Notre monde est détruit.
WWIII, l'ultime guerre, l'a anéanti il y a déjà deux ans.
Obligé de se cacher la première année, aucun survivant ne sait vraiment ce qui s’est produit.
Aujourd'hui, la terre n'est qu'un enfer perpétuel, où chacun tente de tenir un jour de plus.
Au cœur de cette horreur se trouve MadTown, seul vestige de notre civilisation passée.
Dans cette ville, la vie continue son cours, ignorant les affres de cette fin des temps.
Depuis sa découverte, les survivants se pressent aux parois du dôme.
Ceux qui refusent la surveillance permanente s'entassent aux alentours, quand ils ne rejoignent pas les rangs des dissidents.

Combien de temps encore, les immortels tiendront-ils la ville ?
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(...)
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Dorian Kovacs

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Mer 28 Sep 2016, 11:12

 
Kovacs
Dorian
Métier/études : Cherche un travail stable ; vend occasionnellement son corps
Situation raciale : Regalec / Survivant
Classe Social : Nanoïd
Situation conjugale : Célibataire

▬ ft. Peter Rumancek de Hemlock Grove

Âge : 27 ans
Nationalité/origines : Canadien-Hongrois, légère origine indonésienne
Carnation : pâle, légèrement halé, faisant parfois briller ça et là quelques cicatrices argentées.
Taille : 1m83
Corpulence : Fin, il n'est pas large d'épaule, mais la finesse n'est pas synonyme de faiblesse. Les muscles sont dessinés et solides, souples. Ses doigts sont longs et fins, ses hanches étroites et son visage peu anguleux, peu marqué par des mois de survie, contrairement à son corps marqué de blessures.  C'est encore un jeune homme à la beauté simple, qui traîne sa carcasse où ça lui chante, dont l'image est loin du monstre en lui... Il n'aime pas qu'on lui parle de ses petites poignées d'amour.
Cheveux : Ses mèches brunes, il aime bien en prendre soin, même si on peut croire le contraire. Il se les ai coupés, en arrivant en ville, mais il a regretté de ne plus avoir cette longueur dont il avait pris l'habitude, même abîmée. Maintenant, il les garde à bonne hauteur de visage, les mèches les plus longues jouant dans sa nuque, formant quelques vagues, presque des boucles ici et là.
Yeux : Un regard bleu gris, un peu terne et qui sait si cette obscurité ne vient pas des horreurs qu'il a vu et des pertes qu'il a subit. C'est un beau regard cela dit, même fatigué, même hanté. Un regard fier, qui dit que sa vie lui appartient et qu'il en fera ce qu'il voudra, provocateur et confiant.
Signe(s) distinctif(s) : Il affectionne d'avoir un peu de barbe, couplé avec une certaine fainéantise ! Souvent, il tente de la tailler, de la garder courte. Parfois, quand il en a marre, il se rase, mais dans l'idée on le retrouvera "faussement" débraillé. Il a un tatouage de soleil dans un style polynésien, souvenir d'un voyage sur son torse, sous sa clavicule droite. Son corps est parsemé de quelques cicatrices, mais certaines sont plus "marquante, comme deux grossières à la tempe gauche et près du poignet gauche, et un coup de couteau sur le flanc du même côté. Pour les vêtements, il aime apparaître bien habillé quand il est de sortie. Classe ou décontracté, il aime penser pouvoir tout porter ! A la maison, cependant, il n'est pas contre le laisser allé.
Sexe : Homme


  Orientation : Bisexuel, à la limite de la demi-sexualité. Pourquoi ? Parce que je suis capable de coucher avec n'importe qui et d'aimer ça, mais qu'il est assez rare que je désire sexuellement quelqu'un si je n'ai pas de l'affection, pour ne pas dire des sentiments pour la dite personne. Cela dit, j'ai des besoins comme tout le monde et c'est toujours bien de pas trop être farouche quand je "bosse".

  Phobie : Des hauteurs. Effectivement, j'ai le vertige... Je crois que c'est ironique. Meh. Mais après, c'est rien du tout par rapport à la terreur d'être découvert, que l'on sache pour le monstre sous la peau.

  Ambitions : Je ne sais pas. Trouver un sens à ma vie, peut être ? J'ai atteint l'objectif "survivre en milieu apocalyptique" pour me retrouver dans une ville dystopique. Gérer ma merde quotidienne et me stabiliser, c'est un bon début. Je dois tout de même avouer avoir un intérêt pour la puce de "sécurité". C'est un gros défi que je compte bien décortiquer un jour. Un véritable challenge face à mes compétences.

