence ? Qu’il serait l’alpha du peuple, élu par lui et ne pensant qu’à son bien être ?
- … Heu… Je crois pas .. Dans tous les cas, il a dit qu’il n’avait pas de temps pour toi. Il a été très claire ! Avant, tu dois nous dire c’est quoi ton urgence, histoire que tu ne lui fasse pas perdre son temps.
- Quel amour.. Pourtant, chaque fois que j’ai été le voir, c’était pour lui faire part d’éléments importants.
- … Et tu l’as monopolisé toute la journée ! Il n’a même pas pu manger ! Et à la fin, il avait tellement mal au crane qu’il était de mauvaise humeur.
- Hum, les détails sont importants. En eux réside la clé de la victoire. S’il n’est pas prêt à donner de sa personne, c’est qu’il aurait dû y réfléchir à deux fois avant de vouloir devenir le suprême.
- … T’es entré en douce chez lui pendant qu’il était en repos, après s’être fait blesser ! il donne assez de sa personne comme ça ! T’aurais fait ça à n’importe qui d’autre, tu te serais fait passer à tabac ! Là tu as juste écopé d’une interdiction. Comment tu as fait d’ailleurs, il y a des gens qui le protègent en permanence...
- Secret ♥️ Après tout, nous sommes tous une grand et belle meute, n’est-ce pas ? Cette fois ci, c’est vraiment une urgence. Je suis tombé sur un cas unique, que je compte bien attirer chez nous. Une créature exceptionnelle, qui se révélera, j’en suis sûr, un allier de choix. Un ours indomptable... Non, plus particulier encore. Son aura est unique, sincèrement, même moi elle m’a terrifié la première fois que nos chemins se sont croisés. Jamais je n’ai ressenti autant de sauvageries chez un autre cauchemars…En plus il ne put pas. Pourtant, c’est un humain parfait. Il a toutes les qualités dont on puisse rêver : discret, modeste, protecteur... Un peu perdu dans cette grande ville...
- Pas besoin de détails !! Hors de question que tu ailles le déranger pour ça.
- Pourquoi ?
- Le dernier coup, tu as mis un temps fout pour qu’il nous rejoigne... Et ton type, c’était juste un humble verre luisant ! Il a fui au bout de deux semaines pour retourner sous le dôme et s’est fait dévorer par un vorace.
- Je ne suis pas responsable si vous n’avez pas su le convaincre de s’installer avec nous. D’autant que cet humble verre luisant était biologiste.
- Et allergique aux plantes ! Tu lui as parlé, à ton ours ?
- Pas encore, j’attend de bien le cerner.
- Ouais... Tu vas encore mettre des mois et quelqu’un te l’aura piqué avant... De toute façon, Skey est occupé lui aussi. Par contre, notre alpha veut savoir combien de contamination tu as effectué dernièrement.
- Moins trois.
- .. Comment ça peut être négatif ?!
- Et bien, quand certains cauchemars sont la cible de malheureux accidents dans ton périmètre d’action... Et qu’ils ne s’en relèvent jamais, tu le compte en négatif, non ?
- .. Pas possible que je dise ça, sinon c’est moi qu’il va étriper .. Tu te rends compte de ce que tu racontes ? Tu es censé transmettre ton gène … ! Franchement, tu fais n’importe quoi ! Pourquoi tu as voulu devenir membre de la queue si tu ne le fais pas comme il faut ?
- Que veux tu, il faut croire que j’ai fort peu de succès... Sans doute ne suis-je pas attirant.
- T’es surtout insupportable ! Tu la fermerais un peu plus, tu serais dans la norme. Ils vont finir par te mettre des quotas tu sais !
- … Qu’ils le fassent... J’estime que transmette le géne est une chose, de là à ce que n’importe qui devienne cauchemars et nous rejoigne, s’en est une autre.
- Ce n’est pas à toi d’en décider ! Et c’est quoi cette réponse… ? Tu ne vas quand même pas défier notre alpha ?!
- Jamais je ne ferais ça, je le respect sincèrement. S’il me donne des quotas, je les suivrais. Néanmoins... Rapidement, il réalisera que c’était une mauvaise idée ♥️
- … Je ne comprendrais jamais pourquoi il t’a accepté dans la meute...
- Et moi je ne comprendrais jamais pourquoi il a courbé l’échine face à un autre alpha.