  Capacités et Effets secondaires:

L'eau était rare, en dehors de la ville. Il valait mieux éviter de la boire. Cela dit, c'était un miroir comme un autre et à travers, je voyais la bête. Qu'est-ce que c'était ? Je l'ignorais, mais c'était monstrueux. Un museau énorme sur une énorme tête ronde, semblable à un ours et à un st-Bernard. La truffe était large, sombre, une longue langue pendante dans le vide dans une respiration lourde, douloureuse. Je pouvais voir le regard pathétique de l'animal encore hagard de la douleur, et ses autres difformités. Il avait le genre de défense qu'ont les sangliers, mais une seule, sur la gauche, se recourbant tout contre le museau et gardant soulevée sa babine sur une dentition carnassière. Deux dents de la mâchoire inférieure s'étaient déplacées, allongées, de sorte de former deux nouvelles défenses pointées vers l'avant. Le monstre n'était pas à l'aise avec celles-ci. d'environ cinq centimètres, elles le gênaient parfois, à rentrer dans la terre, écorcher la surface d'un arbre mourant ou d'une voiture abandonnée ; il n'arrivait toujours pas à évaluer la distance... Le regard de l'animal était pitoyable, je trouvais. C'était un regard jaune, malade, fou, constamment perdu. On ne pouvait pas faire confiance à ce genre d'yeux et le malaise était d'autant plus grand qu'un autre œil se trouvait niché au-dessus de la paupière, toujours ouvert sur le monde, mis à nu et aveugle. Être un mutant ne donnait pas de logique. Et la bête était borgne ; là où se trouvait son œil droit, une excroissance osseuse avait poussé, formant de petites cornes et transperçant la peau. Il le savait comme moi, la douleur commençait par l'œil. Ses oreilles, larges, triangulaires étaient souvent baissées, dans une crainte perpétuelle. Là encore, la mutation n'en avait fait qu'à sa tête ; une troisième oreille avait commencé à pousser sous celle de gauche, inutile aussi, petite, juste là pour marquer un peu plus l'asymétrie du monstre. La tête était dérangeante, le reste du corps plus dangereux encore. Il se sentait encore maladroit de ses membres lourds, mais il arrivait de mieux en mieux à se déplacer agilement, à courir, se mettre sur deux pattes pour frôler les deux mètres. Là encore, on aurait dit le croisement d'un chien et d'un ours ; des pattes avant énormes aux griffes jaunâtres aussi meurtrières que des poignards. Son poitrail était large aussi et il en fallait du muscle, pour faire bouger une telle masse ! Sa colonne vertébrale était anormalement arquée, lui donnant un air de bossu, trois vertèbres si déformées qu'elles allaient au-delà de la chair, courbées vers le ciel. La peau bougeait tout autour de ces piliers semblables à des crocs, et il apprenait encore à ignorer la douleur. Son bassin était bien plus étroit, bas, comme celui des Bergers allemands, ses pattes arrières, bien moins colossales que celle de devant étaient toujours courbées et il avait besoin de faire des pauses fréquentes, pour soulager ce corps difforme. Sa longue queue, tordue par endroit, n'était quant à elle qu'un amas de poil, se raccourcissant à la pointe, sans grande utilité. Elle n'avait fait que suivre la mutation et le pelage épais chatoyant de noir, de feu et de blanc, semblable à ces petits animaux adorable qui en avait fait la coqueluche sur le net et dans les zoo, ces petits panda joueurs et 'inoffensif" ne suffisait pas à rendre moins effrayant, moins misérable l'apparence de ce monstre. Le monstre était moi. Une bête dans la chair humaine, titillant parfois, grognant et pleurnichant quand les émotions dépassaient tout et qu'il était "temps de sortir". Quand la peur, le danger de mort ou la douleur devenait trop difficile à gérer, à supporter. Il sortait, parfois sans défense, parfois destructeur, dans la douleur d'un corps humain qui n'était pas fait pour subir des changements aussi importants et douloureux. Et je savais quand ça allait arriver, quand je devais essayer de me calmer, ou fuir. Ça commençait toujours par l'œil.

☢️ Antidote : C'est peut-être la mutation, sa vie à l'extérieur qui a développé cette capacité. Il est peut-être un monstre, mais il a survécu à l'enfer pour le devenir. Et c'est ce qui lui a permis de ne pas mourir empoisonné par l'eau et la nourriture qu'il trouvait sur son chemin.
☢️ Parfum : Inconscient de ce pouvoir, né de son désir de paraître "normal", il cache l'odeur malade"de son gène mutant pour celle de Humble. Il n'est cependant pas capable de faire plus et de cacher qu'il est un cauchemar, et se transformer révèle sa véritable nature.
☢️ Protecteur: Il s'est déjà rendu compte qu'en intervenant dans quelques problèmes de discorde, les tensions s'apaisaient. Les gens nerveux ou en colère devenaient plus calmes... Sauf suite à ses provocations souvent nombreuses !
☢️ Discrétion : Pareil que pour le Parfum, il a développé ce petit talent, et juste ressentir le besoin de se faire "discret" l'aide à se fondre dans le décor. Il en est conscient et sait s'en servir. Cependant, les Cauchemars seraient plus à même de le repérer, odeur oblige.
☢️ Amnésie : A vrai dire, il ne sait même pas si ce pouvoir est à part ou fait parti de la Discrétion, mais il ne se pose pas vraiment la question ! Il en a eu des rencontres désagréables dans les sous-terrains, des moment où il s'était mis à souhaiter se faire "oublier" de la personne qui l'avait pris en grippe -parfois de son propre chef- et qui était un peu trop dangereux pour lui... Et pouf. On l'oubliait! Dorian ignore les limites, ni comment ça marche, mais hé, c'est pareil pour le reste de ses pouvoirs !

☢️ Climat : Que le ciel devienne nuageux après un temps charmant ne lui fait pas grand chose, comme le fait qu'il fasse trop chaud ou trop froid. Mais les orages d'été sont un bel exemple de climat changeant qui lui cause une fatigue non désirée ! Un ciel bleu se couvrant de gris et d'éclair poussé par un vent sorti dont ne sait où... Rien de tel pour lui donner envie d'aller dans son lit et de ne plus y bouger.
☢️ Chaleur : Expérimenté qu'une seule fois, alors qu'il voyageait encore à l'extérieur. Le souvenir lui-même est épuisant tant le besoin avait été violent et son esprit focalisé sur une seule chose ; le sexe. Il ignore d'où cela vient et espère juste que ça ne refera pas surface.
☢️ Berserck : Il a rarement été aussi perdu et effrayé que quand il se réveilla de cette crise de colère, quand il avait vu le sang sur lui, la douleur partout et qu'il avait pensé que c'était la fin. Un mécanisme de défense qui l'avait sauvé. Et causé un véritable massacre. Il n'aurait jamais pensé à tuer quelqu'un avant l'apocalypse, et pourtant c'était bien lui, le coupable. Il le sait.
☢️ Sauvagerie : Dorian, c'est un esprit libre et il a toujours aimé se sentir ainsi. Être enfermé, c'est aller contre. Il préférera mourir que de rester emprisonné ! Hors, le dôme a beau être très grand, ça reste une immense prison et le besoin de retourner à l'extérieur se fait souvent sentir...
☢️ Différence : Il n'est pas normal. Ca se voit ! Son pelage chatoyant ne va pas avec sa taille anormale et son corps, même aussi déformé, ne ressemble en rien à l'animal qu'il est censé être. Pas avec ses pattes avant démesurément larges avec ses griffes énormes, et son bassin trop bas, trop étroit. Cela cause douleurs et fatigue, ce qui le pousse à devoir se poser aussi souvent que ce monde dangereux veuille bien lui permettre.

  Biens : Ce qui est "bien" quand on a survécu à l'apocalypse, c'est que les choses prennent une tout autre valeur sentimentale. Hors, je ne me vois pas me séparer du vieux bracelet serti d'une pierre jaune grossière que m'avait fait ma petite sœur, de la patte de lapin sois disant porte bonheur de mon ami que j'accroche à mon jean. Le seul autre objet qui a de la valeur, mais pas sentimentale, c'est mon ordinateur. Ça m'arrangerait pas de le perdre ou le casser...
 
" Character is how you treat those who can do nothing for you

"C'est un électron, rattaché à rien d'autre qu'à lui, flottant là où il veut et cognant la moindre molécule sur son passage pour la changer, la modifier jusqu'à l'explosion", disait maman, avec ses métaphores cherchées on ne sait où pour exprimer toute sa fierté, me donnant le goût de l'extravagance dans les mots et l'estime de soi-même.
"Un élève brillant et intéressant, mais provocateur. Sa soif de connaissance ne devrait pas justifier son attitude. Dorian doit apprendre à se contrôler et respecter les autres", disaient les professeurs. Et pourtant, j'étais encore un enfant sage à l'époque. Eux, ils comprenaient à moitié, fatigués et aigris de leur programme, leur savoir et incapable de supporter la confrontation. Ils m'ont appris à pousser, titiller, chercher et trouver. J'ai pris conscience de ma fierté et ma ténacité. "C'est un enfoiré, mais on l'aime", disait mes amis. A eux, comme à ma famille, je dois l'ouverture d'esprit, les colères, les disputes et le pardon, la tolérance. L'amour.
"Tu n'es pas mieux, ni au-dessus des autres." m'a fait comprendre la vie, qui m'a appris l'échec et l'ego brisé en me jetant dans la boue. Elle m'a appris à perdre, qu'il y avait des combats qu'on ne pouvait pas gagner. La vie, elle m'a appris à me méfier, à ne pas aimer trop vite parce qu'on peut tout perdre en un instant. Elle m'a conseillé de prendre du recul et de construire un château autour de moi, parce que c'est mieux comme ça.

Voilà ce que je suis. L'enfant insolant et arrogant, à l'attitude flegme et tranquille, qui a continué à l'être à travers les âges ! A l'heure d'aujourd'hui, j'ai sûrement gagné de la maturité, à moins que ça ne soit l'innocence, le sentiment d'être invulnérable à qui on a tiré dessus à travers l'apocalypse qui vous prend tout, qui m'a déserté, remplacé par une amertume exprimée par le cynisme. Je n'ai pas changé, je suis toujours sûr de moi et franc, parce qu'il vaut mieux paraître fort que faible, même quand vous avez juste envie de vous laisser tomber. Et quand on survit à tout, quand on a comme cadeau une malédiction, ces moments sont votre quotidien. Mais vous vous raccrochez à ce que vous pouvez pour tenir, quitte à chercher les limites ! On sourit, on plaisante... Les gens qui ont le plus besoin d'aide ne le demandent pas, soit parce qu'ils l'ont trop fait sans être écouté, soit parce qu'ils n'y arrivent pas... Je ne veux pas de l'aide des gens. Je ne souris pas tant que ça et c'est toujours léger. Mon fardeau est le mien, tout comme ma vie, même si elle a une sale gueule ! Et oui, je peux dire sans mentir que j'ai une fierté, un ego amoché, mais présent. Je parais sociable, la discussion aisée et on a facile à penser que je suis à l'aise en toute situation. La vérité, c'est que même en paraissant tactile, je suis distant. Je préfère être seul la plupart du temps.