Résidus négatifs

- Asexuel : (majeur 4 mois)
Chaque mois, pendant une dizaine de jours, tout désir charnel m’est insupportable. Pratiquer, cela coule de sens : impossible sans aucune envie... Toutefois, le mal ne se cantonne guère à un seul domaine. La mélopée suave d’un souffle ardant, le touché envahissant d’une paume moite, la lueur incandescente tapis dans de lubrique miroir… suffit à me retourner l’estomac. Des sueurs froides s’écoulent de ma peau et tandis que la nausée me gagne, le monde tourne à toute allure jusqu’à m’engloutir dans les vapeurs de l’inconscience. Evidemment, ce cas est extrême, en vérité je mettrais fin à tout désagrément bien avant d’atteindre mes limites.

- Fragilité : (Mineur : chaleur // Majeur: froid)
Ectothermes de nature, la température de mon corps dépend de sources externes, tel que le soleil... Ou les bras de parfaits inconnus. Lorsque la température descend à l’ombre hivernale, la léthargie me gagne peu à peu. Alors raisonne à mes oreilles quelques douces symphonies, m’invitant à m’égarer dans les landes oniriques de mon paradis personnelle... Pour ne jamais m’en réveiller. A l’inverse, lorsque sous les turpides célestes, elle croit et culmine à des sommets enchanteurs, la fatigue me taraude. Impitoyable, mes forces m’abandonnent, me mouver équivaut à un effort colossal. Pour, fatalement, emporter jusqu’à mon dernier. Magistral, lorsque le monde est plongé dans les vapes cendreuses d’un cocon hivernal ! Impossible de profiter du moindre rayon passager... Qu’importe, d’autres méthodes subsistent pour pallier à ce désagrément. Préserver ma mobilité est la clé : changer de position, s’agiter dans tous les sens, ceci pour éloigner la morsure gelée. Bien sûr, en cas de chaleur, le phénomène s’inverse. Honnêtement, en été, je ne sors qu’à la tombé de la nuit, ou lorsque le ciel virtuel consent à se montrer fortement nuageux. Toujours fort peu vêtu, on me croise généralement accompagné de boisson froide à la main tant pour réguler ma température, que pour m’assurer de garder une hydratation correcte.


Résidus positif

- Résistance : (Majeur : radiation)
En dépit de mes quelques années à errer sur la surface de ce monde décharné, rien en moi n’a été altéré. Aucune mutation ne détériore mon apparence, humaine comme animal. Pourtant, à maintes occasions les événements m’ont contraint à fréquenter des zones dites risquées, voir me cacher dans certains milieux particulièrement déplaisant. Ce qui ne me poussera pas à tenter ma chance en zone aliénée, du moins pas tant qu’il me restera une infirme parcelle de lucidité.

- Sélection : (Majeur, une heure par jour)
Au besoin, je suis capable de modifier ma physionomie en celle de mon totem, pour un maximum d’une heure par tranche de vingt-quatre. Principalement l’épiderme, qui m’octroie une meilleure protection, de nombreuses informations thermiques, la capacité d’accroche comme de glissade… A l’occasion, la musculature, la dentition voire l’organe olfactive peuvent se révéler de précieux instruments.

- Amnésie : (mineur, évènement quotidien)
Mon résidu favori <3 Tant que je le souhait et à la condition de ne rien faire en particulier, ceux qui m’entourent sont incapables de se souvenir de ma présence. Cela peut sembler insignifiant, néanmoins dans les faits, je ne compte plus le nombre de fois où cela m’a sauvé la mise… Comme permis de récolter quelques précieuses informations. Discret de nature, ne pas attirer l’attention n’est guère difficile.
Murphy
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PCLK : Non
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