Avant, j'étais pas vraiment solide. Avant, j'étais le faiblard de l'école, le gamin qu'on moquait... Ça, c'était il y a très longtemps, jusqu'à ce que je m'affirme tant et si bien qu'on arrêta de me faire chier. La faiblesse m'a déserté au fil du temps, mais pas l'impulsivité. Quand je dis m'être affirmé, ce n'était pas que par les mots et j'étais aussi geek que bagarreur. Si je suis plus posé et capable de dialogue, prenant même le parti de l'apaisement, ma patience n'est pas en or. L'exaspération et la colère peut éclater après un vague sourire. La survie, je l'ai appris douloureusement et j'ai du sang sur les mains, bien plus que je ne l'aurais voulu. Et quand on se retrouve meurtrier, la seule chose qu'on peut faire, c'est de prendre de la distance. Et plus on en prend, moins ça nous fait quelque chose... Alors non, on ne peut dire que je suis un sadique parce que je ne blesse pas sans raison, ni par plaisir, mais je peux très bien casser de la gueule et des jambes au besoin et la dite "raison" peut être très simple. Appelez ça indifférence. Cependant le fait d'avoir été un peu maltraité dans mon enfance, et plus sérieusement quand la civilisation a cédé et que la vie a été en voie d'extinction m'a rendu plus concerné par les autres. Je n'aime pas l'injustice et mon caractère fort ne veut pas dire que je suis un connard. Pas quand je suis spectateur. Je déteste être spectateur. J'ai un étrange paradoxe entre mon désir de ne pas me faire repérer, ne pas attirer l'attention et ne pas pouvoir m'empêcher d'avoir une grande gueule.

J'ai dit être Geek ? C'est ça. Je suis... Un magicien des temps modernes, un scientifique du code, un explorateur des données, un arnaqueur cybernétique, passionné et concentré dans ce qu'il fait. Le Hacking, j'en ai fait longtemps. J'ai passé des nuits entières à me traîner dans le DeepWeeb et j'ai aimé envahir des réseaux, des sites en trouvant les codes d'accès, en décrypter des chiffres qui semblaient n'avoir aucune suite logique, juste pour dire que je pouvais le faire ! Si j'ai arrêté pour faire un honnête travail de programmeur dans mon ancienne vie, mes facultés n'ont pas trop rouillées, et ma curiosité encore moins. En fait, tout défis dans la vie est pour moi amusant si je considère qu'il y a de l'intérêt. Souvent, je me dis que, puisque je suis encore en vie, j'ai le droit de la ruiner comme j'en ai envie. Il parait que je suis autodestructeur et c'est peut-être vrai, et fumer, ou être pris d'une crise et d'aller vider tous mes placards à deux heures du matin sont des vices récurrents. Oh, et puisqu'on en est là, je vous déconseille de jouer aux cartes avec moi ; mes talents pour la triche relève de la magie et j'utilise l'habilité de mes mains à mauvais escient pour ça.

Mais je suis aussi un homme de la nuit, de "dehors". Le flirt, je connais et ça me vient même très naturellement. Cela dit, on pourrait me considérer comme un enfoiré égoïste, mais si je vais plus loin dans le flirt, à la recherche du plaisir, ce n'est pas par désir pour le corps en face de moi. Mais pour mes propres besoins. Il est juste rare que je ressente du désir sexuel pour quelqu'un quand je n'ai pas au moins de l'affection. Cela dit, je sais prendre soin, je sais écouter et m'adapter. Je sais trouver beau. J'ai traîné dans les rues, les bars, les boites, là où il fait sombre et que la musique est comme une transe, les corps en sueurs qui dansent, une autre part de vous-même. Les milieux "chauds" ne me font pas peur au contraire. J'y trouve une curieuse nostalgie et Dieu, s'il existe encore, seul sait comme je peux l'être, me perdant parfois trop souvent dans mes pensées, me rappelant avec affection et douleur de mon enfance, de ma famille, de mes amis et du chemin parcouru où j'ai plus perdu que gagné. J'ai au fond de moi la sensation de n'être plus qu'une ombre. J'ai ce besoin d'aller dehors, de sortir, de continuer de voir comment est réellement le monde. Besoin de m'enfuir, de partir et m'exiler pour laisser le monstre sortir et pleurer. Cette forme difforme n'est peut être que la manifestation de tout ce qui était tordu et brisé. Et dans les moments les plus sombres, je traîne là où il est dangereux d'y aller, défiant les lois pour m'éprouver et me complaire dans la solitude et les souvenirs.

Mais je garde ça en moi et si vous m'accostez, les vagues sourires reviennent pour dissimuler, avec ma fierté, ma curieuse rage, ma folie tranquille et ma soif de liberté, d'être moi. Je pourrais être un ami, ou un type étrange et chiant, mais bizarrement loyal. Cependant, je manque certainement d'honnêteté... Je cache la dépression constante, je protège le secret. Derrière le charisme et l'assurance, il y a la sensibilité et les craintes. La peur qu'on découvre la vérité, créant la distance, la méfiance. Que l'on voit les séquelles d'avoir vécu dans un monde mort. Il y a la faiblesse et s'attacher aux autres, c'est prendre le risque de se dévoiler. se dévoiler, c'est se mettre en danger.



 
Histoire
-Je veux fumer.

Le médecin ne se retourna même pas vers moi, alors que je lançais ça d'une voix quasi éteinte. J'étais fatigué et je n'avais aucune satisfaction d'être enfin arrivé ici. Difficile d'être heureux d'avoir survécu seul. Difficile de se sentir bien après avoir traversé un monde qui n'était plus le sien. J'étais encore marqué et mon corps le prouvait bien. Maigre, affaibli et blessé. Au moins, on m'avait fait me laver et passer une sorte de chemise de fortune, propre, même si c'était une question de sécurité ; on savait pas ce que je traînais comme maladie, pas vrai ? Honnêtement, j'avais du mal à me concentrer et qu'on le croit ou non, on ne trouvait pas souvent des cigarettes dans l'apocalypse. Surtout parce que je traînais autour du dôme depuis un moment et que cette foutue ville se trouvait à peu près loin de tout. Je devais ma survie qu'à ma constitution curieusement solide et à beaucoup de chance et de prudence. Se cacher des pluies, trouver de quoi se couvrir pour pas faire fondre les poumons avec un vent de souffre et éviter de mourir de froid.

-Vous avez dit venir d'où ?

J'avais rien dit. Je parlais pas des masses en fait, le regard dans le vague, attendant juste... Le verdict. Je passais par la case "santé", pour avoir un espoir de vivre à l'intérieur du dôme et non plus à l'extérieur... Je me rappelle de cet instant, où la terre avait tremblé et que tout s'était soulevé comme dans un rêve étrange, dévoilant une civilisation, des bâtiments toujours debout et des gens bien habillés, des gens en bonne santé. Des gens armés aussi devant notre présence, sans trop savoir quoi faire. Il avait été clair que personne n'avait prévu que le dôme dévoile son secret, tout comme montrer à ceux qui étaient à l'intérieur à quoi ressembler le monde d'aujourd'hui. Je ne sais plus ce que j'avais ressenti, en voyant ça. J'étais embourbé dans la survie, les souvenirs et la pensée qu'il y avait plus d'espoir. Quand on prend autant de risques pour tenter de trouver une parcelle de vie et qu'on se retrouve face à un mur, c'est... La chute est juste sans fin. On ne pouvait plus que hurler, frapper et griffer cette barrière infranchissable jusqu'à s'en casser les ongles et briser la voix. Pleurer et tenter de se relever parce qu'on pouvait pas juste rester là... Et pourtant, on avait plus rien. J'étais resté dans cet état d'esprit un moment, à errer je ne sais combien de jours, de semaines... Peut être même des mois ? Près du dôme. A survivre avec des gens mourants qui s'étaient retrouvés là avec le même instinct, le même désespoir dans les yeux. On pouvait pas vraiment parler de communauté. Juste des gens qui n'allaient pas vivre longtemps, amassé au même endroit. Parfois, il y avait comme un regain d'humanité, une entraide... Souvent, c'était le silence et la solitude.

-Toronto.
-Au canada ? Ça fait un long voyage.

Je répondis pas. Je le regardai, cherchant une quelconque émotion chez cette personne tout de blanc. Blouse blanche, gants blancs et masque blanc, au cas où que je transporte une bactérie qu'il pourrait sniffer. Je n'aime pas les blouses blanches. Un long voyage, oui... Je baissais les yeux sur mes mains abîmées, sales. Je me souvenais d'où j'étais à ce moment ; loin de chez moi. J'habitais à Toronto pour le travail, mais mon foyer natal se trouvait dans une petite ville voisine. Quand tout avait éclaté, je n'étais pas avec ma famille. Mon père et ma mère, ainsi que ma petite sœur. Comment le monde avait été détruit ? On m'avait demandé et j'avais haussé les épaules. J'ignore si c'était mon cerveau qui se refusait à songer à tout ceci, ou si c'était le reflet de la réalité ; c'était arrivé trop vite. Il y avait eu les signes avant coureurs à la télé, aux informations... Puis boum. Tout d'un coup, la guerre, les bombes, des catastrophes. C'était comme des dominos ; des énormes dominos qui écrasaient la terre. Du jour au lendemain, on se retrouvait à feu et à sang, avec des bâtiments détruits, des gens paniqués. Et des morts. Comme ma famille. Ça avait été la première chose que j'avais fait, avec mon meilleur ami ; allez voir chez moi. On l'avait pas fait immédiatement. On s'était caché dans des abris... Il parait qu'on avait de la chance, parce que l'impacte -un des nombreux impacts qui avait détruit l'écosystème- s'était fait loin de la ville, nous laissant le temps de nous réfugier... Mais comme je n'avais eu aucun moyen pour contacter ma famille, on avait décidé d'y aller... Pour ne retrouver qu'une maison détruite. Trop proche du dit foutu impact. J'étais même aller à l'hôpital, où ma petite sœur se retrouvait souvent à cause de problèmes de santés. Mais l'hôpital ne ressemblait plus à rien. C'est à ce moment que je m'étais rendu compte de la réalité. Le monde était foutu. J'avais perdu mes parents, des gens géniaux, ouverts. Un père venant d'une famille d'immigrants Hongroise -rien que ça- qui avait réussi à faire sa petite vie jusqu'à être infirmier urgentiste et ma mère, avec ses traits exotiques et ses petits grains de folie d'artiste. J'avais perdu ma sœur, innocente dont la vie avait surtout tourné autour de médicaments et d'odeurs aseptisées, dans un monde de blanc et qui aurait tellement mérité mieux. Ça faisait... Depuis combien de temps, maintenant ? Deux ans ? Ouais, je crois que c'est ça. Ça n'avait pas été facile de survivre, loin de là. L'air était vicié, on tentait de se cacher de ces radiations qui nous gardaient dans l'obscurité et le froid comme on pouvait, et de trouver un truc à manger. Les magasins n'étaient pas forcément un bon souvenir... Dans la panique, le peu de gens croisés devenaient fous, à la recherche d'un truc mangeable et d'une bouteille d'eau pas crevée. C'était l'enfer sur terre.

-Comment avez vous survécu ?

Très bonne question.

-La chance.
-Vous avez voyagé seul ?

J'eus comme un goût de bile. Seul ? Je ne sais même pas si j'aurais eu le courage de faire le moindre pas après avoir découvert que j'avais perdu ma famille. Manu avait été là, aussi triste que moi. Mais à deux, ça passe mieux. Ou quelque chose comme ça. On voulait moins abandonner quand il y avait quelqu'un qui comptait sur nous. Et Manu avait besoin de moi, comme moi j'avais besoin de lui. Il me suivait en pensant que j'allais tout arranger comme un foutu super-héros et j'avais pris ce rôle en me servant de lui comme... Bâton de marche. Pour pas tomber. Au début, on n'avait pas bougé de la ville parce que c'était trop dangereux, grappillant ce qu'on pouvait et ignorant de mieux en mieux la mort partout. Des corps, on en voyait plus souvent que des gens bien vivants. Je m'étais parfois dit que si tous ces cadavres se relevaient pour nous bouffer, ça m'étonerait même pas. Le plus triste, c'est que la nature n'était pas mieux lotti ! Parait qu'elle peut s'adapter à tout, comme ces magnifiques forêts qui étaient revenues après Tchernobyl et ces animaux qui avaient l'air d'en avoir rien à carrer de la radiation. Peut être qu'elle allait reprendre le dessus et recouvrir le monde de fleurs tellement solides qu'elles se nourriraient d'acides et de souffre. Et qu'elles nous mangeraient aussi, tiens. En attendant, c'était limite un miracle de voir un animal se pavaner. Bref, Manu... On avait fait comme on pouvait, évitant les tempêtes, cherchant des signes de vies... On en avait eu quelques-uns, pas plus chanceux que nous. On finit par voyager aussi, juste tout les deux. Déjà parce qu'on rencontrait pas beaucoup de survivants... Et il fallait redéfinir "survivants", d'ailleurs. Ce monde avait changé, il était devenu malade. Y vivre brisaient les corps, les pourrissaient. Je ne sais plus quand Manu m'avait proposé de rejoindre Manchester -difficile d'avoir une estimation du temps-, mais il s'était soudainement rappelé de cette histoire de bourse que j'avais refusé. Il m'avait traité de taré. Cela dit, il n'avait pas tort ; il y avait peut-être un intérêt à aller là-bas. Cet endroit était caché sous un dôme, un petit bijou de technologie. Et peut-être un véritable bunker géant ! Notre choix était fait. On avait dévalisé tout ce qu'on pouvait pour apporter des ravitaillements à peu près acceptables et on s'était barré. Je regardai mes mains encore une fois, sans trop les voir. Je fixai plutôt le sol. J'avais pas envie de répondre, j'avais envie de l'envoyer chier... Mais j'étais plus moi-même, là.

-Avec un ami. Il n'est plus là.

Le médecin m'observa un instant, avant de hocher la tête et de noter quelque chose. C'était peut-être leur "musique d'ascenseur", pour nous faire attendre ? Cela dit, je pouvais comprendre. Le dôme s'était soulevé sur un monde pourri, avec des gens qui ressemblaient parfois plus à des gens avec. Et qui voulaient rentrer parce que la ville ressemblait à une terre promise. C'était un peu ce qu'on s'était dit avec Manu, en beaucoup moins idéalisé. On avait tout fait pour y aller, parce qu'on n'avait nulle part où aller et qu'on avait besoin d'un but. C'était injuste que j'ai survécu et que lui ai fini emporté par la maladie. Que ce soit moi sur la liste d'attente pour savoir si je pouvais vivre dans cet endroit. Je n'étais pas con, je savais que tout le monde n'allait pas pouvoir ! Et entre les souffrants, ceux qui bavent du sang ou qui sont déformés par des ulcères, il fallait faire le tri. Je le savais déjà, très peu allait pouvoir rentrer. Et j'étais pas sûr de pouvoir en faire partie, même si j'étais... Chanceux, physiquement. J'avais encore figure humaine. Malgré ma fatigue, j'étais bien. Mes poumons marchaient, mon cœur battait comme à son habitude, je pissais pas du sang... Pourtant, je prenais un risque. Parce qu'ils avaient pris mon sang, qu'ils faisaient des analyses et il était fort probable que j'ai quelque chose... Et je ne parlais pas d'un risque de tumeur ou de cancer, le "classique" ! C'était plutôt comme un monstrueux secret. Un type en blouse blanche arriva et ils se mirent à parler à voix basse. Je sentis un brin d'appréhension quand les yeux se tournèrent vers moi, la question qui fâchait sur leur langue.

-Vous êtes sûr de ne pas avoir de... Séquelles ? Des problèmes respiratoires, des migraines chroniques, n'importe quoi.

J'ai comme un tic à l’œil. Ah, serait-ce enfin ma nature qui se réveillait, cette envie de les envoyer chier ? Des séquelles ? J'en avais pleins des séquelles ! Eux, ils avaient mené une petite vie tranquille ici. Nous, dehors, on savait plus ce que c'était, vivre. Mon corps allait bien et c'était déjà un miracle. Dans ma tête, j'étais mort et je suis pas sûr qu'on puisse ressusciter. Mais non, j'ai rien. A part des toux parce que l'air était pourri et ici presque trop pure. Des migraines par le manque de sommeil et la sensation d'être toujours alerte, toujours méfiant. Mais ma soudaine envie d'agressivité venait surtout de ce que je cachais et que je ne pouvais pas divulguer. C'était... Beaucoup trop.

-J'ai déjà tout dis.

Mensonge, mais comment je pouvais être sincère ? Dire que j'étais un monstre, ça n'allait pas faire jolie dans le dossier, et quitte à tenter d'avoir une petite chance, autant garder ça pour moi. Je n'en aurais pas si je disais que je pouvais me transformer en bête sauvage, en un monstre. J'étais toujours conscient dans cet état, sauf... La première fois que je m'étais transformé. Et je détestais ce souvenir. J'avais... Été en danger. Tout le monde n'est pas gentil dans l'apocalypse et parfois le désespoir est tellement grand, la faim si tortueuse qu'on en vient au pire. J'étais une proie comme une autre, pour les trois tarés qui m'étaient tombés dessus. Même si je pouvais frapper fort, je souffrais moi aussi des privations. Je m'étais retrouvé à terre, tabassé et quand la douleur était partout, que je m'étais recroquevillé sur moi-même pour me protéger comme je pouvais, ça s'était pas arrêté. Il y avait eu un couteau -ou bien une pierre je ne sais pas- et j'avais eu encore plus mal. Puis j'avais craqué. Je n'avais jamais été quelqu'un d'excessivement brutal, violent. Je ne ressentais pas de plaisir à frapper quelqu'un, même s'il le méritait. Mais là, c'était comme si on avait éteins les lumières pour n'en garder qu'une, pour qu'on ne soit plus troublé par tout un tas d'autres choses. C'était comme nettoyer un programme de ses données en trop pour ne lui laisser plus qu'une commande. Survie. Le fait que j'allais me faire tuer, qu'on m'avait fait saigner et qu'on continuait, je sais pas... J'avais changé, définitivement et quand j'avais repris mes esprits, les mecs étaient en charpie, et j'étais littéralement plus moi-même. Gros, animal, lourd... Effrayé de la situation que je ne comprenais pas. J'avais tué. C'était simple de tuer. Il suffisait de prendre de la distance. Éventuellement, des jours après, j'avais réussi à... Retrouver apparence humaine et bon Dieu que ça avait fait un mal de chien ! Mais au moins, j'étais à nouveau "moi", mon secret dans la chair. J'avais eu d'autres occasions pour me changer et il était apparu que j'étais un peu moins... Incommodé par la vie en milieu hostile. Ce changement en moi, ce truc que j'avais, c'était peut-être ça qui m'avait permis d'arriver jusqu'ici. Car j'étais différent, modifié, adapté. Ou peut être que j'avais toujours été comme ça... Ça ne voulait pas dire que je l'acceptais. Alors non, je ne pouvais rien dire.

-Nous allons continuer le suivi, si vous voulez bien nous suivre...

Je suivi. Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu une telle introspection. Que je n'avais pas pris le temps de repenser à tout ça. Au final, j'avais réussi, pas vrai ? j'étais vivant, j'avais atteint Manchester... Est-ce que je devais être fier ou heureux ? Je ne ressentais rien. Un psy me dirait certainement que c'était normal, que j'avais vécu trop de choses, que j'étais encore sous le choc, que cela allait venir, etc... Et bien, ça ferait un choc de deux ans maintenant et je crois surtout que j'attendais plus grand chose de la vie. Je m'allongeais, n'écoutant rien, les laissant traficoter ce qu'il voulait alors que j'étais à l'intérieur d'une sorte de scanner. Ouais, ça me paraissait logique... Sauf qu'aux dernières nouvelles, j'étais pas censé m'endormir. La vie dehors était épuisante, mais ce genre de fatigue... Je baissais les yeux sur mon bras, là où la vague sensation d'une piqûre se faisait sentir. Quand est-ce qu'il l'avait fait ?

-Qu'est-ce que vous avez foutu ?
-C'est normal, on vous fait passer un scanner pour les radiations, tout va bien se passer.

On n'endormait pas les gens pour ça ! Je jurais en hongrois, tentait de me relever, mais mon corps était lourd... Je savais que j'allais sombrer dans l'inconscience, mais mon cœur refusait de faire moins de bruit dans mes tempes ; est-ce qu'ils avaient découverts mon secret, quelque chose de pas net chez moi ? Qu'est-ce qu'ils allaient faire sur moi ? Et je fermais les yeux, incontrôlable, avalé par le sommeil artificiel...

Les deux scientifiques sont au-dessus, observant leur "patient" endormi et les analyses que leur dévoilait la machine. L'un deux hoche la tête, l'air presque concerné.

-Il est en bonne santé pour quelqu'un qui a dû être exposé aux radiations sur une si longue période.
-Ca ne veut pas dire qu'il ne déclenchera pas des symptômes plus tard. Mais le gène CChM a visiblement eu un grand rôle sur sa survie. Sans, il serait peut-être mort depuis longtemps.

L'interlocuteur fredonne tranquillement. Il sait que les survivants aussi viable sont rares. Très rares. Et il ne s'attendait pas à trouver le gène chez ce garçon. Le projet qui avait échappé de tout contrôle, considéré comme un échec, mais éparpillant ses quelques graines dans le monde, transmis de génération en génération. De ce qu'il savait, Biohazard avait tenté d'attirer les héritiers à Manchester pour mieux les surveiller et étudier. Cependant, le cas présent était... Différent.

-D'après le Protocol, on devrait lui donner la permission de rester. Mais peut-t-on être sûr qu'il ne sera pas un risque ? Un porteur du gène qui a subi les radiations... Le CChM a du muter.
-Les Cauchemars sont un risque, pour cela qu'on a cherché à les attirer ici. Pour étudier. Et muté ou non, c'est un cauchemar. Un autre genre.

Le scientifique n'est pas vraiment convaincu, mais la curiosité est trop forte. Et l'étude est toujours d'actualité, comme le dit son collègue. Il accepte ; la science avant la raison. Mais quelque chose l'intrigue, le rend curieux comme un enfant.

-On a pu isoler le gène animal utilisé ?
-Oui. Panda roux.

Il ne peut se l'empêcher, mais un sourire né derrière le masque. Il doit remplir la fiche, maintenant, et s'assurer que le patient puisse être surveillé. Avec la nouvelle loi, ce sera facile.


Ces enfoirés... Je n'avais pas demandé ça, jamais ! Me pucer, comme un chien, sans me demander mon avis... A mon réveil, quand on m'avait dit que j'avais été admis, et que j'avais de la chance, je n'avais pas été capable de me rendre compte de la réalité. J'aurais du être content, heureux. Puis on m'avait expliqué tout un tas de choses, conseillé de me mettre au parfum concernant les... Mœurs de la ville et de ses lois, qui pouvaient sembler strict, mais évidemment, tout ça dans le but d'aider les gens. Et pour que je puisse vivre officiellement, on m'avait placé deux puces. Une qui allait faire office de carte d'identité et bancaire -entre autre-, et l'autre de "sécurité". J'avais été furieux ; en quoi ils s'étaient permis de le faire sans rien me dire au préalable ? Mais ils avaient réponse à tout. J'aurais forcément dis oui, pour ne pas retourner dehors, pas vrai ? Oui, sûrement. Mais je faisais une grosse différence entre accepter un contrat qu'on m'aurait laissé lire, avec une signature forcée. Rien que pour le principe, la sensation même fausse d'avoir le choix. J'avais rien eu... Cependant, j'étais enfin en ville. Avec un appartement, la possibilité d'avoir un lit, des objets, un travail, un repas qui ne risquait pas de me tuer... Je pouvais retrouver une vie. Me remettre, faire ma propre "rééducation"... Et elle fut longue. Je mis du temps avant de me reconstruire et, si l'on devait être sincère, c'était toujours le cas. Je m'étais recomposé une personnalité, retrouvé mon caractère d'antan pour paraître plus sociable, plus adapté. Et pourtant, j'étais instable, volatile, inconstant. Les boulots s'enchaînaient sans jamais s'éterniser. Le problème, c'est que j'avais besoin d'argent pour payer l'appartement, la nourriture... Et sortir. J'avais besoin de le faire, où j'allais devenir fou. Coincé dans une sorte de dépression, je ne pouvais pas constamment rester en ville.

J'avais déniché des... Passages. Sortir légalement était difficile et mieux valait sortir "autrement". Et fallait payer. A ce problème, j'avais trouvé une solution. Mon estime de soi avait pris chère ces dernières années et ma dignité, ma considération pour mon propre corps s'était faite plus souple. Ou inexistante. Me vendre occasionnellement, même si ça rendait la paye moins conséquente me permettait de m'aider financièrement. Devenir à "plein temps" m'aurait rendu plus confortable à ce sujet, mais l'idée d'être plus enchaîné à ce gang que j'avais découvert en traînant là où on ne devrait pas, en tendant l'oreille sur les rumeurs, ne m'enchantait pas des masses. Ma situation était déjà pas stable et je prenais beaucoup de risques... Cela dit, encore maintenant, je tentais d'arranger ce petit problème en piratant la puce de sécurité. Ça faisait longtemps que je n'avais plus hacké quelque chose et ce morceau de métal refermait un véritable labyrinthe de code, où il n'y avait qu'un seul chemin sur des kilomètres virtuels ! Franchement, c'était peut-être l'occupation la plus "stable" et calme que j'avais. Puis, me sentir enfermé et avoir des envies de révoltes, ça ne voulait pas dire "être vivant" ?
Murphy
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